AprÚs la décision du chef de l'Etat

Hollande: "lucidité" qui rebat "les cartes" selon la presse

  • PubliĂ© le 2 dĂ©cembre 2016 Ă  09:33
François Hollande  dans son bureau de l'Elysée le 24 février 2016 à Paris

La dĂ©cision jeudi de François Hollande de renoncer Ă  briguer sa succession Ă  l'ÉlysĂ©e est un "geste de courage et de luciditĂ©", estime la presse vendredi, pour qui cette dĂ©cision "rebat les cartes" Ă  gauche, en vue de l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 2017.

"Respectable. Rares sont les hommes politiques suffisamment lucides pour s?Ă©carter volontairement du pouvoir au nom d'un intĂ©rĂȘt plus grand, d?une solidaritĂ© nĂ©cessaire", relĂšve Laurent Joffrin, dans LibĂ©ration. "On retiendra l'Ă©lĂ©gance du geste", ajoute-t-il.

Et le "courage", souligne Guillaume Goubert, de La Croix. Pour lui, "en agissant ainsi, François Hollande rehausse la dignité de l'action publique" et "cela inspire le respect".

"François Hollande a fait preuve de lucidité, d'un courage. Le renoncement dans la dignité", écrit Michel Urvoy, dans Ouest-France. "Il fait le sacrifice d'une ultime ambition présidentielle pour sortir avec dignité", note Sébastien Lacroix, pour L'Union/L'Ardennais.

Hubert Coudurier, dans Le TĂ©lĂ©gramme, voit : "un certain panache Ă  ne pas s'accrocher au pouvoir jusqu'au bout au nom de l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral". Pour Jean-Claude SoulĂ©ry, de la DĂ©pĂȘche du Midi, la dĂ©cision "tĂ©moigne d'une luciditĂ©, rare par les temps qui courent". "LuciditĂ© et courage" sont deux mots repris Ă©galement par Jean Levallois, de la Presse de la Manche. Une "luciditĂ©" qui "mĂ©rite le respect", assure Bernard Maillard du RĂ©publicain Lorrain.

"Un triste épilogue d'un quinquennat nul et non avenu. Une fois encore, il ne décide rien: il s'incline. Il quitte la scÚne", s'indigne pour sa part, Alexis Brézet dans Le Figaro.

- "Un impact considérable" -

Une décision certes lucide mais forcée notamment par l'impopularité du chef de l'Etat qui allait "au-devant d'une humiliation électorale", soulignent aussi les éditorialistes. Une décision enfin qui pour eux "rebat les cartes", à gauche à moins de deux mois de la primaire.
"Les cartes sont désormais rebattues", annonce Daniel Muraz, du Courrier Picard. "Le bal des prétendants est ouvert", ironise Jean-François Laville, de l'Est Eclair. Plus sérieusement, Michel Urvoy (Ouest-France) assure que : "cette décision va avoir un impact considérable" à gauche.

Pour Nicolas Chapuis, dans Le Monde, ce choix : "ouvre une grande pĂ©riode d'incertitude Ă  gauche, oĂč le Premier ministre Manuel Valls est pressenti pour prendre la relĂšve". Le Premier ministre "a gagnĂ©. Il a forcĂ© François Hollande Ă  admettre qu'une nouvelle candidature serait contraire Ă  l'intĂ©rĂȘt de la gauche", analyse CĂ©cile Cornudet, des Echos. Et dĂšs lors, Manuel Valls endosse "aujourd?hui le costume du candidat de recours", pour HervĂ© Favre, de La Voix du Nord.

Il "aura la lourde de mener la mission quasi-impossible du rassemblement du PS et de la gauche" rappelle Dominique Garraud, de la Charente Libre.

"François Hollande se sacrifie pour sauver la gauche. Saura-t-elle relever le défi de cet héritage?? Pas certain quand on recense tous les amateurs déjà alignés sur la grille de départ", écrit en guise de conclusion Alain Dusart, de l'Est Républicain.

AFP

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