Une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte en France

Attentat de Londres : les lycĂ©ens de Concarneau reprennent les cours

  • PubliĂ© le 23 mars 2017 Ă  12:51
Une voiture de police devant le lycĂ©e Saint-Joseph oĂč les Ă©lĂšves reprennent les cours le 23 mars 2017 Ă  Concarneau

Les Ă©lĂšves, choquĂ©s, ont repris jeudi le chemin du lycĂ©e Saint-Joseph de Concarneau (FinistĂšre) au lendemain de l'attentat de Londres qui a fait trois morts et de nombreux blessĂ©s, dont trois lycĂ©ens de cet Ă©tablissement en voyage scolaire, a constatĂ© une journaliste de l'AFP. Une enquĂȘte a Ă©tĂ© ouverte en France


"C'est vraiment horrible", a assuré Chloé, une élÚve de terminale littéraire qui a repris les cours jeudi à 08H00.
"J'ai pas les mots pour dire ce que je ressens", a-t-elle ajouté. "J'ai eu une fille au téléphone qui était là-bas. Elle était en pleurs et vraiment choquée. Ils sont choqués. Vraiment tous choqués. Moi aussi je suis choquée. J'ai eu la peur de ma vie".
"Il y avait des amis dans le groupe, donc on a eu hyper peur", témoigne Victoire, élÚve de PremiÚre S. "On a hùte qu'ils rentrent. On les a eus au téléphone et ils nous ont dit qu'ils avaient hùte de rentrer".I
Mercredi, quelques heures aprÚs l'attentat, un responsable de la préfecture a annoncé que parmi les blessés figuraient trois élÚves du lycée breton, dont deux ont été gravement touchés, avec des fractures lourdes. Mais, a-t-il rassuré, leur pronostic vital n'est pas engagé.
Ces trois élÚves, qui ont été hospitalisés, faisaient partie d'un groupe de 92 ou 93 jeunes en voyage scolaire à Londres.


"J'ai été choqué comme tout le monde et triste en apprenant la nouvelle", a confié Kylian, 16 ans. "Je me dis que ce qui s'est passé peut arriver à tout le monde", a-t-il ajouté.
La mÚre de Morgane, une jeune fille participant à ce voyage scolaire, s'est elle aussi déplacée jeudi matin au lycée, pour "venir chercher des renseignements".
Sa fille "était sur le pont. Elle a tout vu, elle a vu ses amis blessés, elle a vu le terroriste sortir de la voiture", raconte cette maman.
"C'est pour ça qu'elle est restĂ©e Ă  l'hĂŽtel Mariott et elle devait ĂȘtre interrogĂ©e ce (jeudi) matin par les enquĂȘteurs mais c'est tout ce que je sais", ajoute-t-elle, les larmes aux yeux, assurant ne pas avoir dormi de la nuit.
La piste du "terrorisme islamiste" était privilégiée au lendemain de l'attaque ayant fait quatre morts devant le Parlement britannique à Londres, survenue un an jour pour jour aprÚs les meurtriers attentats de Bruxelles.
Sept personnes ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©es jeudi matin en lien avec l'attentat.

Par Alain JEAN-ROBERT - © 2017 AFP

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