L'histoire avait révulsé le monde

Inde : peines de mort confirmĂ©es pour le viol collectif de Delhi en 2012

  • PubliĂ© le 5 mai 2017 Ă  13:10
Montage photos du 24 septembre 2013 de (g-d) Akshay Thakur, Vinay Sharma, Mukesh Singh et Pawan Gupta, quatre hommes accusés de viol en réunion en 2012 à New Delhi, en Inde

La Cour suprĂȘme indienne a confirmĂ© vendredi la condamnation Ă  mort de quatre hommes pour le viol en rĂ©union de New Delhi en 2012, Ă©pilogue judiciaire de cette histoire qui avait rĂ©vulsĂ© l'Inde et le monde.


Cette affaire lourde en symboles avait soulevé une intense émotion populaire dans la société indienne en jetant une lumiÚre crue sur les violences subies par les femmes dans ce pays de 1,25 milliard d'habitants.
Le 16 dĂ©cembre 2012, une Ă©tudiante en kinĂ©sithĂ©rapie de 23 ans avait Ă©tĂ© violĂ©e avec une brutalitĂ© extrĂȘme par six jeunes hommes Ă  bord d'un bus en mouvement dans la capitale indienne, devant son compagnon impuissant. La victime avait par la suite succombĂ© Ă  ses blessures.
Quatre des accusĂ©s avaient saisi la Cour suprĂȘme, plus haute instance judiciaire de la nation, pour contester leur condamnation Ă  mort prononcĂ©e en 2013 ainsi qu'en appel l'annĂ©e suivante. Un verdict finalement maintenu au terme de prĂšs d'un an d'audience.
L'ultime recours des quatre condamnés pour commuer la peine capitale est désormais de demander une grùce présidentielle.
Akshay Thakur, Pawan Gupta, Vinay Sharma et Mukesh Singh, originaires de zones rurales pauvres, habitaient un bidonville du sud de la capitale indienne et vivaient de petits boulots.
Un cinquiĂšme suspect, le chauffeur du bus prĂ©sentĂ© comme le meneur, est mort avant le procĂšs en prison oĂč il s'est apparemment suicidĂ©.
Quant au sixiÚme, ùgé de 17 ans à l'époque des faits, il n'avait écopé que de trois ans de prison, peine maximale prévue pour les mineurs. Sa libération fin 2015 avait déclenché un tollé dans le pays.
L'horreur vécue par l'étudiante et son compagnon, vus comme des symboles de l'émergence d'une classe moyenne citadine, avait déclenché des manifestations massives à travers le pays et forcé le gouvernement à promettre une meilleure protection des femmes.

Par Anne CHAON - © 2017 AFP

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