États-Unis

Fox News et l'entreprise qui la poursuit pour diffamation ont conclu un accord

  • PubliĂ© le 19 avril 2023 Ă  00:28
  • ActualisĂ© le 19 avril 2023 Ă  05:06
Les avocats de Fox News arrivent à la cour supérieure de l'Etat du Delaware, à Wilmington, le 18 avril 2023

La chaĂźne amĂ©ricaine Fox News a trouvĂ© un accord de derniĂšre minute avec l'entreprise de machines de vote Ă©lectronique Dominion Voting Systems, qui lui rĂ©clamait de lourds dommages-intĂ©rĂȘts pour diffamation en marge de l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 2020, a annoncĂ© mardi le juge chargĂ© de l'affaire.

"Les parties ont résolu leur litige", a annoncé le juge Eric Davis aux jurés, au tout début du procÚs devant la cour supérieure de l'Etat du Delaware (est).

Il n'a donnĂ© aucun dĂ©tail, notamment financier, alors que l'entreprise demandait encore mardi matin 1,6 milliard de dollars de dommages-intĂ©rĂȘts Ă  la chaĂźne prĂ©fĂ©rĂ©e des conservateurs amĂ©ricains.

Dominion Voting Systems, dont les machines fonctionnaient dans 28 Etats pendant la présidentielle remportée par Joe Biden en novembre 2020, accusait dans sa plainte Fox News de l'avoir présentée comme un instrument au service des démocrates pour truquer le scrutin, ce qu'affirmaient sans preuve des membres de la garde rapprochée de Donald Trump sur le plateau de la chaßne la plus regardée du cùble américain.

Quels que soient les termes financiers, un accord Ă©vite ainsi Ă  la perle de l'empire mĂ©diatique de Rupert Murdoch de subir "le procĂšs en diffamation du siĂšcle" comme l'a qualifiĂ© le New York Times. Et Ă  Rupert Murdoch, 92 ans, la perspective de devoir peut-ĂȘtre tĂ©moigner Ă  la barre.

Avant mĂȘme les dĂ©bats, la procĂ©dure avait donnĂ© lieu Ă  un dĂ©ballage embarrassant pour Fox News, avec la publication d'Ă©changes de courriels ou de SMS montrant que des vedettes de la chaĂźne, et mĂȘme Rupert Murdoch, ne croyaient guĂšre, en novembre 2020, au scĂ©nario d'une Ă©lection truquĂ©e, pendant que les accusations faisaient florĂšs Ă  l'antenne.

Le procĂšs Ă©tait trĂšs attendu aux Etats-Unis, oĂč il Ă©tait vu comme un test pour les limites de la libertĂ© d'expression, garantie par le premier amendement de la Constitution, tout autant que pour la lutte contre la dĂ©sinformation.

AFP

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