Crainte d'une catastrophe nucléaire

Centrale de Zaporijjia en Ukraine: l'Otan réclame une "inspection" urgente de l'AIEA

  • PubliĂ© le 17 aoĂ»t 2022 Ă  23:07
  • ActualisĂ© le 18 aoĂ»t 2022 Ă  07:32
La centrale nucléaire de Zaporijjia (en arriÚre-plan), dans le sud de l'Ukraine, occupée par les Russes et observée depuis Vyschetarasivka, de l'autre cÎté du Dniepr, le 13 août 2022

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a jugé mercredi "urgent" qu'une "inspection" de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ait lieu à la centrale nucléaire de Zaporijjia en Ukraine, sous contrÎle russe et autour de laquelle frappes et affrontements se multiplient.

La centrale, la plus grande d'Europe, a été prise début mars par les troupes russes au tout début de leur invasion de l'Ukraine.

Depuis le 5 aoĂ»t, Kiev et Moscou s'y accusent mutuellement de bombardements, alors que des frappes ont atterri une fois prĂšs d'un bĂątiment de stockage radioactif, et ont une autre fois provoquĂ© l'arrĂȘt automatique d'un rĂ©acteur.

L'occupation du site par les soldats russes "constitue une grave menace pour sa sécurité et augmente les risques d'accident ou d'incident nucléaire (...) Il est urgent d'autoriser une inspection de l'AIEA et d'obtenir le retrait de toutes les forces russes", a estimé M. Stoltenberg, lors d'une conférence de presse.

Le contrÎle russe de Zaporijjia "met en danger la population de l'Ukraine, des pays voisins, ainsi que la communauté internationale", a-t-il insisté, s'exprimant aprÚs une rencontre avec le président serbe Aleksandar Vucic.

Les frappes qui ont récemment visé la centrale, faisant craindre une catastrophe nucléaire, ont provoqué la semaine derniÚre une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU et le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, a plaidé pour l'envoi d'une mission sur place "dans les meilleurs délais" pour inspecter le site.

La Russie a accusĂ© les services de l'ONU d'avoir empĂȘchĂ© la mission de l'AIEA. L'Ukraine s'y est de son cĂŽtĂ© opposĂ©e en considĂ©rant que cela lĂ©gitimerait l'occupation russe du site aux yeux de la communautĂ© internationale.

AFP

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