C’est avec une grande satisfaction que j’accueille la décision rendue par le Tribunal administratif de La Réunion concernant les élections municipales de Saint-André. Cette décision vient reconnaître le bien-fondé de plusieurs arguments que j’ai portés devant la justice. (Photo photo Sly/www.imazpress.com)
Ce jugement revêt pour moi une signification particulière. C’est en effet la deuxième fois que la justice me donne raison dans le cadre de mes requêtes contestant des comptes de campagne lors d’élections municipales à Saint-André. En 2013, j’avais obtenu l’annulation du compte de campagne d’Éric Fruteau pour des faits de même nature : l’utilisation de moyens financés par la commune à des fins de promotion électorale. Treize ans plus tard, l’histoire se répète.
À la lecture du jugement du Tribunal administratif, je constate que plusieurs éléments que j’ai soulevés dans ma requête ont été retenus dans la décision du Tribunal. J’avais notamment réalisé un travail de comparaison entre le contenu des émissions diffusées par Antenne Réunion pendant la période de réserve électorale et celui des magazines de campagne de M. Joé Bédier. Le Tribunal relève lui aussi la similarité entre les thèmes abordés dans certaines de ces émissions et ceux développés dans sa campagne électorale.
J’avais également attiré l’attention de la justice sur l’augmentation du nombre d’émissions diffusées par rapport au marché initial conclu entre Antenne Réunion et la commune de Saint-André, avec notamment quatre émissions supplémentaires qui n’étaient pas prévues dans le contrat initial et qui, à ce jour, n’ont toujours pas été réglées. La justice a finalement considéré que certaines de ces émissions, compte tenu notamment de leur tonalité et de leur contenu, s’apparentaient à de la propagande électorale audiovisuelle.
Leur coût devait dès lors être intégré au compte de campagne de M. Joé Bédier. Cette réintégration conduit à un dépassement du plafond des dépenses électorales suffisamment important pour que le Tribunal décide de rejeter son compte de campagne. Il s’agit d’une victoire judiciaire qui, je l’espère, en annonce d’autres.
Le Tribunal administratif n’a pas prononcé d’ inéligibilité. Cette question reste donc en suspens. Cette décision mérite une analyse juridique approfondie afin de déterminer la stratégie à adopter pour la suite de la procédure.
D’ores et déjà, nous devons nous préparer à nous présenter à nouveau devant la population de Saint-André et à nous rassembler pour tourner la page du mensonge, de l’arrogance et de l’incompétence.
Saint-André est droit devant le précipice financier. Nous devons ensemble, dans le cadre d’une union juste et équilibrée, assurer le redressement de notre ville.
Nou tienbo, nou larg pa pou Saint-André !
Jean-Marie Virapoullé

Descendants zengagés
La fini Gros blanc
Commandèr
40 ans de ruine de la ville.
40 ans de retard