Budget 2027 : le gouvernement va retirer son projet de faire payer l’inscription en BTS ou classes prépa

  • Publié le 2 octobre 2026 à 09:03
  • Actualisé le 2 octobre 2026 à 09:04
Le ministre de l'Education nationale, Edouard Geffray, arrive au lycée Arago à Paris le 25 août 2026 pour tenir une conférence de presse en vue de la rentrée scolaire 2026-2027

L’annonce suffira-t-elle à calmer le mouvement de contestation des étudiants et lycéens ? Le ministre de l’Éducation Édouard Geffray a annoncé ce jeudi soir que le gouvernement renonçait finalement à faire payer des frais d’inscription en classes préparatoires aux grandes écoles et en BTS aux étudiants non boursiers, mesure inscrite dans le projet de budget 2027 présenté le matin même.

"Le gouvernement prendra l’initiative de la retirer" (…) "après des discussions avec les syndicats et le Premier ministre", a indiqué le ministre, invité du journal de 20 heures sur France 2.

Dans son budget 2027, le gouvernement prévoyait de faire payer 178 euros de droits annuels en BTS et 270 euros pour ceux en classes préparatoires aux grandes écoles pour les étudiants non boursiers. La "gratuité" actuelle de ces formations "constitue une singularité au sein de l’enseignement supérieur", avait justifié l’exécutif pour introduire ces sommes qu’il qualifie de "modiques".

- "Provocation" -

En plein mouvement de blocus des lycées et de certains établissements de l’enseignement supérieur, cette annonce avait créé un véritable tollé à gauche.

"Alors que nos lycées sont en feu au sens propre comme figuré malheureusement, le budget contient une provocation supplémentaire. J’ai envie de demander : est-ce que Monsieur Lecornu est un pyromane ?", avait déclaré sur franceinfo la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet.

"Le gouvernement provoque la jeunesse étudiante", avait abondé sur X le leader insoumis Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle. Monsieur Lecornu "choisit le moment de la mobilisation des jeunes des lycées et des universités pour aggraver l’injustice sociale dans les études".

De son côté, le gouvernement avait évoqué un principe d’équité. "La gratuité actuelle s’applique simultanément, sans considération des ressources des étudiants, alors que le régime des droits d’inscription à l’université tient compte de la situation de chacun", fait-il valoir.

Ce jeudi, 900 actions de mobilisation des lycéens ont été recensées partout en France, pour demander plus de moyens et des meilleures conditions d’apprentissage. Ces mobilisations sont marquées par de nombreux débordements. Près de 2000 interpellations ont eu lieu aujourd’hui.

AFP

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