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Cambadélis va proposer au PS une primaire de la gauche de gouvernement

  • PubliĂ© le 17 juin 2016 Ă  22:44
Le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadelis, lors d'une conférence de presse le 2 mai 2016 à Paris

Le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis va proposer au Conseil national du parti, qui se réunit samedi, l'organisation d'une primaire ouverte de la gauche de gouvernement en vue de la présidentielle de 2017, a-t-il annoncé à l'AFP vendredi soir.


"J'ai décidé de soumettre au Conseil national du PS une primaire ouverte à la Belle Alliance populaire (NDLR: PS, PRG et écologistes progouvernement), si la primaire de toute la gauche est impossible", a indiqué M. Cambadélis.
Cette primaire, qui reprendrait donc le format de celle organisée en 2012, pourrait se dérouler "les deux derniers week-ends de janvier 2017, si la primaire de toute la gauche était impossible en décembre", a-t-il précisé.
M. Cambadélis a envoyé à 20H00 un SMS à tous les militants du PS pour les informer de sa décision.
Selon des proches du prĂ©sident François Hollande, celui-ci est prĂȘt Ă  se soumettre Ă  cet exercice, s'il est candidat.
"Le prĂ©sident de la RĂ©publique sortant n'est pas n'importe quel compĂ©titeur. Il a de grandes chances d'ĂȘtre le candidat de la gauche", estime M. CambadĂ©lis dans un entretien vendredi soir Ă  LibĂ©ration publiĂ© sur le site internet du quotidien.
L'aile gauche du parti et des proches du prĂ©sident de la RĂ©publique comme du Premier ministre Manuel Valls poussaient ces derniers jours pour l'organisation d'une primaire, mĂȘme restreinte au PS et Ă  ses plus proches alliĂ©s.
Proposée en janvier par un collectif d'intellectuels et d'écologistes, l'idée d'une primaire de toute la gauche avait en effet fait long feu: aprÚs Jean-Luc Mélenchon, qui avait immédiatement refusé d'y participer, le PCF et EELV l'ont également écartée lors de leurs congrÚs début juin, ne voulant pas devoir soutenir François Hollande si celui-ci l'emportait.
"Faire l'impasse (sur 2017) pour spéculer sur une recomposition politique aprÚs une défaite programmée et parfois, pour certains, organisée est une faute politique devant l'histoire et la gauche. Cessons la fragmentation et engageons un processus de recomposition. La primaire de toute la gauche pouvait le permettre. On nous a claqué la porte au nez, sans autre considération qu'une volonté punitive du PS", déplore M. Cambadélis .
"Ce qui m'afflige, c'est que la gauche soit aujourd'hui dans un combat pour départager la gauche de gouvernement de la gauche de contestation. Ce n'est pas à la hauteur des défis qui nous sont posés", ajoute-t-il.

Par Laurent GESLIN - © 2016 AFP
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