L'association anticorruption demande une enquĂȘte

Affaire Ferrand - Anticor annonce une plainte au parquet de Brest

  • PubliĂ© le 1 juin 2017 Ă  09:46
Richard Ferrand, le 31 mai 2017 à l'Elysée

L'association anticorruption Anticor a adressĂ© mercredi une plainte au parquet de Brest pour demander l'ouverture d'une enquĂȘte sur l'affaire immobiliĂšre qui fragilise le ministre de la CohĂ©sion des territoires Richard Ferrand, a annoncĂ© jeudi son prĂ©sident Ă  l'AFP.


Cette plainte contre X sur le fondement du délit d'abus de confiance vise "Richard Ferrand, mais également les membres du conseil d'administration des Mutuelles de Bretagne (qu'il dirigeait) ainsi que la bénéficiaire de l'opération, à savoir la compagne de M. Ferrand", a détaillé Jean-Christophe Picard, président d'Anticor.
A travers cette initiative, l'association "s'interroge sur l'intĂ©rĂȘt de la convention" passĂ©e entre les Mutuelles de Bretagne et la compagne de M. Ferrand, et "souhaite qu'une enquĂȘte soit diligentĂ©e pour dĂ©terminer les responsabilitĂ©s", a-t-il ajoutĂ©.
Le ministre, un ex-socialiste rallié de la premiÚre heure à Emmanuel Macron, est confronté à une polémique et à des appels à la démission depuis des révélations notamment sur une location immobiliÚre des Mutuelles de Bretagne impliquant sa compagne.
"La question est de savoir si la convention de bail qui liait les Mutuelles de Bretagne Ă  la compagne de M. Ferrand Ă  travers une SCI a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e ou conclue dans l'intĂ©rĂȘt des Mutuelles ou dans l'intĂ©rĂȘt de cette proche en violation des droits des adhĂ©rents qui versent des cotisations, ce qui serait constitutif d'un enrichissement personnel", a expliquĂ© l'avocat de l'association, JĂ©rĂŽme Karsenti.
Pour l'avocat, "il ne peut pas ne pas y avoir d'enquĂȘte". L'association a dĂ©cidĂ© de saisir la justice aprĂšs l'annonce vendredi du parquet de Brest qu'il n'ouvrirait pas d'investigations. Par ailleurs, une source proche du dossier avait fait savoir mercredi dernier que le parquet national financier (PNF) n'Ă©tait pas compĂ©tent "Ă  ce stade" pour ouvrir une enquĂȘte.
Au moment oĂč le gouvernement planche sur une loi sur la moralisation de la vie politique, Richard Ferrand a vigoureusement dĂ©menti toute irrĂ©gularitĂ© et a exclu de dĂ©missionner. "Tout ce que j'ai fait dans ma vie professionnelle est lĂ©gal, public, transparent, validĂ© par un conseil d'administration qui a d'ailleurs exprimĂ© son soutien", a-t-il dĂ©clarĂ© mercredi

Par Edouard GUIHAIRE, Jacques KLOPP - © 2017 AFP

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