La France n'enverra "pas de représentant" à Milan Cortina. C'est ce que la ministre des Sports Marina Ferrari a indiqué ce mercredi 4 mars à la presse : à deux jours de la cérémonie d'ouverture des Jeux paralympiques, Paris veut ainsi exprimer son désaccord avec le retour des athlètes russes et biélorusses.
"C'est une décision que nous avons mûrement réfléchie, qui se veut respectueuse des institutions sportives, de l'IPC et de la décision prise, mais c'est un désaccord que nous exprimons par rapport à la position qui a été arrêtée", a indiqué Marina Ferrari lors d'un point presse donné dans la soirée. Cette décision sera "à ce stade" également valable pour la cérémonie de clôture, qui se tiendra le 15 mars à Cortina.
- Dix athlètes russes et biélorusses présents -
Au total, dix athlètes russes et biélorusses pourront concourir sous leur drapeau et hymne aux Jeux paralympiques d'hiver, une première depuis l'invasion de l'Ukraine déclenchée par Moscou en février 2022 avec le soutien de Minsk. L'ouverture vers un retour avait déjà été actée en septembre dernier, lors d'un vote favorable en assemblée générale du Comité international paralympique (IPC).
Depuis l'annonce officielle de l'invitation des athlètes des deux pays, les annonces de boycott de la cérémonie d'ouverture se sont multipliées de la part de plusieurs comités paralympiques, à commencer par l'Ukraine.
Le pays boycottera la soirée en signe de protestation, suivi par la République tchèque, la Finlande, la Pologne, l'Estonie ou la Lettonie. Le commissaire européen à la Jeunesse et aux Sports, Glenn Micallef, a lui aussi renoncé à se rendre à Vérone. Le Comité paralympique et sportif français (CPSF) avait lui annoncé qu'il serait bien représenté à la cérémonie, bien que ne partageant pas le vote émis en septembre dernier.
Attendue en Italie, la ministre des Sports a néanmoins affirmé qu'elle serait "bien évidemment aux côtés des athlètes" français sur place dès le lendemain. "C'était important de venir les soutenir pour que ce moment reste un beau moment pour eux", a-t-elle nuancé.
AFP
