Le traditionnel défilé du 1er-Mai, la journée internationale de lutte pour les droits dans le monde du travail, se déroule ce vendredi au Port. Près de 2.000 personnes, travailleurs, retraités, les jeunes et les privés d’emploi, ont répondu à l'appel à manifesté lancé par l’intersyndicale. Ce défié au Port, berceau des luttes ouvrières, a un goût particulier, alors que la situation mondiale continue de se dégrader et que le gouvernement souhaite remettre en cause cette journée chômée et payée (Photo Richard Bouhet / www.imazpress.com)
"Partout dans le monde, les tensions s’exacerbent, les conflits s’enlisent et les peuples, les travailleurs en paient le prix. Chaque jour des citoyens, des travailleurs meurent sous les bombes. Il y a urgence à agir et que ça cesse !", note Jacky Balmine, secrétaire générale de la CGTR. Regardez
Plusieurs centaines de personnes ont répondu à l'appel de l'intersyndicale à manifester dans les rues du Port. Regardez
- "La voix des travailleurs et des travailleuses doit porter celle de la paix -
"Aucune logique de guerre ne peut constituer une réponse durable aux crises actuelles. Seule la mise en œuvre d’une paix juste et durable, respectueuse des droits des peuples et du droit international, peut garantir un avenir commun", souligne l'intersyndicale.
"La voix des travailleurs et des travailleuses doit porter celle de la paix. Ce conflit va directement augmenter la dette de la France", affirme-t-elle.
"Augmentation de la dette rime avec budget d’austérité. Les budgets de "va-t-en-guerre" mis en place pour 2026 s’attaquent déjà aux conquêtes sociales : la loi plein emploi, la loi de financement de la sécurité sociale, la loi de finances appauvrissent et précarisent tout le monde au détriment des besoins sociaux essentiels."
L’intersyndicale dénonce "avec force la poursuite et l’aggravation des politiques d’austérité et revendique une réorientation immédiate des politiques publiques en faveur de la justice sociale et du progrès économique".
"Le 1er mai 2026 sera une journée de mobilisation et de lutte contre l'aggravation des politiques d'austérité, pour une réorientation des politiques publiques en faveur de la justice sociale pour que chacun puisse vivre dignement", souligne la CGTR.
"C'est le moment de dire à ce gouvernement que sa politique n'est pas bonne" lance un militant de 78 ans, syndicaliste depuis l'âge de 18 ans. Regardez
- 1er-Mai - une journée de revendication -
En 1889, le 1er-Mai devient une journée de revendication et de manifestation en France sous l'impulsion de Jules Guesde à l'occasion du centenaire de la révolution française et de la réunion de l’Internationale ouvrière. Dès 1890, un défilé d'ouvriers est organisé pour demander la journée de travail de huit heures.
L'année suivante, une nouvelle mobilisation des travailleurs prend place dans la ville de Fourmies (Nord). Mais cette fois, la journée tourne au drame avec une fusillade qui provoque la mort d'une dizaine de manifestants.
Quelques années plus tard en 1919, le Parlement votera enfin la réduction du temps de travail à huit heures par jour et cette journée deviendra chômée.
Enfin, sous le régime de Vichy, le 1er-Mai sera férié en tant que "Fête du travail et de la concorde sociale" avant de disparaitre à la libération et d'être réinstauré en 1948 comme jour férié, chômé et payé.
Pour les syndicats, "cette journée fériée doit rester exceptionnelle car elle commémore les luttes pour les droits des travailleuses et travailleurs, depuis les manifestations mortelles, notamment en France avec la fusillade sanglante de travailleurs à Fourmies le 1er mai 1891".
"Remettre en cause le principe de cette journée, c'est remettre en cause plus de 100 ans de lutte sociale."
www.imazpress.com / [email protected]










