Israël

Attaque du Hamas : le bilan s’alourdit à 21 Français tués, 11 restent portés disparus

  • Publié le 17 octobre 2023 à 17:16
  • Actualisé le 17 octobre 2023 à 21:15

"La France déplore le décès tragique de deux autres ressortissants français, ce qui porte à 21 le bilan des victimes françaises des attaques", indique ce lundi le ministère des Affaires étrangères

"La France déplore le décès tragique de deux autres ressortissants français, ce qui porte à 21 le bilan des victimes françaises des attaques", a-t-il déclaré dans un communiqué, selon lequel "onze compatriotes sont toujours portés disparus. Plusieurs sont très probablement otages du Hamas".

"C’est le cas d’une ressortissante dont la France dénonce la mise en scène ignoble par le Hamas dans une vidéo", poursuit le Quai d’Orsay.

Une vidéo d’une franco-israélienne, Mia Shem, a été diffusée lundi par l’organisation islamiste palestinienne. Sa mère a supplié mardi "les dirigeants du monde" de faire libérer sa fille, enlevée le 7 octobre en Israël.

Ses proches la pensaient retenue en otage à Gaza, mais la franco-israélienne de 32 ans a été tuée en marge du festival Nova que les hommes armés du Hamas avaient pris pour cible. Elle était mère d’une petite fille de six mois

Le bilan des ressortissants français victimes des attaques s’élevait auparavant à 19 morts et 13 disparus. Plus de 1 400 personnes ont été tuées en Israël dans la guerre déclenchée par l’attaque du 7 octobre, d’après des responsables israéliens. Environ 2 750 personnes sont mortes à Gaza dans les frappes israéliennes de représailles, selon les autorités locales.

- Macron évoque des "discussions intenses" qui "avancent" pour la libération des otages -

Emmanuel Macron a évoqué mardi des "discussions intenses" qui "avancent" pour la libération des otages détenus par le Hamas, après que la mère d'une franco-israélienne, Mia Shem, eut supplié mardi "les dirigeants du monde" de faire libérer sa fille", enlevée le 7 octobre en Israël.

"Je veux ici me montrer très prudent, vous comprendrez que je n'en dise pas davantage pour, d'abord, ne pas créer des attentes qui seraient déçues et, surtout, pour ne pas mettre en péril les discussions intenses que nous sommes en train de conduire", a déclaré le président français lors d'une conférence de presse à Tirana.

"Mais elles avancent, nous sommes heure par heure au suivi de ces discussions", a-t-il ajouté, soulignant que la France avait des "contacts, évidemment, avec les autorités israéliennes", mais aussi avec des "puissances amies intermédiaires avec le Hamas pour obtenir la libération de nos otages et de tous les otages".

Il a assuré la famille de Mia Shem, dont une vidéo a été diffusée lundi par l'organisation islamiste palestinienne, et tous les proches des personnes portées disparues depuis l'attaque du 7 octobre, de son "soutien" et son "affection".

"Nous sommes en train de mettre en place en effet tout ce qui est en notre pouvoir pour obtenir cette libération", a-t-il martelé.

Alors que le président américain Joe Biden et le chancelier allemand Olaf Scholz ont annoncé se rendre en Israël et dans la région cette semaine, et que l'Egypte organise samedi un sommet sur "l'avenir de la cause palestinienne", le chef de l'Etat français a dit qu'il ne se rendrait au Proche-Orient que lorsqu'il y aura un "agenda utile et des actions très concrètes à y conduire".

"Je vais continuer les consultations, les discussions, mais ma volonté, c'est de pouvoir m'y déplacer quand nous pourrons obtenir un accord concret, soit sur la non escalade, soit sur les questions humanitaires", a-t-il expliqué. Cela pourrait avoir lieu "peut-être dans les prochains jours, peut-être dans les prochaines semaines".

Interrogé également, lors de sa visite en Albanie, sur l'attentat de la veille à Bruxelles qui a tué deux Suédois et celui de vendredi à Arras, dans le nord de la France, qui a causé la mort d'un enseignant, Emmanuel Macron a estimé que "tous les Etats européens" étaient "vulnérables" face au retour du "terrorisme islamiste".

"Jamais il ne sera possible dans un Etat de droit d'avoir un système où le risque terroriste est éradiqué totalement", a-t-il prévenu, appelant à mettre en place une "société de vigilance".

"Nous avons tous une vulnérabilité. C'est celle qui va avec des démocraties, des Etats de droit, où vous avez des individus qui à un moment peuvent décider de commettre le pire", a-t-il dit.

Alors qu'après l'attaque d'Arras, les autorités sont confrontées à des critiques émanant notamment de la droite et de l'extrême droite sur une forme d'impuissance de l'Etat, notamment dans sa capacité à expulser les étrangers radicalisés, Emmanuel Macron a assuré ne pas avoir "vu de défaillance" des services de sécurité.

Il a défendu les mesures antiterroristes mises en place depuis son élection en 2017 comme "un modèle qui nous permet d'être le plus en sécurité possible hors de l'état d'urgence", car "on ne peut pas vivre avec un état d'urgence permanent".

AFP

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