Le plus ĂągĂ© n'a que 19 ans, mais les trois frĂšres Ball font dĂ©jĂ saliver bien des Ă©quipes NBA qui ont repĂ©rĂ© depuis longtemps ces prodiges que leur pĂšre voit Ă©clipser les plus grands et mĂȘme Michael Jordan.
Lonzo l'aßné s'est fait voler la vedette par LaMelo le cadet. A 15 ans, le petit dernier de la fratrie Ball a marqué mardi soir 92 points en 32 minutes avec l'équipe de son lycée, Chino Hills, dans la banlieue de Los Angeles.
Comme pour les stars de la NBA, ses statistiques affolantes --41 points inscrits dans le 4e quart-temps, 37 sur 61 au tir-- ont été décortiquées par les observateurs et lui ont valu de passer sur ESPN, la chaßne sportive de référence aux Etats-Unis, un honneur rare pour un lycéen.
Mais les Ball sont loin d'ĂȘtre des inconnus.
Avec ses 15,1 points et 7,8 passes décisives par match, Lonzo est devenu dÚs sa premiÚre saison dans le Championnat universitaire (NCAA) la star de l'équipe d'UCLA, l'université de Los Angeles par laquelle sont passés Kareem Abdul Jabbar, Reggie Miller et, plus récemment, Russell Westbrook.
A 19 ans, le meneur des Bruins (1,98 m, 89 kg) devrait ĂȘtre l'un des tout premiers choix de la Draft 2017 en juin prochain, cette bourse oĂč les Ă©quipes NBA recrutent les plus grands talents universitaires du pays.
Comme la Draft permet aux plus mauvaises équipes de la saison écoulée de choisir en premier et donc de recruter les meilleurs joueurs, Ball pourrait trÚs bien rejoindre les Lakers, la célÚbre franchise de Los Angeles qui enchaßne les saisons catastrophiques.
- 'Ils s'amusent' -
Pour la famille Ball, voir Lonzo sous le légendaire maillot jaune des Lakers à partir de la saison 2017-18 ne serait que la premiÚre étape du projet mis en place par leur pÚre, l'omniprésent et ultra-confiant LaVar.
Cet ancien joueur de football américain passé par les New York Jets et Carolina Panthers, également excellent joueur de basket universitaire, a programmé ses fils pour régner sur la NBA.
"Je leur dis constamment que quelqu'un, un jour, sera meilleur que Michael Jordan. Pourquoi pas eux? Ils ont tout ce qu'il faut pour, ils travaillent d'arrache pied pour y arriver et ne prennent jamais de vacances", a expliqué Lavar au site internet spécialisé Maxpreps.
Propriétaire d'un centre de préparation physique, Ball pÚre, assisté de sa femme, ancienne joueuse de basket dans le championnat universitaire féminin, entraßne ses enfants depuis qu'ils ont quatre ans et n'a aucune inquiétude pour leur avenir ou équilibre.
"Ceux qui se +crament+ sont ceux qui ne sont pas passionnés, je leur ai instillé quelque chose qu'on ne pourra jamais leur enlever. Mes gamins ne jouent pas au basket pour gagner beaucoup d'argent, mais simplement pour devenir les meilleurs joueurs possibles, ils s'amusent", a-t-il assuré.
Les parcours de LiAngelo, 18 ans et auteur d'un match à 72 points le mois dernier, et de LaMelo sont déjà tout tracés: comme leur aßné, ils se sont déjà engagés à rejoindre UCLA et, à entendre leur pÚre, les trois "frangins" vont rapidement se retrouver en NBA, comme les frÚres Curry ou Gasol actuellement.
"Avec un nom comme le nĂŽtre (littĂ©ralement, ballon mais aussi basket en argot, NDLR), il ne pouvait pas en ĂȘtre autrement", a-t-il rappelĂ©.
Par Zoé LEROY - © 2017 AFP

