Ils se réunissent au Canada

La confrontation avec la Russie au menu d'une réunion des ministres du G7

  • PubliĂ© le 22 avril 2018 Ă  09:26
  • ActualisĂ© le 22 avril 2018 Ă  10:02
Le ministre français des Affaires étrangÚres Jean-Yves Le Drian (g) et son homologue britannique Boris Johnson, le 16 avrli 2018 à Luxembourg

Les ministres des Affaires étrangÚres du G7 se réunissent dimanche et lundi à Toronto, au Canada, pour confirmer leur front uni face à la Russie et sonder les Etats-Unis avant des échéances cruciales sur l'Iran et la Corée du Nord.

Avant le sommet des sept pays les plus industrialisĂ©s (Etats-Unis, France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Japon et Canada) les 8 et 9 juin au QuĂ©bec, cette rencontre sera suivie d'une rĂ©union des ministres de l'IntĂ©rieur et de la SĂ©curitĂ©, lundi et mardi, toujours sur le mĂȘme thĂšme: "Construire un monde plus pacifique et plus sĂ»r".

La confrontation des Occidentaux avec Moscou, qui atteint des niveaux inégalés depuis la fin de la Guerre froide, sera à l'ordre du jour de nombreuses sessions de travail, qu'elles portent sur le conflit en Ukraine, la cybersécurité ou le "renforcement de la démocratie contre les ingérences étrangÚres" -- une allusion claire au rÎle attribué à la Russie lors des derniÚres élections aux Etats-Unis ou ailleurs en Europe.

Le secrétaire d'Etat américain par intérim John Sullivan a d'ailleurs rencontré dÚs samedi soir son homologue ukrainien Pavlo Klimkine en marge du G7.
Un peu plus d'une semaine aprÚs les frappes menées par Washington, Paris et Londres contre le régime syrien en réponse à une attaque chimique présumée prÚs de Damas, la Syrie sera aussi au coeur des débats, toujours avec, en toile de fond, la relation avec les Russes.

Les Occidentaux tentent de conjuguer mises en garde contre le Kremlin pour son soutien à Bachar al-Assad et tentatives de relance d'un processus diplomatique aprÚs sept années de conflit, qui passent forcément par un dialogue avec Moscou.
Les chefs de la diplomatie du G7 avaient apporté mi-avril leur soutien au Royaume-Uni aprÚs l'empoisonnement, sur son sol, d'un ex-agent russe, également imputé à la Russie qu'ils ont exhortée à divulguer les détails de son programme d'armes chimiques Novitchok qui représentent, estiment-ils, une "menace contre nous tous".

- Point d'étape sur l'Iran -

Deux autres grands dossiers diplomatiques devraient faire l'objet de discussions intenses, lors des réunions officielles ou en coulisses.
D'abord la Corée du Nord, à l'approche d'un sommet historique, d'ici début juin en théorie, entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, censés parler, aprÚs des mois d'escalade, d'une "dénucléarisation" de la péninsule

Ensuite l'Iran, alors que Donald Trump doit aussi dĂ©cider, d'ici le 12 mai, s'il "dĂ©chire" ou pas l'accord de 2015 conclu par les grandes puissances avec TĂ©hĂ©ran pour l'empĂȘcher de se doter de la bombe atomique.
Le président des Etats-Unis réclame, pour le préserver, que la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne, signataires européens de ce texte jugé historique à l'époque mais que lui considÚre laxiste, proposent des solutions pour le durcir.
Les tractations vont bon train et devraient se poursuivre à Toronto lors d'une réunion dimanche à huis clos des ministres français Jean-Yves Le Drian, britannique Boris Johnson et allemand Heiko Maas avec l'Américain John Sullivan.
Il s'agira d'un point d'Ă©tape important avant la visite d'Etat du prĂ©sident français Emmanuel Macron de lundi Ă  mercredi Ă  Washington, oĂč il tentera de convaincre le milliardaire rĂ©publicain de rester dans l'accord iranien.

 AFP

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