Election présidentielle

Fillon/Axa: "une sale odeur de trafic d'influence", juge Marine Le Pen

  • PubliĂ© le 10 fĂ©vrier 2017 Ă  02:55
La candidate du Front national Ă  la prĂ©sidentielle, Marine Le Pen, sur le plateau de "L'Émission politique" sur France 2, le 9 fĂ©vrier 2017 Ă  Saint-Cloud

Marine Le Pen a dit jeudi sentir "une sale odeur de trafic d'influence" et de "conflit d'intĂ©rĂȘts" au sujet de la mission de conseil effectuĂ©e par François Fillon auprĂšs de l'assureur Axa, un des clients de sa sociĂ©tĂ© "2F Conseil".

"Il y a derriĂšre tout ça une sale odeur de trafic d'influence peut-ĂȘtre, de conflit d'intĂ©rĂȘts Ă  tout le moins", a fustigĂ© la candidate FN Ă  la prĂ©sidentielle sur le plateau de l?Émission politique sur France 2.

"Que ce soit pour M. Fillon ou que ce soit pour M. Macron", Marine Le Pen s'est insurgĂ©e contre "des hommes politiques qui se servent de leurs responsabilitĂ©s, de leur mandat ou de leurs responsabilitĂ©s ministĂ©rielles pour avantager des petits copains ou alors qui se font remercier peut-ĂȘtre aprĂšs les avoir aidĂ©s".

Pour la candidate frontiste, le fait que François Fillon ait pu travailler pour Axa "pose un vrai problÚme". Elle se demande "si dans son programme, la suppression de la Sécurité sociale qui va évidemment bénéficier aux compagnies d'assurances, ça n'est pas aussi la contrepartie des sommes qui lui ont été versées".

Le Front national est lui-mĂȘme visĂ© par une information judiciaire, pour des assistants parlementaires soupçonnĂ©s d'avoir travaillĂ© uniquement pour le parti alors qu'ils Ă©taient rĂ©munĂ©rĂ©s par le Parlement europĂ©en. Mme Le Pen a commencĂ© Ă  restituer 300.000 euros pour le salaire de deux assistants.

A ce propos, cette derniÚre s'est dite "tout à fait innocente de ces accusations". "Cette situation n'a strictement rien à voir" avec celle de son adversaire François Fillon. Interrogée sur l'emploi passé de son compagnon Louis Aliot en tant qu'assistant parlementaire, Marine Le Pen a rétorqué que M. Aliot "est avocat et docteur en droit".

Selon Mediapart, Mme Le Pen a salarié un temps Louis Aliot, vice-président du parti, en lui versant plus de 5.000 euros brut par mois pour un temps partiel de 19,25 heures par semaine.

Concernant la somme qualifiée par les journalistes d'élevée pour un mi-temps, la candidate à la présidentielle a acquiescé : "C'est beaucoup comme salaire, comme celui de M. Pujadas", co-animateur de l'émission, "ou celui des journalistes de France TV", les Français "doivent considérer que c'est beaucoup". "Les Français font bien la différence entre M. Fillon et moi", a-t-elle affirmé, ajoutant que il n'y avait "pas d'enrichissement personnel" la concernant, et que "nos assistants travaillent".

AFP

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