La Maison Blanche pousse les entreprises américaines à bouder le sommet spatial à Paris

  • Publié le 3 septembre 2026 à 10:19
Le temps est de moins en moins aux sourires entre Emmanuel Macron et Donald Trump . (Photo by Guillaume BAPTISTE / AFP)

La Maison Blanche a poussé des entreprises spatiales américaines, dont le géant d’Elon Musk SpaceX, à ne pas participer au sommet spatial voulu par Emmanuel Macron et organisé à Paris la semaine prochaine, selon le média Politico.

Le site américain rapporte un appel téléphonique entre un service de la Maison Blanche et plusieurs entreprises spatiales, dont SpaceX, au cours duquel "il semblait que l’administration (américaine) décourageait la participation à l’événement", avançant qu’elle "pourrait être perçue comme un soutien tacite aux positions politiques de l’Union européenne".

Politico explique s’appuyer sur trois sources dont elle préserve l’anonymat, deux liées aux entreprises spatiales et une évoluant dans la sphère politique.

Selon ces sources, un responsable de la Maison Blanche a affirmé pendant l’échange téléphonique que "la France ne s’était pas coordonnée avec les Etats-Unis, a accusé le pays de "pratiques anticoncurrentielles" et suggéré que les ateliers n’avaient pas été pensés pour inclure la perspective américaine", écrit Politico.

Interrogée par l’AFP, la Maison Blanche n’a pas fait de commentaire dans l’immédiat.

Le service concerné a lui répondu à Politico que «"l’administration Trump continue de collaborer avec ses alliés et ses partenaires spatiaux", ajoutant attendre à Paris "des discussions productives sur les priorités clés comme les missions spatiales, les programmes d’exploration et la sécurité spatiale".

Co-présidé par la France et l’Allemagne, ce sommet se tiendra à Paris, au Grand Palais, les 9 et 10 septembre. Il entend mettre pour la première fois autour de la table les dirigeants mondiaux pour discuter des défis liés à l’utilisation de l’espace.

Quelque 120 pays y sont invités, "des chefs d’État et de gouvernement, mais aussi des entreprises" expliquait son secrétaire général, le général Philippe Adam, dans un entretien à l’AFP début juillet. "Évidemment, il faut que les Américains soient là", soulignait-il.

AFP

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