Etats-Unis

Harris et Trump font un détour de campagne par le Texas

  • PubliĂ© le 25 octobre 2024 Ă  11:33
  • ActualisĂ© le 25 octobre 2024 Ă  11:42
Diptyque photographique avec Donald Trump le 1er octobre dans le Wisconsin, et Kamala Harris le 27 septembre dans l'Arizona

Kamala Harris et Donald Trump quittent vendredi les sentiers de campagne archi-battus des Etats clés pour s'aventurer au Texas, la premiÚre pour y parler du droit à l'avortement, le second pour y évoquer la crise migratoire.

La dĂ©mocrate de 60 ans sera en meeting Ă  Houston et devrait ĂȘtre rejointe sur scĂšne par la superstar BeyoncĂ©, au lendemain d'un rassemblement Ă  Atlanta qui a vu la lĂ©gende du rock Bruce Springsteen Ă©galement la soutenir.

Le républicain de 78 ans a pour sa part prévu de critiquer encore une fois la porosité de la frontiÚre sud des Etats-Unis, en s'exprimant depuis un hangar d'avion à Austin. Il enregistrera aussi un podcast avec Joe Rogan, un animateur particuliÚrement populaire chez les hommes.

A 11 jours de la présidentielle du 5 novembre, les deux candidats suivent, avec ce détour texan, une stratégie similaire, consistant à exploiter des thÚmes qui leur sont porteurs et toujours dans un objectif commun de grappiller de précieuses voix dans les Etats clés - dont ne fait pas partie le Texas, Etat conservateur qui devrait offrir sur un plateau à Donald Trump ses 40 grands électeurs.

- Beyoncé, aprÚs Springsteen -

Les derniĂšres enquĂȘtes d'opinion montrent toujours les deux prĂ©tendants Ă  la Maison Blanche dans un mouchoir de poche dans les sept Etats pivots qui dĂ©cideront de la victoire.

Le 5 novembre sera aussi un jour crucial pour le contrÎle du CongrÚs, et notamment sa chambre haute, le Sénat.
Le Texas est l'un des trÚs rares Etats qui pourraient permettre aux démocrates de gagner un siÚge au Sénat.

Kamala Harris profitera donc de son déplacement pour soutenir le candidat Colin Allred, en position de créer une grosse surprise s'il parvenait à déloger de son siÚge le sénateur Ted Cruz, un ténor républicain.

Jeudi Ă  Atlanta, la vice-prĂ©sidente a repris le fameux slogan "Yes We Can" de Barack Obama lors d'un meeting de campagne oĂč le premier prĂ©sident amĂ©ricain noir a jouĂ© les "guest stars" aux cĂŽtĂ©s de Bruce Springsteen.
L'un avec son micro, l'autre avec sa guitare, les deux hommes ont appelé les électeurs de Géorgie à se mobiliser.

- "Une poubelle" -

Kamala Harris "fait campagne pour ĂȘtre la 47e prĂ©sidente des Etats-Unis. Donald Trump fait campagne pour ĂȘtre un tyran amĂ©ricain", a dĂ©clarĂ© la lĂ©gende amĂ©ricaine du rock, qui a jouĂ© trois de ses tubes sur scĂšne, dont "The Promised Land".
De son cÎté Donald Trump s'est exprimé dans l'Arizona, un autre Etat qui sera décisif pour cette élection scrutée par le monde entier.

"Nous sommes une décharge. Nous sommes comme la poubelle du monde", a lancé le septuagénaire, qui ne cesse de durcir sa rhétorique, meeting aprÚs meeting.

Il a ajoutĂ©, au sujet de sa rivale dĂ©mocrate et de sa gestion de l'immigration: "Une personne responsable d'un tel bain de sang sur notre sol ne peut ĂȘtre autorisĂ©e Ă  devenir prĂ©sidente des Etats-Unis".

AFP

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