Moins de 24 heures après les révélations de Quotidien

Emploi de ses filles à l'Assemblée: Le Roux démissionne

  • Publié le 21 mars 2017 à 21:12
Le ministre français de l'Intérieur Bruno Le Roux, le 10 décembre 2016 à Paris

Bruno Le Roux a quitté le ministère de l'Intérieur par la petite porte, mardi 21 mars 2017, emporté par la polémique sur l'emploi de ses filles comme assistantes parlementaires, dans le sillage de l'affaire Fillon. Moins de 24 heures après les révélations de l'émission Quotidien, il a donc annoncé sa démission.

 

 

 

 

Tout est allé très vite. Après l'enquête de l'émission de TMC, rendue publique ce lundi 20 mars, les machines médiatique, politique et judiciaire se sont rapidement mises en branle.

Dès mardi après-midi, le parquet national financier a annoncé l'ouverture d'une enquête préliminaire sur les emplois par le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux de ses filles comme collaboratrices parlementaires lorsqu'il était député. M. Le Roux a également été reçu de 14H30 à 15H00 par le président de la République et le Premier ministre, a-t-on indiqué sans donner de précisions sur la teneur de cette rencontre.

24 CDD... dès le lycée

Cité dans l'enquête de Quotidien, le ministre reconnaît l'embauche ponctuelle, en contrat à durée déterminée, de ses filles, "sur des étés, notamment, ou des périodes de vacances scolaires, mais jamais en permanence" alors qu'il était député de Seine-Saint-Denis.

Selon Quotidien, ses filles ont commencé à travailler pour leur père vers l'âge de 15-16 ans et ont cumulé respectivement 14 et 10 CDD entre 2009 et 2016, pour des revenus atteignant au total quelque 55.000 euros.

"Pas d'amalgame" avec l'affaire Fillon, "on parle d'un boulot d'été auprès d'un parlementaire. Et quand il faut faire du classement, quand il faut faire un certain nombre de tâches parlementaires, je trouve que c'est une bonne école de faire ça", a déclaré M. Le Roux aux journalistes de l'émission.

Quotidien affirme cependant que certains CDD effectués comme assistantes parlementaires ont pu se superposer avec des stages en entreprise ou le temps universitaire, à l'été 2013 pour l'une, 20 jours en mai 2015 pour l'autre.

"Chaque contrat faisait l'objet de missions qui ont été honorées, puisque ces missions ont pu être effectuées en horaires renforcés avant et après le stage, et en travail à distance durant le stage (travail de rédaction, mise à jour de fichiers, recherches, etc.) et durant plusieurs jours supplémentaires à l'automne", a répondu le cabinet du ministre, selon des propos rapportés par Quotidien.

 

 

 

ch/www.ipreunion.com avec AFP

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