Ce jeudi 25 juin, une mère de famille, actuellement enceinte de sept mois, a été condamnée en appel à 5 ans de prison dont 2 avec sursis probatoire durant deux ans avec obligation de travail et de payer les impôts. Elle reste maintenue en détention. En première instance, la femme de 35 ans avait été condamnée à cinq ans d'emprisonnement pour trafic de drogue par le tribunal correctionnel (Photo d'illustration : Richard Bouhet/www.imazpress.com)
La jeune femme de 35 ans se voit aussi confisquer un terrain d'un prix de 70.000 euros. Elle a 10 jours pour se pourvoir en cassation.
Lors du procès en appel, la représentante du parquet général avait requis cinq ans d'emprisonnement, dont deux ans assortis d'un sursis probatoire comportant plusieurs obligations.
De son côté, la défense demandait de prononcer une peine aménageable, sous la forme d'un sursis probatoire ou d'une sanction couvrant la détention déjà effectuée, avec un éventuel placement sous bracelet électronique.
En janvier 2026, le tribunal correctionnel de Saint-Pierre condamnait la femme de 35 ans à cinq ans d'emprisonnement pour trafic de stupéfiants.
- Un trafic de cathinone démantelé à Saint-Louis en mars 2025 -
Les faits remontent à la fin du mois de mars 2025. Les gendarmes de Saint-Louis reçoivent un renseignement anonyme affirmant qu'elle et son compagnon se livrent à un trafic de stupéfiants par le biais d'envoi de colis.
Selon les enquêteurs, le couple et plusieurs complices installés dans l'Hexagone, se rendaient aux Pays-Bas pour s'approvisionner en cathinone, achetée entre 10 et 15 euros le gramme. La marchandise était ensuite conditionnée puis expédiée vers La Réunion par voie postale.
Les investigations ont permis d'identifier près de 70 envois, dont 13 ont été interceptés par les forces de l'ordre, représentant à eux seuls plus de 1,2 kilo de produit. Au total, plus de sept kilos de cathinone auraient transité par ce réseau.
"Ce trafic est d'une ampleur certaine. Il a duré près de trois ans et a généré entre 700.000 et 1,5 million d'euros de bénéfices", souligne l'avocate générale.
- Un train de vie qui interroge les enquêteurs -
La situation financière de la prévenue interroge les enquêteurs. Officiellement, la femme percevait environ 2.400 euros mensuels d'aides sociales, principalement au titre de parent isolé, alors qu'elle ne vivait pas seule.
Outre son compte bancaire principal, la trentenaire disposait d'un compte Nickel, d'un compte Revolut, d'un compte Western Union ainsi que d'un portefeuille de cryptomonnaies. Selon l'enquête, ce dernier servait notamment à régler les achats de cathinone aux Pays-Bas.
Lors de la perquisition menée à son domicile, les forces de l'ordre découvrent également du mobilier et des équipements haut de gamme. Pour le parquet, ce train de vie apparaît difficilement compatible avec les revenus officiellement déclarés par la prévenue.
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