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Euro-2016: Nul Ăąpre entre l'Allemagne et la Pologne, l'Ukraine grande perdante

  • PubliĂ© le 17 juin 2016 Ă  01:13
Le milieu polonais Grzegorz Krychowiak (g), dispute un ballon Ă  l'attaquant allemand Thomas MĂŒller, lors du match entre leurs deux Ă©quipes au premier tour de l'Euro, au Stade de France Ă  Saint-Denis, le 16 juin 2016

L'Allemagne, championne du monde, n'a pas trouvé la clé face à une robuste Pologne, jeudi au Stade de France, lors du choc du groupe C de l'Euro-2016 (0-0), avec un match intense et disputé, mais assez pauvre en actions nettes.


Avec ce résultat, les deux équipes totalisent quatre points, l'Allemagne ayant une meilleure différence de but, mais aucune des deux n'est qualifiée. Mais la grande perdante du groupe s'appelle l'Ukraine, qui passe à la trappe.
Lors de la derniÚre journée, les champions du monde devront se méfier des Nord-Irlandais, qui ont battu les Ukrainiens un peu plus tÎt (2-0) et qui ont donc trois points, alors que les Polonais rencontreront une Ukraine d'ores et déjà éliminée.
On s'attendait Ă  un match trĂšs Ăąpre entre deux Ă©quipes qui se connaissent bien pour s'ĂȘtre rencontrĂ©es dans la poule qualificative dont elles ont fini aux deux premiĂšres places.
On savait aussi que la Pologne, emmenée par un Robert Lewandowski qui a fait un trÚs gros match, tout comme le milieu de Séville, Grzegorz Krychowiak, ne ferait aucun complexe face à la Mannschaft, qu'elle a battue pour la premiÚre fois de son histoire il y a un an et demi (2-0).
Et elle a effectivement copieusement bousculé une équipe allemande qui peine à retrouver le niveau de son sacre mondial brésilien.
Signe que le sĂ©lectionneur allemand Joachim Löw craignait vraiment cette Ă©quipe polonaise, il avait choisi de titulariser son stoppeur habituel Mats Hummels, gĂȘnĂ© Ă  un mollet depuis plusieurs semaines qui n'avait que trois entraĂźnements dans les jambes.
Le défenseur, récemment recruté par le Bayern, a d'ailleurs trÚs bien tenu sa place, effectuant notamment une trÚs belle intervention dans les pieds d'Arkadiusz Milik qui partait au but (57e).
La charniÚre centrale aura été la grosse satisfaction allemande, ne laissant que trÚs peu d'opportunités aux attaquants polonais, Lewandowski et Milik.
Ce dernier peut toutefois regretter d'avoir raté les deux occasions les plus nettes de son équipe.
La premiÚre, au tout début de la deuxiÚme période, avec un centre fuyant de Kamil Grosicki, qu'il effleurait du nez. Insuffisant pour mettre le ballon au fond (46e).
Il se mettait encore en évidence sur un centre en retrait du Rennais, mais, seul au point de pénalty, il ratait inexplicablement le ballon (69e).
- L'attaque allemande inquiĂšte -
CÎté allemand, l'attaque continue en revanche à inquiéter, à l'image de ces 7 tirs, tous hors-cadre de la premiÚre mi-temps, du jamais vu pour la Mannschaft dans un Euro depuis l'édition 1988, et un match contre l'Italie.
On pourra toujours argumenter que la défense polonaise est l'une des plus imperméable de l'Euro, comme le montre le fait qu'elle ait attendu la 47e minute et une frappe sur le gardien d'un Mario Götze autrement transparent, pour concéder son premier tir cadré de la compétition.
Mais hormis une reprise taclĂ©e et non-cadrĂ©e de Toni Kroos, aprĂšs que Thomas MĂŒller se soit arrachĂ© sur la gauche pour rĂ©cupĂ©rer le ballon et centrer Ă  ras de terre (16e), et une reprise sans contrĂŽle de Mesut Özil (70e), bien dĂ©tournĂ©e au-dessus par Lukasz Fabianski, la production offensive allemande a Ă©tĂ© plutĂŽt faible.
Le manque de vitesse et de précision de ceux considérés il y a peu encore comme des magiciens du contrÎle et de la passe devient vite rédhibitoire face à une défense regroupée, lorsqu'on joue avec un "faux neuf".
L'Allemagne peut s'estimer heureuse de passer sans encombre ce premier gros test face Ă  une Ă©quipe blanche et rouge - toute en rouge jeudi soir - qui pourrait bien ĂȘtre, avec un brin de rĂ©ussite et de rĂ©alisme en plus de la part de ses redoutables attaquants, l'Ă©quipe surprise du tournoi.

Par Céline CORNU - © 2016 AFP
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