Le Liban s'est doté dimanche d'un nouveau gouvernement de 30 ministres dirigé par Saad Hariri et réunissant l'ensemble de l'éventail politique, à l'exception du parti phalangiste (chrétien) qui a refusé le portefeuille qui lui était proposé.
"C'est un gouvernement d'entente", a affirmé M. Hariri. Constitué six semaines aprÚs l'élection du président Michel Aoun, il compte de nouveaux portefeuilles, comme celui de la Lutte contre la corruption, fléau qui gangrÚne la vie politique libanaise, et pour la premiÚre fois un secrétariat d?Etat pour la Femme et un autre pour les droits de l'Homme.
Agé de 46 ans, violemment hostile au régime syrien, M. Hariri revient au pouvoir aprÚs une éclipse de cinq ans. Son gouvernement comptera deux ministres du parti chiite du Hezbollah, qu'il accuse d'avoir planifié l'assassinat de son pÚre Rafic Hariri en 2005.
Le gouvernement aura "Ă la tĂȘte de ses prioritĂ©s de prĂ©server la sĂ©curitĂ© face aux incendies qui ravagent notre rĂ©gion", a-t-il expliquĂ© Ă la presse, soulignant que le gouvernement agirait pour "prĂ©server notre pays des consĂ©quences nĂ©gatives de la crise syrienne".
"Le gouvernement, a-t-il ajoutĂ©, va aussi travailler Ă la prĂ©paration d'une nouvelle loi Ă©lectorale", sujet Ă©pineux qui divise les partis et les communautĂ©s religieuses dans un pays oĂč la politique est basĂ©e sur la paritĂ© entre chrĂ©tiens et musulmans.
Il a également annoncé la création d'un secrétariat d'Etat pour les réfugiés, qui sont plus d'un million venus de Syrie, et a appelé la communauté internationale "à prendre ses responsabilités pour aider notre pays à porter le fardeau".
- © 2016 AFP
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