La Fédération des radios associatives (FAR) tenait ce jeudi 19 février 2009 une conférence de presse. "La crise économique touche tous les secteurs de la vie économique de La Réunion, indique Bertrand Grondin. Les radios associatives contribuent par leurs missions à maintenir la cohésion sociale et culturelle de l'ßle."
A ce titre, les responsables de radios ont souhaitĂ© s'exprimer sur "les actions prĂ©vues, le secteur radiophonique associatif Ă La RĂ©union et les problĂšmes rencontrĂ©s." Les reprĂ©sentants de la FAR ont prĂ©cisĂ© que dans ce contexte de crise Ă©conomique, il Ă©tait possible aux acteurs Ă©conomiques de diffuser leurs informations ou participer Ă des dĂ©bats au cours d'Ă©missions communes Ă plusieurs radios adhĂ©rentes au rĂ©seau. La fĂ©dĂ©ration regroupe en effet 22 des 30 radios associatives rĂ©unionnaises parmi lesquelles RIL, Plus FM, Radio Vie, Arc-en-ciel, Pikan, pour n'en citer que quelques-unes.En plus de promouvoir "ce qu'elles sont capables de faire", d'aprĂšs le prĂ©sident Bernard Colomb, les radios ont profitĂ© de cette occasion pour dĂ©noncer "l'insuffisance de la reconnaissance envers les radios associatives Ă La RĂ©union". "LĂ oĂč dans d'autres rĂ©gions, on subventionne les radios associatives, ici avec la RĂ©gion c'est nada. Le DĂ©partement, pour ses campagnes de communication comme la lutte contre le chikungunya, prĂ©fĂšre passer par les radios commerciales." MalgrĂ© le rĂŽle de "maintien de la cohĂ©sion sociale et culturelle Ă La RĂ©union" qu'elles revendiquent, les radios de la FAR ne reprĂ©sentent que 7% de parts d'audience et n'ont pas de dĂ©marcheurs commerciaux. Elles auraient donc du mal Ă rivaliser avec leurs concurrentes commerciales.
Par ailleurs, face à l'avenir numérique, elles ne savent pas comment financer l'investissement matériel nécessaire, regrette également Bernard Colomb.
