Ce mercredi 1 er juillet 2026, dans l'affaire des 11 plaintes pour agressions sexuelles sur mineurs à l'école Sainte-Marguerite de Saint-Benoît, plusieurs collectifs qui œuvrent pour la protection des droits des enfants annoncent avoir engagé des démarches institutionnelles afin "d'alerter sur les difficultés rencontrées par des enfants victimes et leurs familles dans plusieurs procédures judiciaires à La Réunion". Ces associations affirment que : "deux très jeunes enfants concernés par cette affaire n'auraient ni été entendus en salle Mélanie, ni bénéficié d'une consultation en victimologie" (Photo : Stéphan Laï-Yu/www.imazpress.com)
Le parquet de Saint-Denis a indiqué à Imaz Press ce vendredi 26 juin 2026 avoir ordonné "le classement sans suite" de plaintes pour agressions sexuelles sur mineurs déposées par des parents de l' école primaire privée Sainte-Marguerite (Saint-Benoît). Les procédures avaient été engagés par les plaignants à l'encontre d'un homme employé par l'école en tant que jardinier. L'affaire avait été révélée en novembre 2025
Véronique Denizot, procureure de Saint-Denis, a indiqué par mail à notre rédaction que les parents doivent être accompagnés par l'ARAJUFA (Association réunionnaise de l'aide judiciaire aux familles). "Le défenseur des droits est saisi également," a-t-elle aussi précisé.
Selon nos informations, les parents n'auraient toujours pas été contactés par l'ARAJUFA.
- "Délais d'enquête particulièrement long, manque d'information des familles, modalités de recueil des témoignages des victimes" -
Dans l'affaire de l' école primaire privée Sainte-Marguerite à Saint-Benoît, plusieurs associations se mobilisent ce mercredi 1 er juillet 2026, Le Collectif Stop VIF – Protégeons nos enfants et l'association Écoute-moi, Protège-moi, Aide-moi, Aime-moi (EPAA 974) affirment que : "deux très jeunes enfants concernés par cette affaire n'auraient ni été entendus en salle Mélanie, ni bénéficié d'une consultation en victimologie"
Selon les associations de protection des enfants, sur l'île, les familles et les petites victimes sont confrontés à plusieurs difficultés :
"Au-delà de cette affaire, plusieurs situations accompagnées par EPAA 974 révèlent des préoccupations communes : délais d'enquête particulièrement longs, manque d'information des familles, interrogations sur les modalités de recueil de la parole des enfants, conséquences psychologiques importantes des procédures et difficultés à comprendre les mesures de protection mises en œuvre".
- Faire remonter les dysfonctionnements afin d'améliorer la protection des enfants -
Ces collectifs assurent que ce constat ne vise pas à remettre en cause le classement sans suite annoncé hier par Imaz Press dans cette affaire, mais "à faire remonter une réalité de terrain vécue par de nombreuses familles réunionnaises et à contribuer à l'amélioration de la protection des enfants". Tous interpellent le Garde des Sceaux, le Défenseur des droits et les parlementaires.
C'est la sénatrice Évelyne Corbière qui va remettre personnellement au Garde des Sceaux, un courrier recensant plusieurs affaires accompagnées à La Réunion et les difficultés récurrentes observées sur le terrain.
"Chaque enfant qui révèle des violences accomplit un acte de courage. Les institutions doivent pouvoir entendre cette parole, garantir une réponse adaptée et préserver la confiance des enfants et de leurs familles dans la Justice" assurent les associations.
Parallèlement, l'association EPAA 974 annonce également avoir saisi le Défenseur des droits afin de l'alerter sur ces situations, mais aussi les parlementaires réunionnais membres de la Commission d'enquête sur "les dysfonctionnements obstruant l'accès à une justice adaptée aux besoins des justiciables ultramarins, afin que ces constats puissent contribuer aux travaux engagés au niveau national" indique EPAA 974.
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