Affaire Nyssen

La police mĂšne des "constatations" chez Actes Sud

  • PubliĂ© le 29 aoĂ»t 2018 Ă  14:13
  • ActualisĂ© le 29 aoĂ»t 2018 Ă  14:25
L'ancienne directrice d'Actes Sud Françoise Nyssen à Paris, le 18 mars 2016

La police menait mercredi matin des "constatations" chez Actes Sud, dans le cadre de l'enquĂȘte prĂ©liminaire sur les travaux controversĂ©s menĂ©s Ă  Paris par la maison d'Ă©dition quand elle Ă©tait dirigĂ©e par l'actuelle ministre de la Culture Françoise Nyssen.

"Une équipe de la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) est en train de visiter nos bureaux parisiens. Il s'agit d'une visite de constatation de l'état des lieux" et non d'une perquisition, a indiqué à l'AFP Estelle Lemaßtre, directrice de la communication de la maison d'édition.

"Cette opération ne s?est pas faite à l?improviste, mais à la suite d'une prise de rendez-vous", a-t-elle précisé.
Une source proche du dossier a confirmé à l'AFP cette opération chez Actes Sud.
Elle s'inscrit dans le cadre de l'enquĂȘte prĂ©liminaire ouverte par le parquet de Paris le 23 aoĂ»t pour dĂ©terminer si les travaux d'agrandissement des bureaux parisiens d'Actes Sud en 1997 et Ă  partir de 2012 respectaient le code de l'urbanisme.
L'enquĂȘte fait suite Ă  une information du Canard enchaĂźnĂ© rĂ©vĂ©lant que Françoise Nyssen, qui a dirigĂ© Actes Sud avant de devenir ministre de la Culture en 2017, avait augmentĂ© de 150 m2 la surface des locaux de la maison d'Ă©dition Ă  Paris "sans autorisation de travaux ni dĂ©claration au fisc".
Les enquĂȘteurs doivent notamment dĂ©terminer quand et comment ont eu lieu les travaux, s'ils nĂ©cessitaient un permis de construire et, le cas Ă©chĂ©ant, s'il a Ă©tĂ© dĂ©livrĂ©.
Outre cette visite dans les locaux d'Actes Sud, les policiers sont aussi chargés de recueillir des éléments auprÚs de la Mairie de Paris.
La réalisation de tels travaux en méconnaissance du code de l'urbanisme est passible d'une amende délictuelle de 300.000 euros maximum.
En juin, Mme Nyssen a également été épinglée par le journal satirique pour l'agrandissement non autorisé du siÚge d'Actes Sud à Arles. Elle avait alors parlé de "négligence".
Concernant cette nouvelle affaire, la ministre, déjà critiquée sur son bilan, a affirmé qu'elle se tenait à la disposition du parquet.

© 2018 AFP

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