Au lendemain d'une journée olympique enthousiasmante, avec l'or de Steven Da Costa en karaté, l'argent de Kevin Mayer et les qualifications des basketteurs, handballeurs et volleyeurs en finales, celle de vendredi a mal débuté pour les Bleus avec l'abandon du marcheur Yohann Diniz.
Les Bleus, qui comptent 27 médailles, dont 7 en or, espÚrent que "Yoyo" ne donnera pas le la de ce jour encore trÚs chaud sur la capitale japonaise. Surtout que les handballeuses et les basketteuses peuvent imiter les garçons, qui ont qualifié jeudi les trois équipes du "BHV", basket-hand-volley, pour leur finale.
- La course de trop -
A 43 ans, Diniz a terminé sa longue carriÚre assis sur un trottoir de Sapporo, peu aprÚs la mi-course de son ultime sortie, le 50 km marche. Champion du monde en 2017 et recordman du monde depuis 2014, Diniz n'aura donc jamais brillé aux JO malgré quatre participations et toujours beaucoup d'espoirs (abandon en 2008 et 2020, disqualification en 2012, 8e en 2016).
"C'Ă©tait la compĂ©tition de trop, l'olympiade de trop", a estimĂ© Diniz peu aprĂšs son abandon dans cette course -comme toutes celles de marches et les marathons- dĂ©localisĂ©e Ă 1000 km au nord de Tokyo pour Ă©viter la chaleur de la capitale japonaise. Mais Ă 05h30 du matin, le dĂ©part a Ă©tĂ© donnĂ© Ă Sapporo sous 26 degrĂ©s et prĂšs de 85% d'humiditĂ© ! "J'ai vite senti que j'Ă©tais fatiguĂ©, que je n'avais pas de jambes du tout, j'avais mal Ă l'adducteur, au dos, je n'avais pas de bonnes sensations, j'avais du mal avec ma respiration", a regrettĂ© le RĂ©mois. "Physiquement, mon corps ne rĂ©pondait pas", a rĂ©sumĂ© Diniz, qui arrĂȘte sa carriĂšre en mĂȘme temps que cette Ă©preuve au trĂšs long cours qui disparait du programme olympique.
Pour l'histoire, le dernier champion olympique s'appelle Dawid Tomala et il est Polonais.
2e FRA-USA sous les paniers ? -
Pour les handballeuses (17h00 locales, 10h00 françaises), la clĂ© face Ă la SuĂšde sera la dĂ©fense et une certaine confiance, puisque les Scandinaves n'ont plus battu les Tricolores depuis 2014. Mais attention tout de mĂȘme puisque les Françaises ont Ă©tĂ© accrochĂ©es lors du 1er tour Ă Tokyo avec un match nul (28-28) qui aurait pu ĂȘtre une victoire sans un penalty manquĂ© Ă l'ultime seconde.
Sous les paniers, les Françaises de la sélectionneuse Valérie Garnier visent la finale et une possible opposition royale face aux Etats-Unis, comme les messieurs, l'Everest du basket.
Mais avant cela, ce sont les Japonaises qui se dressent sur leur chemin (20h00 locales, 13h00 françaises). Et si les Japonaises n'ont aucune ligne sur leur palmarĂšs, elles ont prouvĂ© que l'effet "maison", mĂȘme Ă huis clos, joue. La preuve, elles avaient surpris les Bleues lors du premier match de poule.
AprÚs le fiasco Diniz, l'athlétisme va offrir un festival de finales vendredi, six dans le Stade olympique de Tokyo et un à Sapporo (20 km marche dames). Peu de Français sont concernés, mais les filles du 4x100 m et Jimmy Gressier sur 5000 m auront leur mot à dire.
En pentathlon, les Françaises ont ratĂ© leur premier journĂ©e, et notamment Elodie Clouvel (24e), pourtant en argent Ă Rio. Mais la seconde journĂ©e, et notamment la spectaculaire derniĂšre Ă©preuve qui, sur le principe du biathlon, mĂȘle course Ă pied et tir, peut rĂ©server des surprises, voire un miracle.
L'affaire de la BĂ©larusse Krystsina Tsimanouskaya, cette athlĂšte menacĂ©e d'ĂȘtre rapatriĂ©e de force au BĂ©larus aprĂšs avoir critiquĂ© les instances sportives de son pays pendant les JO et rĂ©fugiĂ©e en Pologne depuis jeudi, a connu un nouveau Ă©pisode vendredi.
Les accréditations olympiques de deux entraßneurs de la délégation bélarusse, Artur Shimak et Youri Maisevich, ont été retirées pour leur rÎle dans cette affaire.
AFP

