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Euro-2016: dernier virage avant les 8e

  • PubliĂ© le 19 juin 2016 Ă  06:24
Le milieu de terrain Paul Pogba et le défenseur albanais Ansi Agolli lors de le rencontre au Vélodrome de Marseille (sud), le 15 juin 2016

Les Bleus, toujours devant ? PremiĂšre Ă  se qualifier pour les 8e de finale, la France cherchera dimanche Ă  conserver la tĂȘte du groupe A contre la Suisse afin d'hĂ©riter ensuite d'un adversaire abordable, dans un Euro-2016 qui cumule les incidents causĂ©s par des supporters en tribunes.


A partir de dimanche et jusqu'à mercredi, les 24 équipes de l'Euro vont disputer leur troisiÚme et dernier match du premier tour, avant qu'on bascule vers les 8e et la phase d'élimination directe.
Pour les Bleus de Dimitri Payet, nouvelle coqueluche des fans français, le choc contre la Suisse Ă  Lille (21h00) aura son importance, mĂȘme si la qualification est dĂ©jĂ  acquise.
Conserver la pole position, garantie avec un nul, permettrait de rencontrer ensuite un 3e de groupe le 25 juin en 8e de finale (les deux premiers de chacun des six groupes ainsi que les quatre meilleurs troisiÚmes sont qualifiés).
Contre les Suisses, le sélectionneur Didier Deschamps devrait préserver N'Golo Kanté et Olivier Giroud, sous le coup d'une suspension en cas de nouvel avertissement, et faire confiance à Yohan Cabaye et André-Pierre Gignac.
Paul Pogba devrait ĂȘtre titulaire et devra maĂźtriser ses nerfs et sa gestuelle aprĂšs la polĂ©mique de ces derniers jours sur son supposĂ© bras d'honneur lors du match prĂ©cĂ©dents.
Les Bleus arrĂȘteront-ils de jouer avec les pulsations cardiaques de leurs supporters ? Payet avait marquĂ© le but victorieux en match d'ouverture Ă  la 89e minute contre la Roumanie (2-1) et Antoine Griezmann avait dĂ©bloquĂ© encore plus tard le match face Ă  l'Albanie (2-0, 1er but Ă  la 90e).
- 'Réussir ou mourir' -
Dans le groupe A des Bleus, tout est ouvert pour les trois autres sélections qui peuvent se qualifier pour les 8e, étape inédite découlant du nouveau format à 24 équipes dans un championnat d'Europe des nations.
En mĂȘme temps que Suisse-France, la Roumanie et l'Albanie se dĂ©fient Ă  Lyon (21h00). Le sĂ©lectionneur de l'Albanie, l'Italien Gianni De Biasi, a dĂ©jĂ  rĂ©vĂ©lĂ© Ă  la presse le discours tranchant qu'il tiendrait Ă  ses joueurs: "RĂ©ussir ou mourir".
Anghel Iordanescu, son homologue roumain, a également mis la pression sur ses troupes: "C'est l'opportunité de leur vie, afin de satisfaire le pays entier et les supporters".
Une pression d'un autre genre pĂšse sur l'UEFA, instance de tutelle du tournoi, qui suit une triste mĂ©canique. Dimanche, une procĂ©dure disciplinaire devrait ĂȘtre ouverte contre la fĂ©dĂ©ration hongroise pour les Ă©chauffourĂ©es provoquĂ©s par certains de ses suppporters dans les tribunes au VĂ©lodrome avant le match contre l'Islande samedi (1-1).
Les turbulents fans hongrois ont également jeté des fumigÚnes au coup de sifflet final sur la pelouse de Marseille.
Les photos ne sont pas une bonne publicité pour le tournoi: on y voit des CRS postés au pied des tribunes, boucliers dressés devant des supporters bodybuildés, avec la mention "hooligan" tatouée sur le ventre.
- Expulsions -
Des procédures identiques ont été lancées samedi contre la Croatie et la Turquie pour des débordements de fans à Saint-Etienne et Nice vendredi. Un jugement sportif est attendu lundi. Dans un cas similaire, la Russie a écopé d'une suspension avec sursis pour des incidents au Vélodrome à la fin du match contre l'Angleterre (1-1) samedi dernier.
Une semaine aprÚs ce traumatisme, vingt supporters russes ont quitté la France samedi aprÚs-midi, expulsés depuis Nice à cause des graves affrontements de Marseille, qui avaient fait 35 blessés, majoritairement anglais.
Parmi eux, le sulfureux président de l'association des supporters russes, l'ultranationaliste Alexandre Chpryguine qui a tweeté: "MÚre Russie, accueille tes fils!". Trois de ses compagnons avaient été condamnés jeudi à de la prison ferme.
Ces derniers jours, les violences des hooligans ont relégué au second plan ce qui était la crainte numéro un avant le début de l'Euro: la menace d'un attentat, encore plus vive depuis ceux qui ont frappé la France en janvier et novembre 2015.
Loin des stades du tournoi, en Belgique, des dizaines de perquisitions nécessitant une "intervention immédiate" ont été menées dans la nuit de vendredi à samedi, dans le cadre d'un dossier de terrorisme. Car des centaines de retransmissions publiques de Belgique-Eire (3-0), qui s'est joué à Bordeaux dimanche aprÚs-midi, ont été organisées dans le royaume.

- © 2016 AFP
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