Poursuivi pour une course-poursuite particulièrement dangereuse alors qu’il roulait sans permis, alcoolisé et sous stupéfiants, un trentenaire récidiviste a été condamné ce lundi à deux ans de prison ferme. De nombreux délits routiers lui ont valu plusieurs condamnations par le passé et le tribunal ne lui a trouvé aucune excuse (photo RB/www.imazpress.com)
Le 1er octobre 2025, pour Dylan B., tout bascule lorsqu’il croise une équipe de la BAC au coeur du chef-lieu sans marquer un stop. En quelques secondes, le conducteur appuie sur l'accélérateur et s’engage dans une fuite effrénée. Il se déporte sur la voie de gauche, traverse un rond-point sans freiner, fonce tout droit en obligeant les automobilistes à dégager au dernier moment pour éviter un choc frontal.
Il franchit deux feux rouges, roule en contresens, heurte des ralentisseurs près du parc de la Trinité, manque d’accidents à répétition. En interfiles, il percute des voitures de chaque côté.
Rien ne l’arrête, les policiers sont toujours derrière lui. Au final, ce sont d’autres véhicules, immobilisés à un feu, qui bloquent sa voiture. Les agents s’approchent, mais le conducteur effectue plusieurs marches arrière pour les empêcher d’atteindre les portières. C’est son passager qui tire finalement le frein à main. Terrifié, il portera plainte, affirmant avoir eu « la peur de sa vie ».
- Un conducteur ivre, drogué, sans permis et multirécidiviste -
À l’interpellation, Dylan B. résiste. Les tests révèlent 1,22 g/l d’alcool dans le sang, et une positivité à la cocaïne, au THC et aux amphétamines. Son permis est annulé depuis 2022, suite à une procédure de plaider coupable pour des délits routiers justement.
À la barre, l'homme barbu vêtu de beige reconnait presque tout, sauf les marches arrière et la rébellion. Selon lui, la voiture reculait « toute seule ». Il indique aux magistrats avoir « oublié » que son permis était annulé.
Son casier compte sept condamnations entre 2017 et 2022 : violences, délits routiers, conduite en état alcoolique en 2020, récidive en 2022, circulation sans assurance, peine exécutée sous mandat de dépôt. Les faits se sont aggravés au fil des ans. Hébergé chez sa mère, il est père de deux enfants.
- Accusations de violences policières et défense en tension -
Le parquet évoque une « détermination effroyable » et requiert 30 mois de prison ferme, avec maintien en détention.
En défense, le bâtonnier Me Georges-André Hoarau souligne que les policiers ne se sont pas constitués parties civiles : "Ça ne devait pas être si grave".
Il affirme que son client a reçu plusieurs coups de poing de la part des trois agents : "inadmissible".
Il insiste : Dylan B. n’a pas voulu défier les policiers, mais a paniqué, craignant d'être pris, après avoir bu et consommé des stupéfiants. La voiture n’était pas à lui, pas plus que les stupéfiants retrouvés planqués dans une bouteille. Et il réfute le contresens. L’avocat plaide pour des soins et des déplacements… à vélo.
Après délibération, le tribunal condamne Dylan B. à deux ans de prison ferme et à une interdiction de conduire pendant deux ans à sa sortie. Il est maintenu en détention.
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Éviter qu'il se reproduise.
Oh le pauvre, il a paniqué. Lol. Trop drôle.