"Les RĂ©unionnais ne sont pas seuls, la solidaritĂ© nationale pour la lutte contre le chikungunya va encore s'accentuer" a affirmĂ© ce mardi 31 janvier 2006 Ă Saint-Pierre, Xavier Bertrand, ministre de la santĂ© et des solidaritĂ©s. Il a de nouveau insistĂ© sur la nĂ©cessitĂ© de tout mettre en ?uvre pour qu'une telle situation ne se renouvelle pas. Il a Ă©galement reconnu "nous devons encore progresser sur la voie de la coopĂ©ration (entre les diffĂ©rents partenaires de la santĂ© publique - ndlr) pour ĂȘtre plus efficace"
Notant d'emblĂ©e "nul n'est en mesure de dire aujourd'hui si le gros de l'Ă©pidĂ©mie est derriĂšre nous ou pas", Xavier Bertrand a annoncĂ© que "dĂšs cette semaine, une rĂ©union aura lieu Ă Paris entre les diffĂ©rents ministres concernĂ©s. Il s'agira de dĂ©finir une stratĂ©gie de lutte globale contre le virus. S'il est dĂ©terminĂ© qu'il faut plus davantage de moyens humains et matĂ©riels, ils seront dĂ©gagĂ©s". D'ores et dĂ©jĂ des crĂ©dits vont ĂȘtre dĂ©bloquĂ©s pour permettre le recrutement local d'aides-soignants soignants. D'autres Ă©quipes de mĂ©decins urgentistes et d'infirmiers en provenance de mĂ©tropole vont venir relayer les Ă©quipes arrivĂ©es lundi en mĂȘme temps que le ministre de la santĂ©. Ces urgentistes et infirmiers vont renforcer le personnel hospitalier des diffĂ©rents Ă©tablissements de l'Ăźle."Mieux comprendre la maladie"
Dans une confĂ©rence de presse tenue quelques instants avant de s'envoler pour Mayotte oĂč des cas de chikungunya ont Ă©tĂ© signalĂ©s, Xavier Bertrand s'est une nouvelle fois engagĂ© Ă mettre en place un dispositif de veille Ă©pidĂ©miologique. "Nous ne devons pas nous laisser prendre de vitesse par la maladie et nous devons ĂȘtre prĂȘts Ă faire face Ă toute nouvelle apparition de virus" a notĂ© Xavier Bertrand.
Disant qu'il y avait au niveau de l'Ătat et des professionnels de santĂ© "une volontĂ© de mieux connaĂźtre la maladie et ses effets secondaires ainsi que de mieux la comprendre", le ministre a annoncĂ© la mise en place d'un protocole de soins. Il s'est aussi dĂ©clarĂ© en faveur d'une progression locale de la recherche clinique. Il a aussi rappelĂ© qu'il avait saisi l'OMS (organisation mondiale de la santĂ©) afin que soit dĂ©veloppĂ©e la recherche sur le virus du chikungunya.
Manque de coordination
RĂ©pondant aux questions sur la prise en compte tardive par les pouvoirs publics de l'ampleur de l'Ă©pidĂ©mie, le ministre a dĂ©clarĂ© "il est certain qu'il aurait fallu davantage de coordination entre l'Ătat, les collectivitĂ©s et les mĂ©decins libĂ©raux. Il faut ĂȘtre plous efficace au niveau de la coordination. Il y a des choses concrĂštes Ă faire sur ce plan".
Avant cette conférence de presse Xavier Bertrand a visité le service de protection maternelle et infantile (PMI) de l'Antenne Sud du conseil général et le service des urgences de l'hÎpital de Saint-Pierre
