Il y a quatre ans, Alexis Contin n'avait pas pu dĂ©fendre ses chances aux JO-2014, affaibli par une maladie de la thyroĂŻde. Sur la glace olympique de Gangneung (CorĂ©e du Sud) dimanche, il ne s'est pas mĂȘlĂ© Ă la lutte pour le podium du 5000 m mais a pris date pour la mass start.
Seul Français engagé en patinage de vitesse, Contin a pris la onziÚme place, à 8 sec 37 du vainqueur, le Néerlandais Sven Kramer, désormais triple champion olympique en titre de la distance.
"Ca me permet de rentrer dans ces Jeux. Mes plus grandes chances (de médaille) sont sur la mass start, mais c'était important d'avoir un événement au début des Jeux pour pouvoir se préparer", a estimé le patineur breton, également engagé sur 1500 m mardi.
"C'Ă©tait une course propre techniquement et tactiquement. Il m'en manque un petit peu pour pouvoir jouer le podium mais je suis bien, physiquement je suis largement lĂ , a-t-il affirmĂ©. AprĂšs, c'est une course contre la montre, c'est ce que tu as dans les jambes le jour-mĂȘme et aujourd'hui, j'avais ça." "Pour pouvoir faire un podium aujourd'hui, il fallait que je sois dans un jour exceptionnel, j'Ă©tais dans un bon jour, je suis bien prĂ©parĂ© mais je n'Ă©tais pas dans un jour exceptionnel", a rĂ©sumĂ© Contin.
- Affaibli Ă Sotchi -
A 31 ans, le Malouin reprend en tout cas le fil de son histoire olympique. Elle s'était d'abord annoncée prometteuse quand en 2010, alors qu'il était encore un nouveau-venu sur la glace, il avait signé une quatriÚme place sur le 10.000 m et une sixiÚme place sur le 5.000 m à Vancouver (Canada).
Elle s'Ă©tait brutalement noircie Ă Sotchi (Russie), oĂč Contin n'avait pas pu dĂ©fendre ses chances, la faute Ă une maladie de la thyroĂŻde (maladie de Basedow) diagnostiquĂ©e Ă quelques jours des JO-2014, qui se traduit par une fatigue extrĂȘme et une perte de poids. Il lui reste un chapitre Ă Ă©crire, samedi 24 fĂ©vrier, Ă l'avant-dernier jour de la quinzaine olympique sud-corĂ©enne, au dĂ©part de la mass start, une course dont il est montĂ© sur le podium mondial ces trois derniĂšres annĂ©es (bronze en 2015 et 2016, argent en 2017).
Il y a un an, deux mois seulement aprÚs avoir subi une ablation de la thyroïde en raison d'une rechute de sa maladie, c'était sur l'anneau de Gangneung, la ville cÎtiÚre qui accueille les épreuves olympiques de glace, qu'il s'était offert cette médaille d'argent. Le rendez-vous est pris.
AFP

