Macron et les catholiques

Droite et centre entre circonspection et soutien

  • PubliĂ© le 10 avril 2018 Ă  13:40
  • ActualisĂ© le 10 avril 2018 Ă  13:55
Emmanuel Macron (3eG) le 9 avril 2018 Ă  Paris, avec notamment sa femme Brigitte Macron (3eD), l'archevĂȘque de Montpellier Mgr Pierre-Marie CarreĂ© (G) l'archevĂȘque de Marseille et Pdt de la ConfĂ©rence des Ă©vĂȘques de France, Mgr Georges Pontier (2eG)

La droite et le centre oscillaient entre circonspection et soutien mardi aprĂšs le discours d'Emmanuel Macron devant la ConfĂ©rence des Ă©vĂȘques, au cours duquel il a notamment dĂ©clarĂ© vouloir "rĂ©parer" le lien "abĂźmĂ©" entre l'Église et l'État.


"Il faut se méfier avec Emmanuel Macron, il offre à son interlocuteur ce que l'interlocuteur souhaite. C'est encore trop tÎt pour en tirer une définition trÚs stricte de la conception qu'il se fait de la laïcité", a déclaré le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retailleau, sur France Inter.
"J'hĂ©site entre deux analyses. S'il s'agit de marquer l'empreinte chrĂ©tienne de notre civilisation, c'est une Ă©vidence historique et culturelle. S'il s'agit en rĂ©alitĂ© d'une opĂ©ration de reconquĂȘte Ă©lectorale, c'est autre chose. Il faut attendre pour voir", a Ă©galement dĂ©clarĂ© le sĂ©nateur de VendĂ©e, pour qui M. Macron "s'inscrit dans le droit fil" de François Hollande sur la politique familiale.
Pour M. Retailleau, les "réformes sociétales" menées par François Hollande "ont mis au ban de la société", "ont pointé du doigt notamment les catholiques, à travers la Manif pour tous par exemple, avec une brutalité notamment policiÚre qui avait été notée à l'époque. J'imagine que c'était ce qu'il (M. Macron) pointait hier".

Pour sa part, le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde a jugé sur France 2 "assez ridicule le Macron-bashing d'une bonne partie de la gauche". "Ils vont tous au dßner du Crif, ça ne les dérange pas. (...) Personne ne proteste et c?est bien normal quand le président de la République est invité par les musulmans à la rupture du jeûne ou s?il va voir les francs-maçons, ce qui est une autre forme de spiritualité, et donc il est normal que le président dialogue".
"Je ne sais pas si (le lien entre Église et État, NDLR) a besoin d'ĂȘtre rĂ©parĂ©, je pense qu'il a besoin d'ĂȘtre entretenu", a ajoutĂ© M. Lagarde.
Le parti Agir, fondé à l'automne par d'anciens LR pro-Macron, a quant à lui jugé "bienvenu" le discours du président qui va "permettre aux gens de croire en paix" au lieu de "faire la guerre aux religions".
Ce discours "remonte aux sources chrétiennes de notre pays" et "souligne la conscience d'Emmanuel Macron de la dimension intemporelle de sa mission sacrée de président", a jugé Frédéric Lefebvre, délégué national d'Agir.

2018 AFP

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