Frappe sur un hôpital à Kaboul : "des centaines de morts et de blessés", confirme une ONG

  • Publié le 18 mars 2026 à 12:26
  • Actualisé le 18 mars 2026 à 14:07
Des pompiers sur le site d'un hôpital pour toxicomanes touché par des frappes aériennes pakistanaises à Kaboul, le 17 mars 2026 en Afghanistan

La frappe pakistanaise qui a touché lundi un hôpital pour toxicomanes à Kaboul a fait des "centaines de morts et de blessés", a confirmé mercredi l'ONG Norwegian Refugee Council (NRC) qui s'est rendue sur les lieux.

"D'après ce que nous avons vu et ce dont nous avons discuté avec les autres (agences) impliquées dans les opérations (de secours), nous pouvons dire qu'il y a des centaines de morts et de blessés", a déclaré à l'AFP le directeur pour l'Afghanistan de cette ONG, Jacopo Caridi.

Les autorités talibanes afghanes ont fait état mardi de 408 morts et 265 blessés dans cette frappe, sans exclure un bilan plus élevé.

L'ONG humanitaire NRC, qui intervient dans plusieurs régions d'Afghanistan, s'est rendue sur le site du centre de traitement pour toxicomanes mardi matin pour "voir la réalité sur place" et si elle pouvait fournir une aide, a précisé M. Caridi en évoquant des scènes "horribles".

"Cette structure, qui était supposée accueillir environ 2.000 patients était très lourdement endommagée, certaines parties étaient complètement détruites. (...) Nous avons vu beaucoup de morceaux de corps disséminés, c'était choquant, la frappe a été si forte que certains corps ont explosé", a poursuivi M. Caridi.

"Certains bâtiments avaient complètement brûlé", a-t-il ajouté.

Des journalistes de l'AFP présents sur place avaient vu au moins 95 corps extraits des décombres.

Certaines victimes pourraient ne pas être identifiées, en raison de l'état de destruction des corps: "En Europe, nous avons des systèmes pour identifier les corps à partir de morceaux, mais je ne sais pas s'il y a ces systèmes ici", a précisé le directeur Afghanistan du NRC.

Il a appelé les parties au conflit entre le Pakistan et l'Afghanistan à "protéger les civils" et à "respecter le droit international", pressant la communauté internationale "à aider à une résolution du conflit par la médiation".

AFP

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