Le ministre français des Affaires étrangÚres Jean-Marc Ayrault a assisté jeudi matin en signe de solidarité à la session du Parlement britannique réunie au lendemain de l'attentat qui a fait trois morts à Londres.
"Monsieur, nous apprécions votre présence et votre manifestation de solidarité", a déclaré le président de la Chambre des députés John Bercow. Les députés se sont réunis pour un débat ouvert par une minute de silence, aprÚs l'attaque qui s'est déroulée la veille jusque dans la cour du Palais de Westminster.
Le ministre français avait auparavant rencontré les familles de trois lycéens français blessés dans l'attentat.
Il a dĂ©noncĂ© une "attaque contre le coeur de la dĂ©mocratie", dans une dĂ©claration Ă la presse, disant ĂȘtre venu Ă Londres porteur d'un "message trĂšs fort pour dire non Ă ceux qui veulent tuer la dĂ©mocratie".
Il a également parlé au téléphone avec le maire de Londres Sadiq Khan, selon ses services.
Les lycĂ©ens de Concarneau (nord-ouest) qui se trouvaient en voyage scolaire outre-Manche doivent ĂȘtre rapatriĂ©s jeudi, Ă l'exclusion des trois blessĂ©s, a annoncĂ© Ă Paris la secrĂ©taire d'Etat chargĂ©e de l'Aide aux victimes Juliette MĂ©adel.
"On a organisé leur rapatriement par avion. Il interviendra aujourd'hui", a déclaré Mme Méadel à l'AFP.
Selon la secrétaire d'Etat, 92 élÚves faisaient partie du voyage scolaire à Londres, soit 36 qui n'étaient pas sur les lieux et 56 qui ont assisté à l'attaque, dont les trois blessés, actuellement hospitalisés "dans un état sérieux".
"Si tout se passe bien, ils pourraient rentrer en France pour la suite des soins. Il n'y a pas de pronostic vital engagé", a ajouté M. Ayrault à Londres.
Une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte par la justice française au lendemain de l'attentat de Londres, une procĂ©dure classique du fait de la prĂ©sence de trois Français blessĂ©s, selon le parquet de Paris.
Mercredi en dĂ©but d'aprĂšs-midi, un homme barbu et vĂȘtu de noir a lancĂ© sa voiture contre la foule sur un trottoir du pont de Westminster, qui enjambe la Tamise face Ă Big Ben, tuant deux personnes et en blessant plusieurs dizaines.
L'homme, nĂ© au Royaume-Uni et connu des services de sĂ©curitĂ© selon la PremiĂšre ministre Theresa May, a ensuite poignardĂ© Ă mort un policier dans la cour du Parlement, symbole de la dĂ©mocratie britannique, avant d'ĂȘtre abattu par la police.
Par Ella IDE - © 2017 AFP


