[Photos-Vidéos] Grogne lycéenne : 28 personnes ont été interpellées dont 26 mineurs, cinq policiers et un gendarme blessés

  • Publié le 2 octobre 2026 à 16:00
  • Actualisé le 6 octobre 2026 à 12:23
Lycée François de Mahy - St Pierre

Parti d’Île-de-France, le mouvement de mobilisation et de blocage des lycées s'est étendu à La Réunion. Ce vendredi 2 octobre 2026, de nombreux lycéens se sont mobilisés devant leurs établissements aux quatre coins de l'île. À Saint-Pierre et au Tampon, des tensions ont eu lieu entre les manifestants et les forces de l'ordre. Plusieurs manifestants ont été interpellés et des policiers ont été blessés. Selon le rectorat de La Réunion, 17 lycées sont touchés par des mouvements. À la base de cette colère, le manque de professeurs, des établissements jugés insalubres, et la dégradation des conditions d’apprentissage. Une "colère légitime" pour les syndicats de La Réunion. Dans l'île, un Conseil académique de la vie lycéenne va être organisé. La préfecture annonce le bilan de cette journée : 28 personnes ont été interpellées dont 26 mineurs, cinq policiers et un gendarme ont été blessés. Suivez-nous, nous sommes en direct (Photos : Stephan Laï-Yu et Richard Bouhet/www.imazpress.com)

  • C'est la fin de ce live. Merci de nous avoir suivi, à bientôt sur Imaz Press.

  • 28 personnes ont été interpellées dont 26 mineurs, cinq policiers et un gendarme ont été blessés

    Dans un communiqué, les services de la préfecture annoncent que dans les communes de Saint-Denis, Saint-Pierre, Saint-Joseph, Saint-Paul, Le Tampon, Sainte-Marie, et Sainte-Suzanne, 28 personnes ont été interpellées dont 26 mineurs et deux majeurs en raison de plusieurs infractions : jets de projectiles, incendies de mobilier urbain, dégradation de véhicules et de bus.

    La préfecture dénonce : "Des faits particulièrement graves ont été relevés dont le lancement de cocktail molotov, la présence de bidons d’essence et l’utilisation de mortiers d’artifice vers les forces de l’ordre. À Saint-Pierre, le mouvement aux abords du lycée François de Mahy a pris une toute autre ampleur avec la présence d’individus extérieurs à l’établissement et au mouvement lycéen, donnant lieu à des incidents qui dépassent le cadre de la mobilisation initiale et pour lesquels la police nationale est intervenue.

    Au cours de ces manifestations, cinq policiers et un gendarme ont été blessés.

    "Le préfet de La Réunion condamne ces violences et apporte tout son soutien aux forces de l’ordre engagées sur le terrain qui ont agi avec responsabilité et discernement dans le cadre du droit" peut-on lire dans ce communiqué.

  • "Aucun lycée n'a été bloqué" affirme le Rectorat

    Ce vendredi 2 octobre 2026, des mineurs ont été mis en garde à vue, selon la procureure de la République, Véronique Denizot. Des investigations sont en cours pour déterminer si des liens existent avec la mobilisation lycéenne. Des investigations sont en cours, pour une "vérification du lien avec la mobilisation lycéenne". 

    Lors de cette journée 17 lycées étaient sous haute surveillance : "On est passé de 2 établissements du sud hier à quelque chose de plus étendu. Le contexte national impacte aussi ce type de mouvement, on est très vigilants" explique Yacin Karim, inspecteur d’académie-directeur académique adjoint des services de l’éducation nationale.

    Globalement, l'académie note que : "Les choses se sont régulées vite, aucun lycée n'a été bloqué" indique le rectorat qui assure rester vigilant et attentif pour la semaine prochaine."

  • Le Rectorat fait le point sur la journée de mobilisation des lycéens dans l'académie

    Selon le Rectorat, tout au long de cette journée, les élèves ont parlé notamment "des bâtiments (vétusté, chaleur), de l'interdiction des téléphones portables, de l'organisation de l'emploi du temps (sur la semaine et la journée)"

    "Toutes ces revendications sont portées par des représentants d'élèves qui s'expriment très clairement. C'est une première partie du dialogue".

    "Le dialogue continuera avec les représentants des parents d'élèves également, qui seront reçus en début de semaine prochaine" aoute l'académie. "On est à une semaine des vacances scolaires, l'idée est que cette dernière semaine se passe bien et les lycéens en sont conscients. Je voudrais dire simplement que là où les élèves ont le sentiment de ne pas être écoutés, nous, on est dans une démarche d'écoute et de dialogue avec eux, mais aussi d'explication pour qu'ils comprennent la réglementation en vigueur".

  • Le Rectorat fait le point sur la journée de mobilisation des lycéens dans l'académie

    Selon le Rectorat, tout au long de cette journée, les élèves ont parlé notamment "des bâtiments (vétusté, chaleur), de l'interdiction des téléphones portables, de l'organisation de l'emploi du temps (sur la semaine et la journée)"

    "Toutes ces revendications sont portées par des représentants d'élèves qui s'expriment très clairement. C'est une première partie du dialogue".

    "Le dialogue continuera avec les représentants des parents d'élèves également, qui seront reçus en début de semaine prochaine" ajoute l'académie.

    "On est à une semaine des vacances scolaires, l'idée est que cette dernière semaine se passe bien et les lycéens en sont conscients. Je voudrais dire simplement que là où les élèves ont le sentiment de ne pas être écoutés, nous, on est dans une démarche d'écoute et de dialogue avec eux, mais aussi d'explication pour qu'ils comprennent la réglementation en vigueur".

  • Cinq policiers blessés lors de la mobilisation lycéenne

    À Saint-Pierre comme à Saint-Denis, les policiers ont été mobilisés afin de prévenir les incidents et assurer la sécurité aux abords des établissements scolaires. Au total, cinq policiers ont été blessés au cours des interventions menées dans le cadre de ces rassemblements.

  • Gérald Darmanin veut faire "payer les réparations" aux parents en cas de dégâts provoqués par leurs enfants

    Le ministre de la Justice veut engager la responsabilité civile des parents lorsque des mineurs causent des dégâts dans le cadre des blocages de lycées.

    Le garde des Sceaux Gérald Darmanin a demandé aux procureurs d'engager la responsabilité civile des parents en cas de dégâts provoqués par leurs enfants lors du mouvement de blocage des lycées, afin de leur faire "payer les réparations", a-t-il dit ce vendredi 2 octobre sur RTL.

    "C'est pas le mineur qui paye, c'est les parents, aujourd'hui c'est aussi un problème de parents", a résumé le ministre au lendemain de sa réunion avec les procureurs généraux, jugeant cette réponse "bien plus utile que l'enfermement".

  • La FSU écrit au préfet de La Réunion

    Dans un courrier adressé au préfet de La Réunion, la FSU revient sur la colère des lycéens.

    "Les tensions et les incidents rapportés aux abords de plusieurs lycées appellent une réponse urgente, fondée sur la protection des personnes, la prévention des violences et le dialogue."

    La FSU Territoriale 974 rappelle "que les conditions d’étude des élèves et les conditions de travail des personnels sont indissociables". Les difficultés liées aux sous-effectifs, au non-remplacement des enseignants, des agents, à l’entretien des bâtiments, aux sanitaires, à la restauration et aux équipements doivent être examinées et recevoir des réponses concrètes. Les agents territoriaux des lycées contribuent chaque jour à la sécurité, à l’hygiène et au fonctionnement des établissements : leurs alertes doivent être entendues.

    Le syndicat ajoute : "aucune violence contre les lycéens, les personnels ou les forces de l’ordre ne peut être banalisée. Les dégradations et les actes mettant des personnes en danger doivent être prévenus, sans assimiler l’ensemble des jeunes mobilisés aux auteurs de tels actes".

    Il demande au préfet, en lien avec le rectorat, la Région Réunion et les directions des établissements :

    - D’assurer la sécurité aux abords des lycées, en préservant les accès, les cheminements des élèves et des personnels, ainsi que l’intervention des secours

    - De mettre en place une médiation de proximité, avec des interlocuteurs identifiés, afin de permettre l’expression des revendications et de prévenir les affrontements ; 

    - De veiller à la protection particulière des mineurs, au respect de leur dignité et, en cas d’interpellation, aux garanties qui leur sont applicables ;

    - De réunir sans délai une concertation élargie, associant représentants des lycéens, organisations syndicales des personnels, parents d’élèves, directions, rectorat et Région ;

  • Un blocus devant le lycée Saint-Paul IV

    Des lycéens du lycée Saint-Paul IV évoquent un blocage devant leur établissement saint-paulois.

    Des feux d'artifices auraient été lancés vers les forces de l'ordre.

    Des grenades lacrymogènes auraient aussi été envoyées vers certains lycéens.

    Un feu aurait été allumé à proximité de l'établissement scolaire. Les pompiers seraient depuis intervenus pour l'éteindre.

  • Au lycée Roland-Garros du Tampon, la plupart des lycéens a quitté les lieux

    Au lycée Roland-Garros désormais, il y a moins de monde. Une bonne partie des lycéens a quitté les lieux. La tension est nettement retombée.

    Toutefois, le dispositif des gendarmes est toujours en place.

  • De la tension et une interpellation devant le lycée Roland-Garros au Tampon

    Devant le lycée Roland-Garros, la situation semble plutôt tendue. Selon des jeunes manifestants sur place, la mobilisation se passait dans le calme mais il semblerait que d'autres jeunes, en provenance d'autres lycées, soient venus se mêler au rassemblement.

    Depuis, la situation s'est tendue. Un jet de bouteille, ainsi que plusieurs jets de pétard, ont eu lieu en direction des gendarmes.

    Avec l'arrivée des autres lycéens devant Roland-Garros, des ralés-poussés ont eu lieu. Les gendarmes sont intervenus pour tirer des grenades lacrymogènes et disperser les groupes de lycéens. Une interpellation a eu lieu.

    Une barricade enflammée vient d'être installée à proximité du lycée Roland-Garros.

  • Les cours restent maintenus au lycée Leconte de Lisle de Saint-Denis

    Dans un mail envoyé aux parents des élèves du lycée Leconte de Lisle de Saint-Denis, la direction explique qu'entre 9h30 et 11h, un groupe de jeunes a tenté de bloquer l'entrée principale de l'établissement.

    À proximité du lycée, côté est, le feu a rapidement été circonscrit. "Par mesure de précaution, les élèves présents dans le secteur ont été mis en sécurité par leurs professeurs", précise la direction.

    Elle informe que le lycée n'est pas fermé et que les services fonctionnent normalement.

    Les forces de l'ordre restent présentes aux abords de l'établissement afin d'assurer la sécurité desélèves, personnels et de l'ensemble des usagers.

  • Une petite centaine d'élèves est réunie dans le calme devant le lycée Saint-Charles à Saint-Pierre

    Ce vendredi, une petite centaine d'élèves est réunie devant le lycée Saint-Charles dans le plus grand calme.

    La police municipale et la gendarmerie sont sur place et restent vigilants.

  • Les syndicats reçus par le ministre

    Afin de renouer le dialogue, Édouard Geffray doit rencontrer vendredi les syndicats de l'éducation et associations lycéennes, dont l'Union syndicale lycéenne, fer de lance de la mobilisation, et de parents d'élèves, ainsi que les élus du Conseil national de la vie lycéenne.

    Son "objectif", a-t-il précisé sur X : "faire de ces échanges des avancées concrètes au service des élèves, des personnels et de l’École".

    Lire l'article ici.

  • À Saint-Denis, un feu allumé sur le parking entre le lycée Rontaunay et Leconte de Lisle

    Dans le chef-lieu, la mobilisation se poursuit. Ce vendredi matin, c'est également devant les lycées Rontaunay et Leconte de Lisle que les élèves se sont mobilisés.

    Un feu a été allumé sur le parking situé entre les deux établissements.

  • Le mouvement de blocage des lycées devrait se poursuivre ce vendredi dans l'Hexagone

    "Près de 2.000 personnes ont été interpellées jeudi 1er octobre 2026 en France, a annoncé le ministère de l'Intérieur lors de l'acte II de ce mouvement de la jeunesse, qui réclame davantage de moyens pour l'Education nationale" selon l'AFP. 

    Le ministre Laurent Nuñez, qui a réuni jeudi soir les préfets, directeurs de la police et de la gendarmerie et responsables des services de renseignement, a dénoncé "une aggravation de la situation qui n'a plus rien de l'expression légitime de revendications lycéennes mais présente désormais toutes les caractéristiques d'une situation de violences urbaines".

  • La tension retombe à Saint-Pierre

    À Saint-Pierre, la tension retombe progressivement. Le dispositif des forces de l'ordre est toujours en place. Beaucoup de lycéens qui avaient manifesté ce matin se sont éparpillés en petits groupes dans le calme et sans pancartes.

  • À Saint-Pierre, plusieurs manifestants interpellés

    À Saint-Pierre, toujours devant le lycée François de Mahy, au moins 11 jeunes ont été interpellés par les forces de l'ordre. Des manifestants impliqués dans des jets de galets sur les policiers.

    Un policier a été touché par un coup de galet.

  • Echange de galets et de gaz lacrymogène à proximité de la gare routière de Saint-Pierre

    La circulation a été interdite à proximité de la gare routière de Saint-Pierre. Un cordon de police a été installé sur place.

    Plusieurs jets de galets ont pu être constatés.

    En réponse aux manifestations, les forces de l'ordre ont procédé à des jets de grenades lacrymogènes.

    Regardez la vidéo de nos journalistes sur place.

  • Des policiers blessés à Saint-Pierre

    À Saint-Pierre, toujours devant le lycée François de Mahy, des policiers ont été blessés par des jets de projectiles. Sur place, des personnes cagoulées armées de galets, nous vous disions précédemment, rendent la situation particulièrement tendue.

  • Un Conseil académique de la vie lycéenne exceptionnel organisé par le rectorat

    Face à la grogne qui gagne La Réunion, un Conseil académique de vie lycéenne exceptionnelle va être organisé ce vendredi 2 octobre avec des modalités différentes d'habituellement, pour favoriser la participation de tous les lycéens. "Cette réunion de travail sera exclusivement consacrée aux préoccupations et aux revendications exprimées par les lycéens. Elle permettra de mieux identifier les difficultés rencontrées et d’examiner les améliorations pouvant être mises en œuvre", précise le rectorat.

    Afin de faciliter la participation des élus lycéens et de tenir compte de leurs emplois du temps, ce conseil se déroulera en visioconférence, avec deux temps d’échange proposés à 11h et à 13h30. Des lycéens élus au sein des CVL pourront également y prendre part.

    Pour rappel, le conseil de la vie lycéenne est l'instance officielle de dialogue et d'échange entre les élèves et l'équipe éducative au sein d'un lycée. Constitué de lycéens élus, il est consulté sur différentes problématiques relatives à la vie dans l'établissement.

  • 17 établissements visés par la mobilisation lycéenne

    Selon les informations du rectorat de La Réunion, 17 lycées sont touchés par des mouvements d’élèves ce vendredi matin.

    D'après l'académie, aucun d’entre eux n’est bloqué.

    Si le rectorat confirme des tensions dans certains cas, la situation redevient calme dans la majorité des établissements.

  • À Saint-Pierre, des tensions signalées devant le lycée François de Mahy

    À Saint-Pierre, vers la gare routière, la tension est palpable. Selon des signalements, il y aurait eu des craquages de fumigènes et des roches sur la route. Les forces de l'ordre sont actuellement sur place.

    Des jeunes cagoulés armés de galets se trouvent à proximité de l'établissement scolaire.

    Selon nos informations, les policiers ont déjà dû intervenir pour calmer la situation.

    Les forces de l'ordre conseillent d'éviter le secteur et de se tenir informé.

  • Le gouvernement va retirer son projet de faire payer l’inscription en BTS ou classes prépa

    L’annonce suffira-t-elle à calmer le mouvement de contestation des étudiants et lycéens ? Le ministre de l’Éducation Édouard Geffray a annoncé ce jeudi soir que le gouvernement renonçait finalement à faire payer des frais d’inscription en classes préparatoires aux grandes écoles et en BTS aux étudiants non boursiers, mesure inscrite dans le projet de budget 2027 présenté le matin même.

    "Le gouvernement prendra l’initiative de la retirer" (…) "après des discussions avec les syndicats et le Premier ministre", a indiqué le ministre, invité du journal de 20 heures sur France 2.

    Dans son budget 2027, le gouvernement prévoyait de faire payer 178 euros de droits annuels en BTS et 270 euros pour ceux en classes préparatoires aux grandes écoles pour les étudiants non boursiers. La "gratuité" actuelle de ces formations "constitue une singularité au sein de l’enseignement supérieur", avait justifié l’exécutif pour introduire ces sommes qu’il qualifie de "modiques".

  • Les forces de l'ordre déployées au lycée Brassens à Saint-Denis

    Devant le lycée Georges Brassens, les forces de l'ordre sont sur place pour assurer la sécurité de la mobilisation.

  • Les lycéens en colère mobilisés devant le lycée Brassens à Saint-Denis

    Devant le lycée Brassens à Saint-Denis, les élèves aussi se mobilisent ce vendredi 2 octobre 2026. 

  • Une tentative de blocus avortée à Saint-Paul

    À Saint-Paul, une tentative de blocus au lycée Paul Vergès a été avortée. Les élèves désireux d'aller en cours ayant pu entrer par un autre accès.

  • Des tensions signalées à Saint-Pierre

    Devant le lycée François de Mahy, des feux de poubelles ont été allumés par les lycéens mobilisés devant leur établissement. 

    Des tentatives de barricades ont eu lieu au lycée Ambroise Vollard.

  • D'autres mobilisations en cours dans plusieurs lycées

    Selon nos informations, des mobilisations sont en cours devant le lycée Georges Brassens à Saint-Denis, au lycée François de Mahy à Saint-Pierre ou encore au lycée Isnelle Amelin de Sainte-Marie.

    Mais encore devant le lycée des Avirons et le lycée Saint-Charles de Saint-Pierre.

    Les lycéens dénoncent l'absence de temps pour manger à la cantine, des conditions de travail déplorables, mais également, le fait que le téléphone soit interdit dans l'établissement.

  • Blocage des lycées : Matignon condamne des "violences urbaines" et incrimine LFI

    Proviseurs agressés, dégradations, incendies... Le mouvement de blocage des lycées, rejoint par les étudiants, pour demander davantage de moyens, s'est enflammé jeudi dans de nombreuses villes de France, Matignon condamnant des "violences urbaines" et en imputant la responsabilité à La France insoumise.

    Dans de nombreuses villes, des poubelles ont été renversées sur la chaussée, des feux allumés devant ou dans les établissements, des projectiles lancés, des abribus brisés et des mortiers d'artifice et gaz lacrymogènes tirés, ont constaté des journalistes de l'AFP.

    Plusieurs proviseurs ont été agressés ou molestés, comme en Normandie, à Clermont-Ferrand ou dans le Pas-de-Calais.

    À Nantes, la façade d'un lycée a été incendiée.

    A Marseille, des membres de la direction du lycée Victor Hugo ont été agressés et des pompiers pris à partie lors d'une intervention sur un feu devant le lycée Saint-Exupéry. Devant ce même lycée, un journaliste de M6 a été agressé et sa caméra cassée, a indiqué le groupe.

    En tout, 900 actions ont été dénombrées devant des lycées, tous les départements étant désormais concernés, et les forces de l'ordre ont procédé à près de 2.000 interpellations, selon les autorités. Plus de 300 policiers et gendarmes ont été blessés, le ministre Laurent Nuñez condamnant "une violence débridée".

  • La mobilisation lycéenne s'installe devant le lycée Le Verger à Sainte-Marie

    Ce vendredi matin, des centaines de lycéens sont rassemblés devant le lycée Le Verger à Sainte-Marie, répondant à l'appel national à la mobilisation pour de meilleures conditions de travail. 

    Leurs revendications, trop de chaleur dans les classes, des sanctions "pour rien", manque de personnel et salles insalubres. Ils réclament un lycée "plus juste et digne".

    Sur leurs pancartes, on peut y lire : "révolte-toi", "tellement de cours, j'ai plus de temps de récupérer", "on veut vivre, pas survivre" ou encore "désolé du dérangement, nous essayons de survivre".

    Regardez notre vidéo.

  • Une "colère légitime" pour les syndicats de La Réunion

    À La Réunion, les syndicats se disent solidaires du mouvement.

    "Comment ne pas les soutenir, nous qui ne cessons de demander des moyens, nous qui implorons l’État d’arrêter de matraquer les jeunes avec des réformes qui les divisent, souligne Gladys Robert du Saiper Udas.

    "Cette mobilisation doit être entendue. Elle exprime des préoccupations qui rejoignent celles que nous portons depuis longtemps sur les conditions d’éducation et les moyens accordés au service public", abonde Jocelyne Latchimy, co-Secrétaire départementale de la FSU 974. 

    Pour la FSU, "les jeunes doivent pouvoir apprendre dans de bonnes conditions et bénéficier d’un véritable service public d’éducation, avec les personnels nécessaires pour les accompagner."

  • Les lycéens de La Réunion déplorent le manque cruel de moyens

    Les lycéens se mobilisent notamment pour réclamer le remplacement des professeurs absents, une augmentation des moyens, une rénovation des établissements et des conditions d’apprentissage "décentes".

    À la rentrée 2026, 86 postes ont été supprimés dans l'Académie de La Réunion dont 64 postes temps plein supprimés pour le second degré.

    De plus, à l'approche des fortes chaleurs, agents, professeurs et élèves s'estiment à peine écoutés. Ce à quoi le rectorat avait répondu : qu'il "n’y a rien d’inédit dans le fait que sur un territoire tropical, la période de l’été austral connaisse des températures élevées".

    Le Rectorat estimait que professeurs et élèves "sont entendus" par le ministère de l'Éducation car "chaque année, des mesures de prévention des risques liés au soleil et à la chaleur pendant les activités scolaires sont diffusées aux équipes pédagogiques des écoles et établissements scolaires (hydratation régulière, activités réduites en extérieur, ventilation naturelle)".

    Lire aussi - 130 millions d'euros pour "rafraîchir" les écoles : des travaux prévus dans plusieurs établissements de La Réunion

  • Bonjour à tous,

    Merci de nous retrouver en ce vendredi 2 octobre 2026 pour la partie 2 de la mobilisation lycéenne à La Réunion.

    Hier, jeudi 1er octobre, ils étaient plus de 400 à s'être mobilisés devant le lycée Roland-Garros du Tampon pour dénoncer le manque de moyens et l'état de leur établissement.

À propos

"On veut savoir bien écrire", "Où veux-tu aller, je ne sais même pas où j'en suis", "Parcoursup, système corrompu", "La nuit c'est fait pour bosser, pas pour réviser"… Les établissements changent, mais les slogans sont similaires.

Luc Briand, professeur dans un lycée de Saint-Denis, partage cette colère. "L'accumulation de richesses et de pouvoir de nos élites a rendu aveugles les représentants de l'État au sort de notre jeunesse.  Nos enfants veulent se lever le matin pour des activités qui ont du sens dans notre temps : construire ensemble, apprendre pour savoir être et faire de belles choses, pas la guerre ni la compétition pour le salaire et l’emploi."

- Un Conseil académique de la vie lycéenne exceptionnel organisé par le rectorat -

Face à la grogne qui gagne La Réunion, un Conseil académique de vie lycéenne exceptionnelle va être organisé ce vendredi 2 octobre avec des modalités différentes d'habituellement, pour favoriser la participation de tous les lycéens. "Cette réunion de travail sera exclusivement consacrée aux préoccupations et aux revendications exprimées par les lycéens. Elle permettra de mieux identifier les difficultés rencontrées et d’examiner les améliorations pouvant être mises en œuvre", précise le rectorat.

Pour rappel, le conseil de la vie lycéenne est l'instance officielle de dialogue et d'échange entre les élèves et l'équipe éducative au sein d'un lycée. Constitué de lycéens élus, il est consulté sur différentes problématiques relatives à la vie dans l'établissement.

Afin de faciliter la participation des élus lycéens et de tenir compte de leurs emplois du temps, ce conseil se déroulera en visioconférence, avec deux temps d’échange proposés à 11h et à 13h30. Des lycéens élus au sein des CVL pourront également y prendre part.

Lire aussi - [Photos-Vidéos] Grogne lycéenne : des élèves mobilisés à La Réunion, deux interpellations ont eu lieu en marge des rassemblements

- 86 postes d'enseignants supprimés à La Réunion -

Ainsi, la question du manque de moyens de l'Éducation nationale se trouve au centre des débats.

Les syndicats comme l'Union syndicale lycéenne (USL) pointent du doigt un manque drastique de professeurs et de surveillants (AED), estimant que dans un établissement sur deux, il manque 50 % des effectifs d'assistants d'éducation.

Ce à quoi le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray, n'a pas trouvé mieux que de déclarer "un tir de mortier ne recrute pas un professeur". Il n'est pas sans savoir que c'est à lui que revient la charge de recruter des enseignants et non pas de supprimer des postes.

Pour rappel, Monsieur le ministre, à La Réunion, 86 postes ont été supprimés dans l'Académie à la rentrée d'août. Dans le second degré, les suppressions de postes se sont traduites déjà par des classes surchargées, avec parfois plus de 30 élèves par classe en collège.

En janvier, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, avait évoqué une "chute démographique vertigineuse" pour justifier ces suppressions. Selon la Direction des études statistiques du ministère de l'Éducation nationale, les effectifs des élèves ont diminué de 1,7% à la rentrée 2025, avec 106.900 élèves de moins qu'en 2024.

D'ici 2035, écoles, collèges et lycées publics ou privés sous contrat auront perdu près de 25.000 élèves.

- Des bâtis inadaptés aux conditions climatiques locales -

Plusieurs blocus dénoncent également des bâtiments scolaires insalubres ou inadaptés, combinés à des vagues de chaleur étouffantes dans les classes. Un sujet qui ne date pas d'hier à La Réunion et qui avait d'ailleurs déjà fait l'objet de mobilisations devant des collèges.

Beaucoup d'établissements restent insuffisamment adaptés au climat réunionnais : manque d'isolation thermique, absence de brasseurs d'air dans certaines salles, cours bétonnées créant des îlots de chaleur, végétalisation insuffisante, équipements vieillissants, préfabriqués et parfois absence d'espaces de repli lors des épisodes de fortes chaleurs.

Agents, professeurs et élèves s'estiment à peine écoutés. 

Luc Briand est professeur d'anglais au lycée Leconte de Lisle à Saint-Denis. "Il fait 32 degrés dans les salles. C'est épuisant, les élèves sont amorphes, apathiques, on est rincés", confie-t-il. 

Contacté, le Rectorat de La Réunion avait souhaité rappeler à Imaz Press qu"il n’y a rien d’inédit dans le fait que sur un territoire tropical, la période de l’été austral connaisse des températures élevées".

Le Rectorat estimait aussi que professeurs et élèves "sont entendus" par le ministère de l'Éducation car "chaque année, des mesures de prévention des risques liés au soleil et à la chaleur pendant les activités scolaires sont diffusées aux équipes pédagogiques des écoles et établissements scolaires (hydratation régulière, activités réduites en extérieur, ventilation naturelle)".

Lire aussi - Saint-Denis : au collège Juliette Dodu, les élèves mobilisés contre la chaleur dans les salles de classe

Lire aussi - 130 millions d'euros pour "rafraîchir" les écoles : des travaux prévus dans plusieurs établissements de La Réunion

- Une "colère légitime" pour les syndicats de La Réunion -

À La Réunion, les syndicats se disent solidaires du mouvement.

"Comment ne pas les soutenir, nous qui ne cessons de demander des moyens, nous qui implorons l’État d’arrêter de matraquer les jeunes avec des réformes qui les divisent : Parcoursup, lycée avec les options qui démantèlent le groupe classe et les éclatent en groupes, brisant la structure sociale. Et toutes ces heures de cours non remplacées, tous ces nouveaux programmes qui s’enchaînent et creusent encore plus les écarts entre ceux qui peuvent prendre des cours particuliers pour suivre le nouveau programme de maths, et ceux qui vont échouer faute de moyens. Leur colère est légitime, nous ne pouvons que les soutenir…", souligne Gladys Robert du Saiper Udas.

"Cette mobilisation doit être entendue. Elle exprime des préoccupations qui rejoignent celles que nous portons depuis longtemps sur les conditions d’éducation et les moyens accordés au service public", abonde Jocelyne Latchimy, co-Secrétaire départementale de la FSU 974. 

"Pour la FSU, les jeunes doivent pouvoir apprendre dans de bonnes conditions et bénéficier d’un véritable service public d’éducation, avec les personnels nécessaires pour les accompagner."

"De meilleures conditions de travail, des locaux adaptés entre autres. Ce sont bien des sujets sur lesquels nous tirons la sonnette d'alarme régulièrement", rappelle Éric Dijoux de l'Unsa.

"Nous avons cependant une ligne rouge à ne pas franchir, celle de la violence. Les lycéens doivent être écoutés, ce sont les usagers. Cette écoute doit se faire dans le respect de chacun", précise-t-il.

Une solidarité partagée dans le 1er degré. "Oui nous sommes solidaires d’autant que dans le premier degré, le bâti scolaire, le manque de remplaçants, les classes surchargées sont des points régulièrement abordés dans nos revendications", souligne Béchir Ben Hamouda, co-secrétaire départemental du syndicat la FSU-SNUipp.

Le SNES soutient également les revendications légitimes de la jeunesse. "Il faut les entendre et leur permettre de s'exprimer", déclare Pierre Fourny. Il ajoute cependant : "a violence policière ne peut être une réponse. Aucune violence n'est acceptable qu'elle soit institutionnelle ou autre"

- Les Universités se joignent à la grève -

Dans l’enseignement supérieur, les organisations contestent également ce qu’elles présentent comme une sélection sociale, notamment à travers Parcoursup et MonMaster.

Elles dénoncent par ailleurs certaines mesures concernant les étudiants étrangers et les restrictions budgétaires dans les universités.

Dans l'Hexagone, plusieurs Universités ont été bloquées ce jeudi 1er octobre. À La Réunion pour l'heure, aucun appel au blocage des campus universitaires n'a été lancé.

L'appel lancé par l'Union syndicale lycéenne prévoit la poursuite de la mobilisation et une manifestation nationale de la jeunesse mardi 6 octobre 2026.

Lire aussi : Saint-Leu : au lycée de Stella, les élèves se mobilisent pour de meilleures conditions de travail

ma.m/www.imzpress.com/[email protected]

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26 Commentaires
Nina
Nina
1 semaine

Les lycées sont beaux à La Réunion, beaucoup de matériel !
Par contre le mot ́ effort’ est inconnu de la quasi totalité des élèves.

Missouk
Missouk
1 semaine

Faudrait ouvrir vos yeux et aller voir de près certains lycées. Ma pauvre dame, si vous n'avez que ce type d'argument...

Okipe à ou
Okipe à ou
1 semaine

Si les lycées sont beaux à la Réunion, ce n'est pas le cas de votre commentaire.

Marre des Vira
Marre des Vira
1 semaine

Stop violence

Lokok
Lokok
1 semaine

Quelle grossièreté sur certaines pancartes! Le niveau est bas.

Phoénix974
Phoénix974
1 semaine

"...Les lycéens de La Réunion déplorent le manque cruel de moyens" Sérieux? On voit ô combien le corps enseignants ne tirent pas les ficelles derrière ces grognes. C'est plus facile et rentable économiquement (pas de coupure de salaire) de bourrer le crâne aux élèves pour les envoyer au front.

A phenix974
A phenix974
1 semaine

Lamentable votre remarqué phenix974. Pauvre type.

achtung
achtung
1 semaine

C'est votre crâne qui est bourré.

Missouk
Missouk
1 semaine

Pauvre type ! Quand je lis votre orthographe je comprends mieux pourquoi vous n'aimez pas les profs ! On écrit "le corps enseignant" et "tire". Ben oui !

ZembroKaf
ZembroKaf
1 semaine

Ce matin st pierre casabona (gare routière) à 7h40 ... craquage de fumigènes et les merveilleux et gentils lycéens entrent dans la cour du gymnase "prendre" les grosses poubelles jaune en toute impunité devant les agents qui laissent faire en rigolant!!!

Nom
Nom
1 semaine

comment débuter son weekend, voir avancer les vacances 1 semaine plus tôt...
dans l'ancien temps les conditions étaient moins bonnes qu'à présent et pourtant on faisait avec sans se plaindre, la nouvelle génération veut avoir tout un confort qui n'a pas lieu d'être.

Achtung
Achtung
1 semaine

Encore un pour qui le "progrès" est un gros mot. Les vieux comme ca sont gonflant avec leurs clichés et leur méconnaissance de la réalité.

MARIMAR
MARIMAR
1 semaine

Un peu de respect pour les anciens, c'est tout à fait vrai que nous devions faire le maximum avec le minimum requis à l'époque et le niveau était très certainement supérieur à celui des lycéens du vingt et unième.
L'interdiction du téléphone est très certainement un des facteurs de la grogne de ces pauvres petits chéris !
Les objectifs ne sont plus les mêmes que dans les années 70/80.
Pour ma part j'ai toujours interdit à mes enfants mineurs de se joindre à quelque manifestation que ce soit.
Les étudiants sont libres de manifester, pacifiquement, si leurs parents sont d'accord mais sans dégrader les biens publics et sans insulter qui que ce soit.
Pour la petite histoire, j'ai travaillé avec des jeunes du lycée de St Joseph et seulement ceux qui n'avaient pas leurs portables en longueur de journée s'en sont sortis.
Et pour finir les lycéens relèvent de la responsabilité de la Région, cela pose question.
On pourrait en débattre une journée entière si ce n'est plus.
Nota : la gauche, la droite etc. c'est le même zafair !

Lou
Lou
1 semaine

Ce sont aux parents des casseurs de payer les réparations,je n’ai pas envie que mes impôts servent à payer leur laxisme et les débilités de leur marmaille

Joe
Joe
1 semaine

Si jamais il arrive une chose grave à un lycéen, il y a un certain parti qui a incité à la violence pourra dire aurevoir à ses prétentions présidentielles et ce sera bien fait.

Missouk
Missouk
1 semaine

Arrêtez d'écouter les fadaises balancées par Retailleau, Attal and coe, secouez la tête pour remettre votre cerveau en place, et réfléchissez un peu!

Jean Rigole
Jean Rigole
1 semaine

ah parce que vous vous réfléchissez beaucoup???? on constate très souvent un parti pris sans aucune réflexion dans vos posts, c'est comment dire....toujours contredire ce qui parait évident, mais voilà......on ne se refait pas nou lé misèr!

Nat
Nat
1 semaine

Ne faites pas attention à ce que cette personne dit comme âneries.
Il reflète bien ,par son manque de respect, le parti qu’il admire.

Missouk
Missouk
1 semaine

La seule réponse apportée par l'Etat ? On envoie les gardes mobiles ! Un avant goût du pouvoir RN

Missouk
Missouk
1 semaine

Je vous suis totalement !

Tijac
Tijac
1 semaine

Heureusement que la métropole a réveillé tout ce petit monde lycéens et syndicats.

Saint André  40 ans dans le fénoir sous les Vira
Saint André 40 ans dans le fénoir sous les Vira
1 semaine

On reste calme et on ne détruit pas comme en métropole

Avis aux milices présidentielles
Avis aux milices présidentielles
1 semaine

On n'éborgne ni ne massacre aucun lycéen, comme cela a été pratiqué en métropole.

Marceau
Marceau
1 semaine

Pourquoi les casseurs se font eborgnes celui qui dit ça devrait être présent dans un peloton de police pour s'en rendre compte,et regarder la réalité.

MARIMAR
MARIMAR
1 semaine

Les jeunes, ils sont au lycée ou chez eux s'ils sont mineurs.
Il y a un petit mot dans le dictionnaire "dialogue "

Na éssayé
Na éssayé
1 semaine

Dialogue dialogue, tout le temps la pour dit, hypocrites !