Rallye

Dakar: Peterhansel s'embourbe en Bolivie, Sainz nouveau leader

  • PubliĂ© le 14 janvier 2018 Ă  10:02
  • ActualisĂ© le 14 janvier 2018 Ă  10:14
Le pilote Stéphane Peterhansel et son copilote Jean-Paul Cottret (Peugeot), lors de la 7e étape du Dakar, le 13 janvier 2018 entre La Paz et Uyuni, en Bolivie

Et maintenant StĂ©phane Peterhansel! Plein de maĂźtrise jusque-lĂ  quand d'autres favoris vacillaient, le pilote Peugeot a connu samedi un problĂšme mĂ©canique qui a offert Ă  son coĂ©quipier espagnol Carlos Sainz la tĂȘte du classement gĂ©nĂ©ral du Dakar-2018, samedi aprĂšs la 7e Ă©tape en Bolivie.


Le Français rĂ©pĂ©tait la veille que rien n'Ă©tait fait malgrĂ© une avance confortable de 27 min 10, qu'il restait encore deux tiers du kilomĂ©trage Ă  parcourir jusqu'Ă  l'arrivĂ©e le 20 janvier. Avec l'expĂ©rience de ses 29 participations, "Peter" a eu raison de se mĂ©fier. Alors qu'il menait l'Ă©tape du jour, il a heurtĂ© "probablement une pierre" en voulant doubler un quad arrĂȘtĂ© sur la piste. Tout l'arriĂšre de la voiture a Ă©tĂ© arrachĂ©, a-t-il dĂ©crit. "Quand on a constatĂ© les dĂ©gĂąts, on a vu que c'Ă©tait sĂ©rieux."

Cet accident l'a contraint Ă  s'arrĂȘter durant prĂšs de 1h45 au km 186 de la spĂ©ciale entre La Paz et Uyuni, courue sur un terrain boueux arrosĂ© par les pluies saisonniĂšres, Ă  plus de 300 km de l'arrivĂ©e. Ses coĂ©quipiers Cyril Despres et David Castera ont rejoint l'ex-motard et son copilote Jean-Paul Cottret des dizaines de minutes plus tard pour leur porter assistance, et les aider Ă  repartir aprĂšs une longue sĂ©ance de mĂ©canique improvisĂ©e dans l'altiplano bolivien.

La Peugeot 3008 DKR Maxi N.300 a finalement terminĂ© Ă  1 h 47 min 56 sec du premier. Le pilote franc-comtois, ĂągĂ© de 52 ans, se dirigeait tout droit vers son 14e sacre, un record, aprĂšs une premiĂšre semaine rĂ©ussie dans les dunes pĂ©ruviennes, oĂč d'autres favoris, comme les Français SĂ©bastien Loeb (Peugeot) et Despres, l'Espagnol Nani Roma (Mini) ou le Qatarien Nasser Al-Attiyah (Toyota), ont Ă©tĂ© piĂ©gĂ©s.

- Inusable Sainz -

Il lui faudra dĂ©sormais courir, avec 1 h 20 min 46 sec de retard (3e du gĂ©nĂ©ral), derriĂšre Sainz, le nouveau leader, vainqueur samedi pour la deuxiĂšme fois de suite. "Ça s'est gĂątĂ© pour la victoire", a concĂ©dĂ© Peterhansel, visiblement abattu Ă  l'arrivĂ©e. DĂ©sormais, il faudra "ĂȘtre le plus prĂšs possible de Carlos au cas oĂč, car il faut faire gagner Peugeot. Pour moi, c'est un peu cuit, mais Carlos est bien. La pression repose sur un seul homme."

A 55 ans, le "Matador" de Madrid, qui reste sur cinq abandons consĂ©cutifs, semblait le plus en retrait de la "Dream Team" de Peugeot. Mais sa rĂ©gularitĂ©, dans une course qui a dĂ©jĂ  connu plusieurs rebondissements, et sa pointe de vitesse dans les Ă©tapes typĂ©es WRC, oĂč il rappelle qu'il a Ă©tĂ© deux fois champion du monde des rallyes (1990, 1992), font merveille. "Je suis surpris, c'est sĂ»r, a rĂ©agi Sainz. Jusqu'Ă  l'arrivĂ©e, il y a encore beaucoup de spĂ©ciales, certaines sont trĂšs difficiles avec des dunes, du sable... Tout peut arriver encore."

Samedi, il a mis plus de dix minutes aux deux Toyota du Sud-Africain Giniel de Villiers (à 12 min 05 sec) et du Qatarien Nasser Al-Attiyah (à 14 min 19 sec) pour se créer un matelas confortable au général, avec 1 h 11 min 29 sec d'avance sur son dauphin Al-Attiyah. Mais la route est encore longue jusqu'à Cordoba. C'est aussi ce que doit se dire le pilote moto français Adrien van Beveren (Yamaha).

DeuxiÚme du jour derriÚre l'Espagnol Joan Barreda (Honda), le Nordiste a repris les commandes classement général à l'Argentin Kevin Benavides (Honda).
"C'est toujours un bon feeling d'ĂȘtre en tĂȘte du Dakar", a-t-il rĂ©agi Ă  l'arrivĂ©e Ă  Uyuni, Ă  la moitiĂ© de cette Ă©tape marathon oĂč sont interdites les Ă©quipes d'assistance. Mais le costume de leader n'est pas le plus facile Ă  porter...

AFP

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