La CGT, Force ouvriÚre et Solidaires, membres de l'intersyndicale opposée à la loi travail, ont annoncé vendredi des "batailles juridiques" contre le texte, qui a passé quasiment sans encombre l'étape du Conseil constitutionnel jeudi.
La haute juridiction a censurĂ© partiellement cinq mesures secondaires de la loi, mais elle ne s'est pas prononcĂ©e sur ses articles les plus dĂ©criĂ©s (primautĂ© de l'accord d'entreprise, licenciements Ă©conomiques, accords "offensifs" pour l'emploi, rĂ©fĂ©rendum d'entreprises...), prĂ©cisant mĂȘme qu'ils pourraient "faire l'objet de questions prioritaires de constitutionnalitĂ©" (QPC).
"Le combat contre cette loi continue", a annoncé FO dans un communiqué.
"Le texte n?est pas validĂ© dans sa globalitĂ© et ouvre ainsi la porte Ă une grande insĂ©curitĂ© juridique par le nombre de QPC qui vont pouvoir ĂȘtre dĂ©posĂ©es, sans parler des recours juridiques divers", a ajoutĂ© le syndicat.
"En ne se prononçant que sur les questions qui lui avaient été soumises par les parlementaires", le Conseil constitutionnel laisse "la porte ouverte aux questions prioritaires de constitutionnalité", a abondé l'union syndicale Solidaires.
"Les batailles juridiques, celles qui vont concerner l'application concrÚte, les décrets, auront lieu. Elles seront fortes en faisant le lien avec la mobilisation globale que les organisations syndicales mettront en ?uvre cet automne", a-t-elle estimé.
"Le Conseil constitutionnel lui-mĂȘme considĂšre que des articles de la loi pourraient +faire l?objet de questions prioritaires de constitutionnalitĂ©+", a renchĂ©ri la CGT. "La loi Travail, dit-elle, n'est pas conforme au droit international Ă©tabli par l'Organisation internationale du travail (OIT) et l'Organisation des Nations unies (ONU)".
Le premier syndicat français invite "tous les salariés à se rassembler et à s'organiser pour continuer la mobilisation à la rentrée". La prochaine journée de mobilisation contre la loi Travail est prévue le 15 septembre.
De son cÎté, la CFDT, principal soutien syndical de la loi Travail, s'est réjouie d'une décision des Sages qui "a censuré quelques dispositions à la marge" sans "remettre en cause l'essentiel" du texte.
Par Loïc VENNIN - © 2016 AFP
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