France

Les partenaires sociaux notent un changement chez Macron mais restent sur leurs gardes

  • PubliĂ© le 17 juillet 2018 Ă  15:45
  • ActualisĂ© le 17 juillet 2018 Ă  15:52
Geoffroy Roux de Bezieux (Medef), Laurent Berger (CFDT), Francois Asselin (CPME), Alain Griset (U2P)et François Hommeril (CFE-CGC) quittent le palais de l'Elysée le 17 juillet 2018, aprÚs une rencontre avec Emmanuel Macron

Les partenaires sociaux ont noté mardi un changement de ton de la part d'Emmanuel Macron, qui a manifesté le souhait de plus de "dialogue" à l'avenir, mais restent néanmoins sur leurs gardes, au sortir de trois heures d'entrevue à l'Elysée.

Le prĂ©sident de la RĂ©publique a "convenu que l'annĂ©e derniĂšre avait Ă©tĂ© Ă  son rythme Ă  lui et sans Ă©couter beaucoup", a indiquĂ© Philippe Martinez, numĂ©ro un de la CGT. "Parfois il en convient, mais il ne change pas", a-t-il ensuite commentĂ© devant les journalistes dans la cour de l'ÉlysĂ©e.

La CGT a insistĂ© sur "la rĂ©partition des richesses", "la souffrance au travail" et "les services publics de la santĂ©", a-t-il prĂ©cisĂ©. "On a senti qu'il y avait une volontĂ© de revenir - selon les termes du prĂ©sident de la RĂ©publique - Ă  une RĂ©publique contractuelle, et Ă  une forme de dialogue entre organisations syndicales et patronales et l'État", a expliquĂ© Laurent Berger, numĂ©ro un de la CFDT.

Emmanuel Macron a ainsi annoncé qu'il y aurait à la rentrée des "bilatérales" avec le Premier ministre sur "un certain nombre de sujets" et une "multilatérale" sur l'assurance chÎmage et la santé au travail.

Pascal Pavageau, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de FO, a saluĂ© les "signaux" donnĂ©s par le chef de l'État "dans la volontĂ© renouvelĂ©e de travailler avec les interlocuteurs sociaux". Sur la rĂ©ouverture des nĂ©gociations sur l'assurance chĂŽmage, il s'est toutefois dit "extrĂȘmement prudent, j'attends la feuille de route de septembre".

CĂŽtĂ© patronat, François Asselin (CPME) a vu dans cette rĂ©union "un vrai tournant": le prĂ©sident "a dit +pendant la premiĂšre annĂ©e de mandat, il fallait dĂ©bloquer certaines situations, je suis allĂ© vite, je l'assume, et maintenant je pense Ă  une autre sĂ©quence oĂč je vais avoir besoin de m'appuyer sur les corps intermĂ©diaires+", a-t-il dĂ©crit.

Le tout nouveau patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, s'est contenté d'indiquer à sa sortie de la rencontre qu'il avait souligné "les difficultés de recrutement" des entreprises et "les mutations technologiques".

AFP

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