Deux hommes ĂągĂ©s de 25 et 63 ans ont Ă©tĂ© interpellĂ©s, portant Ă six le nombre de personnes placĂ©es en garde Ă vue dans l'enquĂȘte sur l'attaque mortelle au couteau dans la basilique de Nice, a-t-on appris dimanche de source judiciaire.
Les deux hommes ont Ă©tĂ© interpellĂ©s samedi en fin d'aprĂšs-midi au domicile d'un individu arrĂȘtĂ© quelques heures plus tĂŽt, vers 15H00, Ă Grasse (Alpes-Maritimes), a prĂ©cisĂ© cette source. Ce dernier, un ressortissant tunisien de 29 ans, est soupçonnĂ© d'avoir cĂŽtoyĂ© l'assaillant, Brahim Issaoui.
Trois autres suspects Ă©taient toujours en garde Ă vue dimanche: un homme de 47 ans, arrĂȘtĂ© jeudi soir aprĂšs avoir Ă©tĂ© vu aux cĂŽtĂ©s de l'agresseur sur des images de vidĂ©osurveillance la veille de l'attaque, et un individu de 35 ans, interpellĂ© vendredi Ă Nice pour avoir Ă©tĂ© en contact avec Brahim Issaoui.
Le cousin du deuxiĂšme suspect, ĂągĂ© de 33 ans, prĂ©sent Ă son domicile au moment d'une perquisition des policiers, a aussi Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©.
Brahim Issaoui, un Tunisien de 21 ans, gravement blessĂ© par balles par une patrouille de la police municipale, n'a pu ĂȘtre entendu par les enquĂȘteurs.
Jeudi, Ă 08H29, il est entrĂ© dans la basilique Notre-Dame-de-l'Assomption, dans le centre-ville, oĂč il a Ă©gorgĂ© une femme de 60 ans, Nadine Devillers, et le sacristain, Vincent LoquĂšs, ĂągĂ© de 55 ans. Une mĂšre de famille brĂ©silienne de 44 ans, Simone Barreto Silva, poignardĂ©e Ă plusieurs reprises, est dĂ©cĂ©dĂ©e dans un restaurant Ă proximitĂ© oĂč elle s'Ă©tait rĂ©fugiĂ©e.
Selon une source proche de l'enquĂȘte, Brahim Issaoui est arrivĂ© Ă Nice mardi et a Ă©tĂ© repĂ©rĂ© par des camĂ©ras de vidĂ©osurveillance Ă proximitĂ© de la basilique la veille des faits.
"Il est encore beaucoup trop tĂŽt pour savoir s'il a bĂ©nĂ©ficiĂ© de complicitĂ©, quelles ont Ă©tĂ© ses motivations pour venir en France et quand cette idĂ©e a germĂ© en lui", avait dit Ă l'AFP samedi une autre source proche du dossier. "La poursuite de l'analyse" des deux tĂ©lĂ©phones retrouvĂ©s dans ses affaires et "l'enquĂȘte cĂŽtĂ© tunisien" seront "dĂ©terminantes", avait ajoutĂ© cette source.
Le chef du gouvernement tunisien Hichem Mechichi a appelĂ© samedi ses ministres de l'IntĂ©rieur et de la Justice Ă coopĂ©rer pleinement avec les autoritĂ©s françaises dans l'enquĂȘte ouverte par le parquet national antiterroriste.
Brahim Issaoui, qui avait des antĂ©cĂ©dents judiciaires de droit commun - violence et drogue -, avait quittĂ© mi-septembre la ville de Sfax, au centre du pays, oĂč il vivait avec sa famille.
Arrivé clandestinement en Europe par l'ßle italienne de Lampedusa le 20 septembre, il aurait débarqué sur le continent, à Bari, dans le sud de l'Italie, le 9 octobre.
AFP

