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Saint-Benoît : Fanm Foular avec Solah et Eat my Butterfly au Bisik Maloya sans frontières

  • Publié le 30 novembre 2025 à 12:02
  • Actualisé le 30 novembre 2025 à 12:05
Le Bisik

Ce vendredi 28 novembre, "le Bisik s’est paré de mille couleurs et d’histoire tissées dans les étoffes. Entre défilé, poésie et musique, la salle s’est transformée en un véritable carrefour des cultures, où le foulard est devenu symbole, mémoire et célébration, le Bisik célèbre l’identité et la créativité féminine" écrivent les organisateurs dans le communiqué que nous publions ci-dessous (Photos : Iris Mardémoutou)

- Le foulard en majesté -

Les pas lents, maîtrisés et les visages rayonnants d’assurance, des femmes venues célébrer leur héritage se sont prêtées au jeu du défilé. Les foulards se transforment : parure, couronne, châle, voile, symbole identitaire ou promesse de liberté, toutes les cultures se mêlent. Le foulard devient un drapeau intime, un hommage aux mères, aux grand-mères, aux sœurs et aux combattantes silencieuses.
Un tonnerre d'applaudissements marque la fin du défilé, la soirée ne fait pourtant que commencer.

On se laisse alors emporter, bousculer même par la poésie, les mots d’Aurélie Subijus, Zéola, Alexandrine Araye et Bertrand Robert qui ont offert des textes vibrants entre récits intimes et vérités.

Autour, les stands de boutiques éphémères rayonnent comme un marché du monde : foulards colorés de MC Créations Africaines et de Sowayi, pièces uniques de Sab, créations d’Ori and Me et stand de henné de Mehn Design. On se laisse surprendre, et l’on tente d'emporter un bout de magie chez soi.

- Le Maloya qui traverse les océans -

Le Maloya Imaginaire s’installe : les voix de Solah, les sœurs Bernadette et Patricia Philippe, s’élèvent comme un appel ancestral, soutenues par l’univers électronique d’Eat My Butterfly, un cocktail aérien où le traditionnel rencontre l’expérimental.

Leur musique fusionne les continents, les croyances et les rythmes : un souffle d’Afrique, un parfum malgache, une pulsation créole, une brise indienne.

Sur scène Sarah Martin enveloppe la salle de ses percussions et Ulrich fait vibrer guitare et basse avec une intensité saisissante.

On ne sait plus si l’on danse ou si l’on prie. Tout semble possible, tout semble permis !

Elles revisitent ensemble leur répertoire avec une nouvelle dimension , Maloryan, Kom, Ti Kouli… une passerelle entre tradition et modernité.
Rejoints en fin de set par Philippe Baraka, Harry Perigon et Paul Legras, le groupe s’assemble dans un complicité explosive pour un final maloya dofé !

La fête continue et le Bisik alors piste de danse, enflammée par le talentueux et prometteur Alejandro alias DJ Pickleed pour un dernier tourbillon. On danse pour célébrer, pour remercier, pour libérer.

C’était la dernière de 2025 au Bisik, mais on se retrouve, pas trop loin de chez nous, du 5 au 7 décembre à la Salle Gramoun Lélé pour le Festival An Kaskad : concerts, spectacles, animations jeux et découvertes dans le village du festival sur le parvis du conservatoire. Les concerts et animations en extérieur sont gratuits !

Côté musique, nous aurons l'honneur d’accueillir quelques pépites : Mickaël Pouvin (billeterie : bisik.re/akm6), Kent1, Kafmaron ! Un feu d’artifice pour un bouquet final de fin d’année.

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1 Commentaires
Nou veut pi de  Selly
Nou veut pi de Selly
13 heures

Beau spectacle.
Bravo