Ils ont chanté "on est là"

La visite de Macron aux Pays-Bas de nouveau perturbée par des manifestants

  • PubliĂ© le 12 avril 2023 Ă  17:19
Le président français Emmanuel Macron (c) et le roi des Pays-Bas Willem-Alexander (g) visitent un laboratoire de physique quantique de l'université d'Amsterdam, le 12 avril 2023

La visite d'Etat du président français Emmanuel Macron aux Pays-Bas a de nouveau été perturbée mercredi par des manifestants alors qu'il visitait un laboratoire à Amsterdam, avant de conclure un "pacte pour l'innovation" avec le gouvernement néerlandais.

Deux manifestants, un homme et une femme, ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©s pour "trouble Ă  l'ordre public et menace" alors qu'ils "couraient" vers lui Ă  son arrivĂ©e Ă  l'universitĂ© d'Amsterdam, a dĂ©clarĂ© auprĂšs de l'AFP Lex van Liebergen, porte-parole de la police.

Des images TV montrent l'homme stoppé dans sa course par l'aide de camp d'Emmanuel Macron et brutalement plaqué au sol à proximité du président, qui fait face à une trÚs forte contestation en France en raison de la réforme des retraites.

"Pour l'honneur des travailleurs, mĂȘme si Macron ne veut pas, nous, on est lĂ ", a-t-il eu le temps de scander deux fois, dont l'une alors qu'il Ă©tait emmenĂ© de force, reprenant la chanson des contestataires anti-Macron en France.

L'incident s'est produit juste aprÚs que le président français est sorti d'une limousine avec le roi des Pays-Bas Willem-Alexander et a été accueilli par la maire d'Amsterdam Femke Halsema.

L'un des manifestants arrĂȘtĂ© avait une banderole, a ajoutĂ© Mme Van Liebergen. Une quarantaine de manifestants attendaient aussi M. Macron Ă  sa sortie de l'universitĂ©, brandissant deux banderoles - dont la mĂȘme que la veille Ă  La Haye affirmant "PrĂ©sident de la violence et de l'hypocrisie" - et des pancartes.

L'un d'eux, Français et étudiant en Sciences sociales à Amsterdam, s'est présenté à des journalistes comme un libertaire. Il a expliqué avoir voulu dénoncer les "violences" policiÚres lors des manifestations en France et "gùcher" la visite du président.

- "GĂącher la visite" -

Emmanuel Macron avait déjà été interrompu la veille, au premier jour de sa visite, lors d'un discours sur l'Europe à La Haye. Il avait alors répliqué que si la démocratie était synonyme de droit de manifester, elle était aussi mise "en danger" quand la loi n'est plus respectée.

Sa décision de recourir à la procédure du "49.3", soit une adoption du texte sans vote en engageant la responsabilité de son gouvernement, a ravivé mi-mars la mobilisation en France, avec des manifestations émaillées de violences.

Emmanuel Macron a visité en compagnie du roi le laboratoire de physique quantique de l'université, une technologie prometteuse destinée à démultiplier la puissance de calcul des ordinateurs.

Dans ce domaine, la start-up française Pasqal, fondée par le Prix Nobel de Physique Alain Aspect, a fusionné avec la néerlandaise Qu&Co pour créer un leader européen.

- Physique quantique -

Les deux gouvernements vont signer mercredi un "pacte pour l'innovation", avec à la clé des coopérations dans les semi-conducteurs, la physique quantique et l'énergie, autant de domaines dans lesquelles l'Union européenne entend renforcer son indépendance.

Les groupes français STMicroeletronics et néerlandais ASML, deux poids-lourds européens des semi-conducteurs, ont déjà des projets communs.

En marge de la visite Ă  l'universitĂ©, M. Macron s'est entretenu en tĂȘte-Ă -tĂȘte avec le PDG d'ASML, Peter Wennink. Les deux gouvernements travaillent par ailleurs Ă  la finalisation d'un accord de dĂ©fense Ă  l'horizon 2024.

Le français Naval Group est en lice - avec l'allemand ThyssenKrupp et le suĂ©dois Kockums - pour la livraison de quatre sous-marins aux Pays-Bas, un sujet qui pourrait aussi ĂȘtre abordĂ© par le prĂ©sident Macron et le Premier ministre nĂ©erlandais Mark Rutte.

Les deux hommes donneront une confĂ©rence de presse Ă  17H45 (15h45 GMT), lors de laquelle M. Macron sera vraisemblablement interrogĂ© sur les propos controversĂ©s qu'il a tenus sur TaĂŻwan. Il a notamment affirmĂ© que l'Europe ne devrait pas ĂȘtre "suivistes" des États-Unis ou de la Chine.

Emmanuel Macron et son épouse Brigitte, accompagnés du roi et de la reine Maxima, visiteront ensuite l'exposition Vermeer au Rijksmuseum d'Amsterdam, avant de rentrer à Paris.

AFP

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2 Commentaires
Missouk
Missouk
3 ans

Ses collÚgues européens sont morts de rire!

Ded
Ded
3 ans

Bref , le grand mamamouchi qui se fout de la France et veut apparaßtre comme un grand de ce monde se fait ridiculiser aux Pays bas et montre qu'aux yeux des européens , il n'est qu'un petit monsieur !