Ce jeudi 1er octobre 2026, plusieurs appels à la mobilisation ont été lancés devant des lycées de La Réunion. Près de 400 élèves sont rassemblés devant le lycée Roland-Garros au Tampon, d'autres se sont retrouvés devant le lycée Boisjoly Potier, toujours au Tampon. À Saint-Pierre, c'est devant le lycée Ambroise Vollard que le blocus s'installe dans le calme. Un appel qui rejoint les blocus déjà devant plusieurs établissements de l'Hexagone ou la mobilisation lycéenne s'étend. Pour apaiser les tensions, le gouvernement a annoncé le lancement d'une "plateforme de concertation". Les lycéens se mobilisent pour réclamer plus de moyens dans l’Éducation nationale (Photos : Richard Bouhet/www.imazpress.com)
Cela fait plusieurs jours que des appels à la mobilisation lycéenne ont été lancés à La Réunion. Regardez.
"Aujourd'hui c'est un blocus pour essayer de faire changer les choses, que le lycée change. Notre lycée est insalubre. Nous avons des professeurs licenciés, des classes surchargées", dénonce Sébastien Sautron.
"On est tous ensemble. L'État doit comprendre nos problématiques", ajoute une lycéenne. "Des pigeons, des rats en classe", détaille-t-elle. Écoutez.
Sur place également, Coline Lauret, adjointe au maire du Tampon. "Il y a 16 j'étais devant ce même lycée à manifester et aujourd'hui tout a changé mais en bien pire. La présidence de Macron fait du mal aux jeunes." Écoutez.
- Le mouvement lycéen prend de l'ampleur -
Le mouvement lycéen prend de l'ampleur.
Les lycéens se mobilisent notamment pour réclamer le remplacement des professeurs absents, une augmentation des moyens, une rénovation des établissements et des conditions d’apprentissage "décentes".
À la rentrée 2026, 86 postes ont été supprimés dans l'Académie de La Réunion dont 64 postes temps plein supprimés pour le second degré.
De plus, à l'approche des fortes chaleurs, agents, professeurs et élèves s'estiment à peine écoutés. Ce à quoi le rectorat avait répondu : qu'il "n’y a rien d’inédit dans le fait que sur un territoire tropical, la période de l’été austral connaisse des températures élevées".
Le Rectorat estimait que professeurs et élèves "sont entendus" par le ministère de l'Éducation car "chaque année, des mesures de prévention des risques liés au soleil et à la chaleur pendant les activités scolaires sont diffusées équipes pédagogiques des écoles et établissements scolaires (hydratation régulière, activités réduites en extérieur, ventilation naturelle)".
- Plusieurs interpellations dans l'Hexagone -
Selon son décompte, 356 établissements ont été concernés par des perturbations mercredi dans l'Hexagone. Le ministre évoque des prises à partie du personnel et des intrusions dans un lycée de Rennes et un lycée de Lyon.
🇫🇷🏫 La mobilisation des lycéens s'est poursuivie mercredi, émaillée par des violences que le président Macron a condamnées. L'Union syndicale lycéenne appelle à une convergence des luttes avec les étudiants et à un "acte deux" jeudi ⬇️ pic.twitter.com/djZWX8BPUd
— Agence France-Presse (@afpfr) September 30, 2026
Les policiers ont procédé à 625 interpellations et 83 membres des forces de l'ordre ont été blessés. L'IGPN, la "police des polices", a été saisie de trois enquêtes après que des lycéens ont été blessés lors de blocages d'établissements, a indiqué le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, selon qui les forces de l'ordre sont intervenues "avec beaucoup de proportionnalité".
🔴 🏫 Nouvelle journée de mobilisation lycéenne. Au moins dix membres du personnel éducatif et "plusieurs élèves" ont été blessés mardi 29 septembre. Laurent Nuñez a fait état de "440 interpellations" lors des blocus de lycées. #franceinfo pic.twitter.com/1y8HEMpNV1
— franceinfo (@franceinfo) September 29, 2026
"En aucun cas des responsables politiques ne sauraient légitimer une violence", a déclaré Emmanuel Macron.
- Le gouvernement annonce le lancement d'une plateforme de concertation -
Le gouvernement ouvrira lundi une "plateforme de concertation" à laquelle "tous les lycéens pourront contribuer" et organisera un "événement de restitution nationale" pour "apporter des réponses structurées", a annoncé le ministre de l'Éducation nationale.
"Ils pourront faire part de toutes leurs demandes, de leurs inquiétudes, de leurs angoisses, de leurs incompréhensions, de leurs revendications aussi, de manière territorialisée", a-t-il poursuivi.
Il organisera ensuite, à une date non déterminée, "un événement de restitution nationale pour pouvoir apporter des réponses structurées", et promet d'être "transparent sur les demandes" et "sur les réponses".
ma.m/www.imazpress.com/[email protected]

















Lycée RG du Tampon.... bon nombres de manifestations lycéens ont commencé dans la fraicheur des hauts !!!
Good