4.000 militaires et policiers déployés

Guerre contre les gangs au Salvador: deux villes partiellement bouclées

  • PubliĂ© le 12 octobre 2023 Ă  09:47
  • ActualisĂ© le 12 octobre 2023 Ă  10:40
Un bataillon militaire déployé à Apopa, le 11 octobre 2023 au Salvador

ArmĂ©s de fusils, casquĂ©s et revĂȘtus de gilets pare-balles, quelque 4.000 militaires et policiers ont partiellement encerclĂ© mercredi deux villes proches de la capitale avec pour objectif de capturer des membres des gangs criminels contre lesquels le prĂ©sident Nayib Bukele est en "guerre".

"Depuis tÎt ce matin, 3.500 soldats et 500 policiers ont mis en place trois périmÚtres" de sécurité dans les villes de Apopa et Soyapango, a indiqué M. Bukele sur les réseaux sociaux.

Des militaires gardent les points d'accÚs aux quartiers bouclés, tandis que la police va de maison en maison, réalisant des contrÎles d'identité.

Les deux principaux gangs du pays, Mara Salvatrucha et Barrio 18, opÚrent dans les deux villes. Dans les quartiers, tout le monde connaßt leurs membres, généralement identifiés par des tatouages.

Le prĂ©sident Bukele a indiquĂ© que l'opĂ©ration, similaire Ă  celles menĂ©es au cours des deux derniers mois dans d'autres villes, fait partie du plan mis en Ɠuvre depuis 2019 pour envoyer les membres des gangs derriĂšre les barreaux.

Le ministre de la Défense, René Francis Merino, a indiqué que le déploiement de forces armées "répond à un appel de la population selon lequel certains membres de gangs tentent de se réorganiser" dans la zone.

"Nous ne nous arrĂȘterons pas tant que nous n'aurons pas capturĂ© le dernier des terroristes (membre de gang NDLR). Nous ne laisserons pas de petits groupes se former et nous priver de la paix Ă  laquelle il nous a tant coĂ»tĂ© de parvenir", a assurĂ© M. Bukele.

La nouvelle offensive contre les gangs intervient mercredi, au moment mĂȘme oĂč le CongrĂšs a approuvĂ© la 19e prolongation de l'Ă©tat d'urgence, qui sera en vigueur du 14 octobre au 12 novembre.

Le décret, approuvé par 67 voix au CongrÚs monocaméral de 84 siÚges, stipule que "l'état d'urgence est étendu à l'ensemble du territoire national".

En réponse à une flambée des violences en mars 2022 qui a fait 87 morts en moins d'une semaine, le président Bukele a lancé une "guerre" contre les gangs en déclarant l'état d'urgence, une mesure critiquée par les organisations de défense des droits de l'Homme.

Depuis, quelque 73.000 gangsters prĂ©sumĂ©s ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s.

Début août, le président Bukele avait déclaré l'état de siÚge militaire et policier dans l'ensemble du département central de Cabañas, marquant une nouvelle étape de sa "guerre" contre les gangs.

 AFP

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