Moyen-Orient

Netanyahu reconnait avoir donné son feu vert à l'attaque des bipeurs contre le Hezbollah libanais

  • Publié le 11 novembre 2024 à 10:26
  • Actualisé le 11 novembre 2024 à 10:27
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'exprime lors d'une cérémonie marquant le 1er anniversaire selon le calendrier hébraïque de l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023, au cimetière militaire du mont Herzl à Jérusalem, le 27 octobre 2024

Des soupçons enfin confirmés. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a reconnu pour la première fois dimanche avoir donné son feu vert à l’attaque aux bipeurs contre le Hezbollah libanais en septembre, a indiqué son porte-parole, Omer Dostri.

S’exprimant lors du Conseil des ministres hebdomadaire, Benyamin Netanyahou a dit avoir autorisé cette opération qui n’avait jusque-là pas été revendiquée, a indiqué Omer Dostri, confirmant une information parue dans des médias israéliens.

Des appareils de transmission piégés (bipeurs, talkies-walkies) utilisés par des membres du Hezbollah avaient explosé les 17 et 18 septembre dans la banlieue sud de Beyrouth ainsi que dans le sud et l’est du Liban, des bastions du mouvement islamiste Hezbollah. Ces explosions avaient fait 39 morts et près de 3 000 blessés, selon les autorités libanaises.

- Les yeux rivés sur le Mossad -

Si cette opération spectaculaire portait la marque du Mossad, le puissant service de renseignement extérieur israélien, Tel-Aviv ne l’a jamais ouvertement revendiquée ni commentée.

En soutien au Hamas palestinien dans la bande de Gaza, le Hezbollah a ouvert un front contre Israël le 8 octobre 2023, tirant quotidiennement sur le territoire israélien depuis le sud du Liban.

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Ces hostilités ont dégénéré en guerre ouverte le 23 septembre avec une campagne de frappes intenses israéliennes, principalement contre les fiefs du mouvement libanais. Le 30 septembre, l’armée israélienne a lancé une offensive terrestre au Liban.

Plus de 2 700 personnes ont été tuées au Liban depuis le 23 septembre, en majorité des civils, d’après le ministère libanais de la Santé.

AFP

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