Kristina Mladenovic, Caroline Garcia, Alizé Cornet, Pauline Parmentier et Fiona Ferro, c'est un groupe qui gagne donc on ne le change pas, a expliqué lundi le capitaine de l'équipe de France Julien Benneteau à l'annonce des joueuses retenues pour la finale de la Fed Cup en Australie (9-10 novembre).
"Jusqu'à présent, ces cinq joueuses ont répondu présent, m'ont donné d'énormes satisfactions. J'ai confiance en ces cinq-là pour relever cet immense défi" à Perth contre l'Australie emmenée par la N.1 mondiale Ashleigh Barty, a expliqué Benneteau au sujet du groupe qui avait éliminé la Roumanie en demi-finales.
"MĂȘme si j'avais eu un gros pĂ©pin (avec une de ces cinq joueuses), je serais parti Ă quatre" en Australie, a assurĂ© Benneteau en excluant ainsi Diane Parry qui vient de remporter Ă 17 ans les Masters juniors. "Elle progresse, ce sera une trĂšs grande joueuse" et "dans un futur trĂšs proche elle sera une option supplĂ©mentaire" en Fed Cup, mais pour le moment, "c'est un peu tĂŽt" pour elle, a estimĂ© le capitaine français.
L'Australie alignera notamment aux cÎtés de Barty, lauréate cette année à Roland-Garros, l'expérimentée Samantha Stosur (35 ans, 92e mondiale) et Ajla Tomljanovic (51e), d'origine croate naturalisée australienne en 2018 et convoquée pour la premiÚre fois par la capitaine Alicia Molik.
- "RÚgles respectées" -
Benneteau a évacué toute polémique quant à sa sélection: "elle a la nationalité australienne, elle n'a joué pour la Croatie qu'en jeunes. Si elle avait joué la Fed Cup pour la Croatie, j'aurais été choqué, mais là , les rÚgles sont respectées, donc il n'y a pas de débat".
Le capitaine français préfÚre se replacer sur le terrain sportif et considÚre que Tomljanovic représente "une difficulté supplémentaire" pour la France car "elle joue bien".
"Mais je sais qu'on aura les armes pour aller chercher ces trois victoires !" nécessaires à la France pour décrocher sa troisiÚme Fed Cup aprÚs 1997 et 2003.
"Aujourd'hui, il n'y a que Fiona (Ferro) qui n'a pas joué en simple dans cette campagne de Fed Cup. Je leur ai dit, et je vais leur répéter, que j'ai besoin de tout le monde et que chacune doit se préparer à jouer n'importe quand et contre n'importe qui, en simple ou en double", a dit Benneteau, assurant n'avoir pas encore décidé qui il ferait jouer.
En demi-finales, il avait réussi à rétablir une certaine entente entre Garcia et Mladenovic, qui avaient déjà conduit les Bleues en finale en 2016 mais dont la brouille avait plombé l'équipe de France pendant plus de deux ans. Contre la Roumanie, c'est en double qu'elles avaient remporté le point décisif.
Depuis, Garcia (45e mondiale) n'a pas eu les résultats qu'elle pouvait espérer et a laissé Mladenovic (39e), qui joue cette semaine les Masters de double en Chine, redevenir cette semaine la N.1 tricolore.
- Retour triomphal -
"Ses résultats récents sont en-dessous de ce qu'elle espÚre et de son investissement au quotidien", a reconnu Benneteau. Mais la Fed Cup "c'est une compétition différente: il y a un ou deux matchs à jouer, ce n'est pas un enchaßnement de matchs comme en tournoi. On peut aussi cibler une préparation en fonction des adversaires". "Je n'ai donc pas d'inquiétude", a-t-il assuré.
Non seulement le capitaine n'est pas inquiet, mais il est mĂȘme optimiste et croit en un exploit qui aura, selon lui, d'autant plus de retentissement dans l'Hexagone qu'il se produira Ă l'autre bout du monde Ă des horaires peu favorables en France.
"En direct, il n'y aura peut-ĂȘtre pas grand monde (qui regardera), mais ce sera en boucle sur les chaĂźnes d'info, les chaĂźnes sportives, les radios, chaque demi-heure, chaque heure +La France a gagnĂ© la Fed Cup+... donc ça va ĂȘtre fabuleux !", s'est projetĂ© Benneteau qui rĂȘve ainsi d'un retour triomphal en France mardi matin.
AFP


