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Dakar-2019: le Pérou, marchand de sable pour Loeb et compagnie

  • PubliĂ© le 27 novembre 2018 Ă  14:27
  • ActualisĂ© le 27 novembre 2018 Ă  14:33
Le Français Stéphane Peterhansel au volant de sa Peugeot lors de l'étape San Juan-Cordoba du Dakar-2018, le 19 janvier 2018

Un seul pays mais un plateau complet: avec des noms tels que Loeb, Peterhansel, Sainz, al-Attiyah ou Van Beveren... l'édition 2019 du Dakar (6-17 janvier) a fait le plein cÎté concurrents à défaut d'avoir pu dépasser les frontiÚres sableuses du Pérou. Car la 41e édition du Dakar, dont le parcours a été dévoilé mardi à Paris, aura lieu pour la premiÚre fois de son histoire dans un seul pays. Du fait, entre autres, des politiques d'austérité qui touchent l'Amérique du Sud. Exit donc la Bolivie et l'Argentine (2018), le Paraguay (2017) ou le Chili (2015)... seul le Pérou est resté fidÚle au célÚbre rallye-raid.

"Ce ne sera pas un Dakar au rabais", promet néanmoins le directeur de la course Etienne Lavigne à l'AFP. "C'est une édition hors norme. (...) Cette année, il va falloir affronter des terrains difficiles qui exigent une trÚs bonne préparation physique. La dune, le sable, ce sont des environnements trÚs techniques", explique-t-il.

Au menu pour les 334 véhicules inscrits, dix étapes, 5000 kilomÚtres dont 3000 de spéciales pour un rallye 100% Pérou mais, surtout, 100% sable. "Avec le sable, on plonge au coeur de l'ADN du Dakar. A l'origine, la mythologie du Dakar, c'est le Sahara, ses dunes, ses grands cordons de sable... Là, on est au coeur du sujet", assure Lavigne.

"La gĂ©ographie pĂ©ruvienne, c'est une grande plaine cĂŽtiĂšre coincĂ©e entre le Pacifique et la CordillĂšre. Ca promet dix jours extrĂȘmement exigeants pour tous les concurrents car ce sera plus court, plus dur. Plus exigeant aussi puisqu'il y a moins de temps pour faire la diffĂ©rence."

- "Savoir passer les dunes" -

Pour s'imposer à Lima le 17 janvier, il faudra en effet "savoir passer les dunes" mais aussi repousser une concurrence serrée aprÚs un programme "trÚs technique". La plupart des récents vainqueurs seront en effet de la partie: les Espagnols Carlos Sainz (2010, 2018) et Nani Roma (2014), le Qatari Nasser al-Attiyah (2015), le Sud-Africain Giniel de Villiers (2009) ainsi que les Français Stéphane Peterhansel (13 victoires entre 1991 et 2017, 6 en moto et 7 en auto) et Cyril Despres (2005, 2007, 2010, 2012, 2013 en moto) seront au départ.

Tout comme Sébastien Loeb, nonuple champion du monde des rallyes mais jamais sacré au Dakar. En trois participations remarquées, le Français a comme meilleur résultat sa 2e place de 2017. Il aura à coeur de se racheter aprÚs son abandon dÚs la 5e étape l'an dernier, planté dans le désert péruvien.

A la suite du retrait de Peugeot, il revient en tant que pilote privĂ© et avec le rĂȘve de devenir le premier indĂ©pendant Ă  s'imposer depuis Jean-Louis Schlesser en 2000. "Les grands tĂ©nors de la discipline sont tous lĂ , ceux qui ont fait l'histoire et la rĂ©putation du Dakar... Peterhansel, Despres, Sainz, al-Attiyah, de Villiers... ont tous gagnĂ© au moins une fois. Ils reviennent pour la victoire sur des vĂ©hicules diffĂ©rents. Ce Dakar-2019 sera donc une course de tĂ©nors, de spĂ©cialistes", insiste le patron du Dakar.

"Ils apportent une compĂ©tition encore plus relevĂ©e, encore plus exigeante. Plus il y a de monde, plus c'est fort en termes de compĂ©tition et d'incertitude. Ils ont tous des points forts, des points faibles qu'ils vont devoir gĂ©rer, qu'ils vont devoir apprĂ©hender. Sur dix jours ramassĂ©s comme ça, en terme de kilomĂštres, oĂč il faudra faire rapidement la diffĂ©rence, il y beaucoup de prĂ©tendants lĂ©gitimes Ă  la victoire", se rĂ©jouit-il.

AFP

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