L’incendie hors norme et imprévisible qui ravage la Gironde depuis mercredi reste dimanche à une quinzaine de kilomètres de la métropole bordelaise, forçant l’évacuation sans précédent de communes entières, mais les températures élevées des prochains jours pourraient « aggraver le phénomène ».
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Emmanuel Macron présidera lundi une cellule interministérielle de crise, rapporte l’Élysée
Emmanuel Macron présidera lundi à 10 heures (12 heures - heure Réunion) une "cellule interministérielle de crise" consacrée aux incendies qui ravagent plusieurs zones en France, en particulier la Gironde, a indiqué l’Élysée dimanche.
Cette réunion se tiendra au ministère de l’Intérieur, et aura lieu avant un Conseil des ministres prévu à 11 heures (13 heures - heure Réunion).
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"Pas de retour" des évacués tant que le feu n’est pas fixé ; pas de travail lundi dans les communes concernées
La préfète de la Nouvelle-Aquitaine et de la Gironde, Sophie Brocas, a déclaré que les personnes évacuées ne pourront pas rentrer à domicile tant que le feu ne sera pas fixé ajoutant qu’il n’y aurait "pas de travail demain [lundi] dans les entreprises de ces collectivités territoriales".
"À partir de mardi, hélas, les températures remontent et on va revenir dans des étiages très élevés, 38, 40 (degrés). C’est un facteur qui pourrait, j’utilise le conditionnel, qui pourrait aggraver le phénomène", a-t-elle prévenu.
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"On est comme David contre Goliath": l'inquiétude du porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers
Dans un entretien à l'AFP, Éric Brocardi, porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers avoue qu'il n'est pas possible de "lutter" contre l'incendie de la Gironde qui "part dans tous les sens".
"On ne sait pas comment le sinistre va se propager, le front change en permanence de position. On ne peut pas lutter. On est comme David contre Goliath: ça veut dire qu'à un moment, on va trouver le point faible et on va le taper. Il viendra soit du salut du ciel avec la pluie - mais il faudrait qu'il pleuve de manière abondante pendant trois jours - soit en trouvant un système pour amener le feu à un endroit où il mourra de lui-même. La mer par exemple", étaye-t-il.
"La situation sur le terrain est plus défensive qu'offensive: c'est une stratégie de guerre, on n'arrête pas de se faire bombarder et il faut mettre tout le monde à l'abri", ajoute-t-il.
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Des odeurs de fumée signalées dans le Rhône et la métropole de Lyon
"Des odeurs de fumée sont signalées, sur les réseaux sociaux, dans le Rhône et la métropole de Lyon", a rapporté sur son compte X le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, avant d’expliquer que ce phénomène est lié aux vents orientés vers l’Est, qui poussent les fumées des incendies du Gironde et des Landes jusqu’à la région Auvergne-Rhône-Alpes.
"Les incendies actuellement en cours en Gironde émettent un fort panache de fumées poussé par les vents d’Ouest sur Auvergne-Rhône Alpes générant un épisode de pollution aux particules fines dans le département du Rhône et la métropole de Lyon", explique la préfecture, assurant toutefois que, lundi, "le vent d’Ouest devrait perdre en intensité ralentissant le flux des fumées et favorisant leur dissipation".
#QualitéAir l 💨 Les incendies actuellement en cours en Gironde émettent un fort panache de fumées poussé par les vent d'Ouest sur Auvergne-Rhône Alpes générant un épisode de pollution aux particules fines dans le département du Rhône et la métropole de Lyon.
— Préfet de région Auvergne-Rhône-Alpes et du Rhône (@prefetrhone) July 26, 2026
⚠️Le niveau… https://t.co/DJGchsQQud pic.twitter.com/8Kuqa99r4z -
Autour de Bordeaux, des sites sensibles sous haute surveillance
Poudrerie, usine de missiles, centres de recherche… Le tissu d’industries de défense et de sites scientifiques disséminé dans l’ouest de la région bordelaise se trouve désormais exposé à l’incendie massif qui a embrasé les pourtours du Bassin d’Arcachon et menace désormais l’agglomération.
Autour de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac, à l’ouest de la capitale girondine, tout un écosystème du domaine spatial, de l’aéronautique et de la défense s’est développé au fil des années dans des campus et bâtiments situés pour certains au milieu des pinèdes.
Des "experts et des moyens ont été déployés pour la sécurité des sites industriels", a fait savoir le ministère des armées.
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Emmanuel Macron annule le traditionnel déjeuner prévu lundi avec ses ministres
Après avoir lancé samedi un appel à l’unité nationale face à des incendies exceptionnels, Emmanuel Macron doit tenir lundi à l’Élysée le dernier Conseil des ministres avant la pause estivale. Mais il a décidé d’annuler le traditionnel déjeuner prévu dans la foulée avec les membres du gouvernement et leurs conjoints, censé lui permettre de les remercier pour leur action, a appris Le Figaro.
Le pouvoir exécutif veut renvoyer l’image d’une mobilisation totale contre ces feux historiques, qui placent en première ligne le chef du gouvernement, Sébastien Lecornu, ainsi que les ministères de l’Intérieur, des Armées, de la Santé, des Transports et de la Transition écologique.
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Une évacuation de la ville n’est "pas à l’ordre du jour", assure le maire de Bordeaux
L’incendie massif qui a embrasé les pourtours du bassin d’Arcachon et parcouru 42.000 hectares se trouve "à 15 kilomètres" de la métropole bordelaise mais une évacuation de Bordeaux n’est "pas à l’ordre du jour", a réaffirmé dimanche son maire Thomas Cazenave lors d’un point presse.
"Il n’y a pas d’évacuation de Bordeaux à l’ordre du jour, je le redis. Ici, le feu est davantage au sud. Il est toujours en lisière de métropole, mais il ne progresse pas sur le flanc ouest de la métropole", a déclaré l’édile, situant les flammes entre "25 et 30 km" de Bordeaux et "15 km de la métropole" au niveau de Martignas-sur-Jalle.
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"La situation demeure très défavorable" après "une nouvelle nuit difficile", dit le ministre de l’intérieur
Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a estimé que "la situation demeure très défavorable" après "une nouvelle nuit difficile" sur le front des incendies en France.
En Gironde, en début de nuit, "le feu est redevenu extrêmement virulent, imprévisible, créant son propre vent et évoluant de manière erratique vers l’agglomération bordelaise" avant de s’apaiser en fin de nuit, a écrit le ministre dans un message publié sur le réseau social X.
Une nouvelle nuit difficile sur le front des incendies. La situation demeure très défavorable.
— Laurent Nuñez (@NunezLaurent) July 26, 2026
➡️ En début de nuit, en Gironde, le feu est redevenu extrêmement virulent, imprévisible, créant son propre vent et évoluant de manière erratique vers l’agglomération bordelaise. Il…Au total, 2 500 sapeurs-pompiers, 1 500 militaires, près de 1 200 policiers et gendarmes ainsi que 450 bénévoles sont mobilisés dans le département, avec l’appui de 18 moyens aériens et d’un avion militaire A400M, a-t-il détaillé.
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Un feu imprévisible
"Ce feu est imprévisible et à chaque fois qu’on croit avoir remporté une bataille, malheureusement il nous surprend de la pire des façons qui soit. Et donc malheureusement, aucune date de retour aujourd’hui ne peux être annoncée", a déclaré sur BFMTV Jérôme Steffe, maire de Cestas, commune de 17.000 habitants située à une vingtaine de km de Bordeaux.
"Aujourd’hui, il est impossible de dire où s’arrêtera le feu", a-t-il souligné. Cestas est l’une des nouvelles communes évacuées dans la nuit à la demande de la préfecture de Gironde.
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Au Porge, un paysage "de désolation" après le passage de l’incendie
Des maisons détruites, des quartiers entiers dévastés et une forêt calcinée : au Porge (Gironde), le paysage est méconnaissable. "C’est de la désolation", souffle Matthieu Plessis, 40 ans, en découvrant samedi ses poules au plumage noirci et les ruines encore fumantes de sa maison le long de la route reliant Lège-Cap-Ferret au Porge.
Un paysage calciné et apocalyptique sur la route des Lacs, au nord-ouest du Porge, épicentre de l'incendie en Gironde ⤵️ pic.twitter.com/UgOAMpwT0V
— ICI Gironde (@ici_gironde) July 26, 2026 -
Des Réunionnais prêts à évacuer en urgence
À Salles, petit village au sud de Biscarosse et de Bordeaux, une famille de Réunionnais vit au gré des alertes. "Avant-hier on était sur la liste des personnes pouvant accueillir et là nous sommes en pré-alerte pour une évacuation possible", confie la mère de famille à Imaz Press.
"Nos sacs sont prêts. On reste suspendus aux directives", dit-elle.
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Le trafic SNCF totalement interrompu au sud de Bordeaux
Mauvaise surprise au réveil pour certains voyageurs ce dimanche : le trafic ferroviaire est interrompu au sud de Bordeaux. Aucun train ne circule vers Arcachon, Hendaye ou Dax. La ligne passe en effet par les nouvelles communes évacuées dans la nuit, dont Marcheprime.
À la gare Montparnasse à Paris, le premier TGV du matin voit son trajet raccourci et a pour terminus Bordeaux. "N’essayez pas d’aller à Bordeaux, il n’y aura aucune prise en charge, prévient le contrôleur avant le départ. Par la route, par le rail, toutes les voies sont coupées." De nombreux passagers avaient de toute façon déjà reporté leur voyage, le gouvernement et SNCF Voyageurs ayant recommandé la veille de ne pas se rendre sur place. "On est passé d’un train complet à un train quasi désert", lance le contrôleur aux rares passagers à bord.
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42.000 hectares de "surface brûlée", 220.000 évacués
L’incendie massif qui a embrasé les pourtours du bassin d’Arcachon et menace désormais les abords de la métropole de Bordeaux a ravagé 42.000 hectares de "surface brûlée", a annoncé dimanche la préfecture de la Gironde, qui a évacué au total 220.000 personnes depuis mercredi.
Au total, 1.700 membres des forces de sécurité, soit l’équivalent de 17 unités de forces mobiles, sont mobilisés pour mener les opérations d’évacuation et renforcer la surveillance des habitations dans les secteurs évacués.
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Sainte-Hélène : en Gironde un couple de Réunionnais cuisine pour les pompiers
À Sainte-Hélène, en Gironde un couple de Réunionnais, Cédric et Jennifer, ont cuisiné gratuitement 400 repas grâce aux dons pour soutenir les sapeurs-pompiers.
400 repas, 400 cari poulet rendus possibles par leur détermination et les dons qu'ils recoivent. "L'objectif est de cuisiner jusqu'à ce que l'on voit le ciel bleu", explique Cédric. Regardez.
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Les réfugiés accourent vers les centres d'accueil après une "nuit compliquée"
Les réfugiés du feu affluent dimanche dans les centres d'accueil en France face à des incendies d'une ampleur catastrophique.
"On nous a dit: "il faut évacuer". On a vu des colonnes de fumée, comme un volcan qui allait exploser", explique Frédéric Tavitian, 70 ans, retranché au parc des Expositions de Bordeaux.
Désorientés et abattus, les 5.000 à 6.000 réfugiés du feu ont dormi sur des lits de camp ou des tapis de sol, et parfois n'ont pas fermé l'œil de la nuit.
Les flammes ont déjà parcouru plus de 32.000 hectares, soit plus de trois fois la superficie de Paris, et détruit au moins 100 bâtiments et 140 maisons, ont indiqué les autorités à propos du "plus gros feu de la saison" dans une région très touristique, connue dans le monde entier pour son vignoble.
"C'est de la désolation", souffle Matthieu Plessis, 40 ans, en découvrant les ruines encore fumantes de sa maison en Gironde. Il avait quitté les lieux vendredi et sa maison, "encore là hier soir", "a brûlé dans la nuit".
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Incendie à Biscarrosse : 3.000 habitants autorisés à rentrer dans des secteurs "stabilisés"
Dans les Landes, où 30.000 autres ont dû être déplacées, 3.000 personnes ont été autorisées à rentrer chez elles à Biscarrosse.
Ce rapatriement doit pouvoir s’effectuer même si dans la région, l’incendie n’est pas encore maîtrisé, a indiqué le préfet.
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De nouvelles poursuites judiciaires pour mise en danger de la vie d’autrui
Deux hommes de 19 et 21 ans, employés de restauration, ont été interpellés à 3 heures du matin à La-Teste-de-Buch, au sud du bassin d’Arcachon. Ils seront jugés en comparution immédiate mercredi "pour avoir tiré des feux d’artifice en direction de la voie rapide et d’un complexe sportif", a fait savoir samedi le procureur de la République à Bordeaux, Renaud Gaudeul.
Ce même jour, un autre homme de 33 ans a été interpellé peu après minuit, à Lormont, en périphérie de Bordeaux, "pour avoir volontairement mis le feu à des arbustes".
Enfin, un homme de 26 ans, surpris en train de fumer à Lacanau et qui, la veille, avait allumé un barbecue à proximité de son campement en forêt, sera jugé en janvier pour mise en danger de la vie d’autrui.
Mercredi, après la mort de deux pompiers professionnels en intervention à Mérignac, près de Bordeaux, le procureur avait annoncé un durcissement des poursuites pénales contre l’emploi du feu en milieu forestier, dans ces trois départements où il est interdit, et notamment le jet de mégots.
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140 habitations détruites par les flammes
La préfète de Gironde a indiqué que 140 habitations ont été détruites par le feu dans son département. Elle a appelé les 167.000 personnes évacuées à ne pas regagner leur domicile.
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L’autoroute A63 partiellement fermée
"Plus de 220 000 personnes ont été évacuées, avec l’appui des forces de sécurité intérieure" depuis le début de l’incendie qui dévaste la Gironde, a annoncé la préfecture dans un point de situation, publié samedi à 2 heures.
Dans le sens sud-nord, la fermeture est effective "entre l’échangeur 17 de Liposthey jusqu’à l’échangeur 24 situé à Cestas", tandis que dans le sens nord-sud, la circulation est interrompue "entre la rocade et l’échangeur 23, situé à Marcheprime", précisent les services de l’Etat.
"La préfète appelle la population à respecter strictement les consignes des autorités et à ne pas se rendre, ni retourner dans les secteurs sinistrés afin de ne pas gêner les opérations de secours", lit-on encore.
🔥Suite à la propagation rapide observée de l'incendie en début de nuit, le point de situation à 2h⤵️#FeuxDeForêt #Girondehttps://t.co/3Ulz6Dl0fu. pic.twitter.com/4FED68URWA
— Préfète de la Nouvelle-Aquitaine et de la Gironde (@PrefAquitaine33) July 26, 2026 -
Le premier largage de l’A400M
L’A400M a procédé ce samedi à son premier largage de retardant sur la Gironde. Regardez.
Images du premier largage de liquide retardant depuis la soute d’un A400M.
— Sébastien Lecornu (@SebLecornu) July 25, 2026
Une première mondiale, rendue possible en seulement quinze jours grâce à la mobilisation exemplaire de la Sécurité civile, des armées et d’Airbus. Merci à toutes celles et ceux qui l’ont rendue possible.… pic.twitter.com/XpA7afWFXb -
L’incendie en Gironde 'sera long à combattre", prévient Laurent Nuñez
L’incendie en Gironde "sera long à combattre" et "tant que le feu n’est pas fixé, il n’y aura pas de réintégration" des personnes évacuées, prévient le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez dans un entretien à paraître dimanche dans La Tribune.
"Tant que le feu n’est pas fixé, il n’y aura pas de réintégration. Il faut le stabiliser, le stopper et le traiter. Parce qu’on évolue dans des milieux avec énormément de végétation au sol: un incendie fixé peut repartir à tout moment", a développé le ministre.
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55.000 personnes évacuées près de Bordeaux
Face à la reprise du feu qui s'est déclaré mercredi à Saumos, à une soixantaine de kilomètres de Bordeaux, et a parcouru au moins 32.700 ha, la préfète du département Sophie Brocas a ordonné samedi soir 55.000 nouvelles évacuations dans des communes aux abords de Bordeaux, dont Cestas distante d'une vingtaine de kilomètres de la ville.
🔥 MÉGAFEU EN GIRONDE : Le feu devient "ingérable", annoncent les pompiers. L'incendie est entré à nouveau dans "une virulence plus appuyée" qui a réactivé un phénomène au cours duquel l'incendie "crée son propre vent, avec des tourbillons, devient erratique et ingérable".
— Infos Françaises (@InfosFrancaises) July 25, 2026
Des… https://t.co/160wDLJhcE pic.twitter.com/llNUKzYwmK -
Bonjour et merci de nous retrouver sur ce live pour suivre en direct l'évolution de l'incendie en Gironde.
À propos
Face à la reprise du feu qui s'est déclaré mercredi à Saumos, à une soixantaine de kilomètres de Bordeaux, et a parcouru au moins 32.700 ha, la préfète du département Sophie Brocas a ordonné samedi soir 55.000 nouvelles évacuations dans des communes aux abords de Bordeaux, dont Cestas distante d'une vingtaine de kilomètres de la ville.
Selon les pompiers de la Gironde, joints par l'AFP, le feu connaît une virulence qui a réactivé la formation du phénomène de "pyrocumulonimbus", lors duquel le feu "crée son propre vent, avec des tourbillons, devient erratique et ingérable". Ce sera encore une "nuit compliquée", a expliqué le capitaine Nicolas Braz.
- Incendie "long à combattre" -
Les pompiers de Gironde avaient plus tôt estimé que la nuit à venir devrait être "propice" à leur travail contre le feu, toujours "aux portes de la métropole" de Bordeaux, samedi soir, selon son maire Thomas Cazenave.
Mais le premier ministre Sébastien Lecornu a averti samedi en fin de journée sur X que "les prévisions redeviennent défavorables" et que "les prochaines heures peuvent être difficiles" sur zone.
L'incendie "sera long à combattre", a prévenu le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez dans un entretien à paraître dimanche dans La Tribune.
"Dans ces heures où les flammes éprouvent durement notre pays, la France révèle ce qu'elle est: un peuple uni, qui se serre les coudes", a salué Emmanuel Macron, également sur X, promettant de reconstruire et réparer.
La préfète de Gironde a indiqué que 140 habitations ont été détruites par le feu dans son département. Elle a appelé les 167.000 personnes évacuées à ne pas regagner leur domicile.
Dans les Landes, où 30.000 autres ont dû être déplacées, 3.000 personnes ont été autorisées à rentrer chez elles à Biscarrosse. Dans le Var (sud-est), 2.000 personnes restaient évacuées samedi soir en raison de l'incendie de Pontevès, encore très actif après avoir parcouru 4.000 hectares en cinq jours. "Des pluies sont espérées dans la nuit", précise la préfecture.
- Pompiers et militaires supplémentaires -
Les forces de l'ordre et services de secours restent largement mobilisés, au point que les organisateurs du Tour de France, qui arrive dimanche à Paris, ont annoncé raccourcir la dernière étape de 133 à 89 km.
Ce pour permettre le redéploiement d'une partie des forces initialement mobilisées pour la sécuriser.
"1.400 sapeurs-pompiers, 1.500 militaires et 1.700 forces de sécurité intérieure sont désormais engagés pour lutter contre les incendies, protéger les populations et sécuriser les zones évacuées", a énuméré Sébastien Lecornu sur X.
Pour la première fois, un avion de transport militaire A400M a aussi été utilisé pour lutter contre le feu, grâce à un dispositif développé par son fabricant, Airbus, et pouvant larguer 20.000 litres d'eau ou de produit retardant le feu.
Près de 98.000 hectares sont partis en fumée sur le territoire national, un record historique alors que la forêt française doit faire face à un changement climatique qui va plus vite que la capacité des arbres à se renouveler.
- Pyrocumulonimbus et changement climatique -
Les climatologues du groupe World Weather Attribution ont, en effet, conclu que le changement climatique, causé principalement par la combustion continue du pétrole, du charbon et du gaz, rend la sécheresse actuelle plus sévère.
Or, Météo France explique dans une note consultée samedi par l'AFP que les phénomènes de pyrocumulonimbus et de tornades de feu sont nourris notamment par une végétation déshydratée après une grande période de sécheresse.
A Bordeaux, 5.000 à 6.000 personnes évacuées du bassin d'Arcachon et de communes environnantes, se massent au parc des Expositions transformé en centre d'accueil.
Parmi ces "réfugiés du feu", Frédéric Tavitian, 70 ans, arrivé vendredi soir. "A 15 heures, on nous a dit, il faut évacuer. On a vu des colonnes de fumée, comme un volcan qui allait exploser".
- "Inquiets pour les gens, la nature, les forêts" -
Bison Futé a appelé les automobilistes à laisser "les routes libres" pour les secours, et la SNCF a aussi appelé à reporter les déplacements prévus dans la région de samedi à lundi.
Elle assure qu'annulation et report des billets de train sont possibles sans frais. Rencontrée à la gare de Bordeaux, Sandrine Isel, 54 ans, repart le cœur serré vers le Luxembourg, après un séjour à Arcachon: "l'ambiance était pesante, et on était inquiets pour les gens, la nature, les forêts", confie-t-elle. "Cela va mettre des décennies à se reconstituer".
Selon les données du système européen Effis qui se base sur des images satellite, les surfaces brûlées dépassent d'ores et déjà le record enregistré en 2022, alors que le mois de juillet n'est même pas achevé.
AFP








Courage à vous.
🙏
Où sont les canons à eau utilisés pour disperser les manifs ???? Pourquoi plus de la moitié des canadairs sont cloués au sol parce qu'ils sont "en panne". Ce serait bien quand que ce gouvernement de pieds nickelés se pose enfin les bonnes questions et arrêtent de compter les hectares brûlés en partie en raison de leur incompétence.