Depuis 2022, Santé Publique France observe une hausse du nombre annuel de déclarations des cas de paludisme dits d'importation à La Réunion. Dans la période allant du 1er janvier 2024 au 31 mars 2026, 109 cas ont été signalés. En ce qui concerne le début de l'année 2026, c'est déjà un total de 28 cas qui ont été déclarés, alors que la moyenne annuelle est normalement de 20 cas. (Photo d'illustration : www.imazpress.com)
Après une baisse constante depuis l’an 2000, un minimum historiquement bas de cas déclarés à la Réunion a été atteint en 2016 (12 cas). Les années suivantes, et en faisant abstraction des années 2020 et 2021 où la pandémie à Covid-19 a limité drastiquement le nombre de voyages internationaux, le nombre de cas de paludisme d’importation signalés a oscillé autour des cas 20 annuels.
Depuis 2022, on observe une hausse du nombre annuel de déclarations avec 46 cas signalés en 2024 et 35 cas en 2025. Au 1er trimestre 2026, ce sont déjà 28 cas qui ont été déclarés. Sur la période de surveillance couverte par ce bulletin (du 1er janvier 2024 au 31 mars 2026), 109 ont été signalés.

Cette augmentation s’inscrivait dans un contexte général d’augmentation du paludisme dans la zone (Comores, Madagascar). A Mayotte, par exemple, après une absence de cas autochtones depuis juillet 2020, des cas acquis localement ont été rapportés en 2025.
- Le paludisme d’importation est une maladie à signalement obligatoire -
A la Réunion, le paludisme autochtone a été éliminé en 1979. Depuis lors, des cas importés sont recensés chaque année avec une nette diminution depuis 2011 suite aux mesures mises en place dans les pays voisins à travers les programmes nationaux de lutte.
Cependant, le paludisme reste endémique dans plusieurs des pays de la zone Océan Indien avec lesquels les échanges sont nombreux (entre autres l’Union des Comores et Madagascar) et des flambées épidémiques sont fréquentes.
A Mayotte, après une absence de transmission autochtone depuis 2020, des cas autochtones ont à nouveau été signalés en 2025 (5 cas) et en 2026, 5 cas confirmés avec suspicion d’acquisition locale sont en cours d’investigation.
Une transmission autochtone à partir d’un cas importé ne peut être totalement exclue, étant donné la présence d’un moustique-vecteur compétent (Anopheles arabiensis) dans certains secteurs de l’île.
En matière de paludisme à la Réunion, les priorités reposent sur une prévention efficace lors d'un séjour en zone endémique (mesures répulsives ET chimioprophylaxie adaptée) et sur un diagnostic et une prise en charge rapides au retour d'une zone impaludée.
Chaque cas confirmé doit faire l’objet d’un signalement immédiat par le biologiste ou le médecin à la Cellule de Veille, d’Alerte et de Gestion des Signaux sanitaire de l’ARS Réunion
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