Cour d'assises : 30 ans et 20 ans de réclusion requis contre les accusés pour un incendie mortel au Tampon

  • Publié le 3 septembre 2026 à 12:20
  • Actualisé le 3 septembre 2026 à 12:54
tribunal cour d'appel

Ce jeudi 3 septembre 2026, le parquet a requis 30 ans et 20 ans de réclusion à l'encontre d'un homme et d'une femme jugés par les Assises de Saint-Denis pour meurtre. La victime était le compagnon de l'accusée. Son corps calciné avait été retrouvé dans un immeuble du Tampon, situé en face du lycée Roland Garros. Le procès a débuté ce lundi. Le verdict est attendu dans la soirée. Les accusés encourent la réclusion criminelle à perpétuité. (Photo : www.imazpress.com)

À la barre de la Cour d'Assises, le médecin légiste a indiqué qu'"aucune trace de violence, pas de fracture" n'a été décelée sur la victime.

Elle a précisé qu'"aucune particule de suie n’a été retrouvée dans les voies respiratoires d’Assani", la victime. Or, si la victime avait respiré les fumées de l’incendie, des particules auraient dû être présentes.

Cet "élément médico-légal va dans le sens d’un décès intervenu avant, ou au tout début, de l’incendie", rapporte la légiste.

Les analyses toxicologiques ont, elles, révélé une alcoolémie extrêmement élevée : 4,4 grammes d’alcool par litre de sang. À ce niveau, l'alcool "peut entraîner des troubles de la conscience ainsi que des troubles respiratoires", a indiqué le légiste.

- Un homme retrouvé mort dans un appartement du Tampon -

Le vendredi 23 septembre 2022, sa compagne, qui présentait des brûlures et un état de choc, était hospitalisée. Une enquête était ouverte en recherche des causes de la mort et permettait d'identifier formellement la victime.

Le jeudi 6 octobre 2022, Caroline Calbo, alors procureure de la République de Saint-Pierre, avait annoncé le placement en garde à vue d'un homme. Après déferrement, une information judiciaire pour meurtre, tentative de meurtre sur la compagne de la victime et destruction par incendie avait été ouverte.

Les premières investigations avaient déterminé que le feu avait pris sur trois points chauds du logement.

Selon l'enquête, "le soir des faits, une soirée alcoolisée s'était déroulée dans le logement avec deux amis du couple. La vérification de l'alibi de l'un des convives révélant des incohérences, il était placé en garde à vue le 4 octobre. Il ne livrait que peu de souvenirs de cette soirée", précisait le parquet.

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