Essone : deux assistantes maternelles seront jugées pour avoir entassé 12 enfants dans une voiture au sous-sol d’une crèche illégale

  • Publié le 23 juillet 2026 à 13:28
  • Actualisé le 23 juillet 2026 à 14:15
Un écusson de la police nationale (illustration) - DENIS CHARLET / AFP

Deux assistantes maternelles seront jugées à la fin du mois de septembre pour avoir entassé une douzaine d’enfants dans une voiture au sous-sol d’une crèche illégale à Yerres (Essonne), a déclaré, mercredi 22 juillet, le parquet d’Evry, confirmant une information du Parisien. Les deux femmes, dont l’une avait un agrément suspendu, ont tenté de contourner un contrôle de la PMI à Yerres, en Essonne. (Photo AFP)

Ces deux femmes, âgées de 41 et 48 ans, ont été renvoyées lundi devant le tribunal correctionnel. Elles avaient été placées en garde à vue à la suite d’un contrôle de police effectué, le 16 juillet, dans une maison transformée en crèche. Jugées en comparution immédiate, elles ont sollicité un délai supplémentaire pour préparer leur défense.

Lors du contrôle policier, les agents ont constaté la présence de cinq enfants dans l’espace de jeux de la maison. Mais en accédant au garage, situé à l’étage du dessous, les policiers ont découvert 12 enfants, dont des nourrissons, entassés dans un véhicule où ils se trouvaient depuis plusieurs dizaines de minutes.

- Un procédé déjà utilisé -

Selon le parquet, les enfants y avaient été placés afin de "les dissimuler à un contrôle des services de la PMI [protection maternelle et infantile]", alors que l’agrément de l’une des assistantes maternelles était suspendu. Cette femme sera jugée pour "accueil moyennant rémunération de mineurs après une décision de suspension d’agrément" et "mise en danger de 12 mineurs", a détaillé le ministère public.

Sa coprévenue, dont l’agrément ne lui permettait de s’occuper que de quatre enfants au maximum, comparaîtra aussi pour l’infraction de mise en danger de mineurs ainsi que pour celle de "détention de marchandises présentées sous une marque contrefaisante".

Selon Le Parisien, qui s’appuie sur le témoignage de l’une des enfants de la crèche, ce n’est pas la première fois que les deux femmes utilisent ce procédé pour contourner les contrôles de la PMI.

Dans l’attente de leur procès, les deux prévenues ont été placées sous contrôle judiciaire avec interdiction d’entrer en contact l’une avec l’autre et d’exercer une activité impliquant un contact habituel avec des mineurs, a précisé le parquet.

AFP

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