Ce jeudi 27 août 2026, l’ex-maire de Saint-Paul, Alain Bénard, devait être rejugé en appel pour provocation publique à la discrimination en raison de l’origine, de l’ethnie, de la nation, de la race ou de la religion. Selon nos confrères, ne s'étant pas présenté, il a été définitivement condamné à 3 mois de prison avec sursis et 3.000 euros d’amende, tel que l'avait condamné en première instance le tribunal correctionnel de Saint-Denis (Photo photo RB imazpress)
C’est un post publié le 15 mars 2025 sur le compte Facebook de ce retraité de l’Éducation nationale, qui a déclenché l’affaire. Nazir Patel, alors à la tête du Conseil régional du culte musulman de La Réunion, signale la publication au parquet, dénonçant des propos visant principalement les musulmans.
Une enquête est menée par la gendarmerie. Après réquisition de l’opérateur Orange, il est confirmé qu’Alain Bénard est l'auteur du post.
Entendu le 9 mai en audition libre, l’ancien édile a reconnu avoir écrit ce texte, admettant un "manque de nuance" et affirmant vouloir distinguer islam et islamisme.
- Jusqu’à "cinq à six publications par jour", visant principalement les musulmans -
Si la publication a rapidement été retirée des réseaux sociaux, selon l’accusation, ces propos ne sont pas isolés. Alain Bénard aurait multiplié les messages similaires, jusqu’à "cinq à six par jour", visant principalement les musulmans.
En première instance, Sébastien Navarro, avocat des parties civiles, déclarait que les publications d’Alain Bénard constituent "un dégueuloir", "le vivre ensemble est un trésor mondial, il faut passer par la justice pour le préserver".
Les robes noires ont rappelé qu’il ne s’agit pas d’un simple citoyen, mais d’un ancien élu et enseignant d’histoire-géographie.
Maître Morgan Pouly, avocat d'Alain Bénard, avait insisté sur le fait que son client avait présenté des excuses dans un post du 14 septembre 2025, précisant que son client "visait les islamistes et non les musulmans".
Finalement, le tribunal avait condamné l'ancien élu à 3 mois de prison avec sursis et 3.000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Saint-Denis.
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