Macron va s'éloigner de la politique, sans injurier l'avenir

  • PubliĂ© le 24 avril 2026 Ă  15:38
  • ActualisĂ© le 24 avril 2026 Ă  16:39
Emmanuel Macron

(Actualisé) "J'ai pas fait de politique avant et j'en ferai pas aprÚs" : en une petite phrase, Emmanuel Macron a pris acte de sa prochaine sortie du jeu politique, alors que s'amorce la campagne pour la présidentielle, sans exclure pour autant d'y revenir.

La campagne "a dĂ©marrĂ©" avec Jordan Bardella qui expose sa vie privĂ©e dans Paris Match et Gabriel Attal qui se dĂ©voile aussi dans un livre, relĂšve auprĂšs de l'AFP Philippe Moreau-Chevrolet, professeur en communication Ă  Sciences Po. "C’est le bon moment pour le prĂ©sident, qui de toute façon ne va plus contrĂŽler grand-chose, d’annoncer et prĂ©parer son dĂ©part. Il lui faut un rĂ©cit alternatif, en laissant les spĂ©culations courir sur l'aprĂšs".

Emmanuel Macron a lùché sa confidence au détour d'un échange avec des lycéens jeudi à Chypre, confiant aussi au passage que le "plus dur" aprÚs neuf ans de pouvoir, c'était de défendre son bilan tout en sachant acter ce qu'il n'a pas "bien réussi".

Depuis plusieurs semaines déjà, le chef de l'Etat s'attelle à tresser son héritage quand, dans son camp, les prétendants à sa succession cherchent à se démarquer face à son impopularité record.

Il fait aussi le pari qu'une fois hors du champ politique, il retrouvera le lien avec les Français, et la popularité qui va avec, comme Jacques Chirac en son temps.

- Tournant Ă  Davos -

"A un moment, un changement de regard va s’opĂ©rer parce qu’il ne sera plus un personnage politique.

Quelques lignes de force et de cohérence ressortiront", veut croire un de ses proches.

D'ici lĂ , "il faut que les derniers coups de pinceau de la dĂ©cennie qui s'achĂšve permettent de rĂ©vĂ©ler le tout", ajoute-t-il en dĂ©roulant les "fils rouges" du double quinquennat, "l’indĂ©pendance industrielle, europĂ©enne, face aux crises".

A l'international, Emmanuel Macron continue d'imprimer sa marque face à Donald Trump et ses visées sur le Groenland ou sa gestion imprévisible de la guerre contre l'Iran.

S'il vantait encore jusqu'à peu leur relation privilégiée, l'hÎte de l'Elysée ne manque plus désormais une occasion de montrer du doigt son homologue, qui commence à devenir un repoussoir pour ses propres amis en Europe.

"Je ne l'ai pas eu ces derniÚres heures parce que j'ai considéré (..) qu'il n'y avait pas de nécessité", a-t-il lancé sans détour lors d'un déplacement lundi en Pologne.

Emmanuel Macron a "trouvé son vrai rÎle sur la scÚne internationale", estime Philippe Moreau-Chevrolet. Le forum de Davos a "cristallisé tout cela" en janvier, avec "sa défense des démocraties européennes et sa posture gaullienne".

Mais c'est surtout l'image du président arborant des lunettes de soleil à la Tom Cruise, pour des raisons médicales, et martelant "For sure" tout au long de son intervention qui a fait le tour des réseaux.

- #Macron 2032 -

Rien n'est écrit pour la suite. "Ne pas faire de politique, ça ne veut pas dire se retirer complÚtement", relÚve Philippe Moreau-Chevrolet. "Il parlait de politique au sens partisan du terme", renchérit un proche.

D'aucuns le voient dĂ©jĂ  Ă  la tĂȘte du Fonds monĂ©taire international (FMI) ou de la Commission europĂ©enne au vu de ses appĂ©tences sur ces sujets.

"AprÚs 2027, il ira faire une boßte à lui. Et on verra fleurir #Macron 2032", la prochaine présidentielle à laquelle il pourra alors se représenter, estime pour sa part un cadre de son camp.

En attendant, "il ne se dĂ©connecte pas des sujets qui le passionnent, la rĂ©industrialisation du pays, l'intelligence artificielle, l’industrie de la dĂ©fense, l’international. Tout le reste il le laisse au Premier ministre et il ne s’embĂȘte pas", rĂ©sume une ministre.

Il devrait aussi laisser le champ libre au candidat de son camp, à condition que son bilan soit respecté.

"Tout ça veut dire attention, il y a mon héritage et vous allez le porter", ajoute ce membre du gouvernement.

"Il ne faut surtout pas qu’il donne l’impression de vouloir ĂȘtre candidat par procuration, d’avoir le seum", avertit aussi le proche citĂ©. Pas de quoi s'interdire non plus d'exister, notamment face au Rassemblement national, favori dans les sondages.

AFP

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9 Commentaires
97440
97440
2 semaines

Si Vira pouvait faire la meme chose. Quitter la vie politique

HULK
HULK
2 semaines

Vous avez aimĂ© MACRON,vous adorerez Édouard PHILIPPE. Ils ont Ă©liminĂ© MLP,ils vont Ă©liminer BARDELLA. Et tout le monde, gauche en tĂȘte, votera PHILIPPE. Pire que le premier. Mais sans majoritĂ© bien sĂ»r. Le chaos total...

ZembroKaf
ZembroKaf
2 semaines

ah bon ... il retourne chez rotchild !!!

Bertone2
Bertone2
2 semaines

Ok pas de soucis normal il y a 90 milliards a partager de toute facon il doit faire la prison avec tout ce qu il a fait avec les gilets jaune obliger les gens a faire un vaccin

Ded
Ded
2 semaines

ben non, il a sans doute déjà été contacté par de grandes boites internationales auxquelles , à défaut de compétences il pourra communiquer son carnet d'adresses comme beaucoup d'anciens de la politiques , recrutés on se demande parfois pourquoi!

Francis Benveniste
Francis Benveniste
2 semaines

Ça nous fera des vacances. Pourquoi le bougre n'arrĂȘte-t-il pas plus tĂŽt ?

Pierrot 974
Pierrot 974
2 semaines

Si seulement il n'avait jamais fait de politique !...
Quel bilan !
Quels désastres et quel tapis rouge déroulé pour le RN !

Dionysiens
Dionysiens
2 semaines

Peut on dire a gaelle lebon qu'on ne veut pas de l'extrĂȘme droite a st denis.

Comme St Paul mérite mieux que Audrey fontaine.

Non aux marionnettes en politique

Antipode
Antipode
2 semaines

"Dieu soit louĂ©" ;) #EnMĂȘmeTemps, qui pourrait le croire !?